mercredi 7 mai 2008

MALMAISON


Château national de Malmaison. (Rueil-Malmaison)
(département : Hauts-de-Seine)

J'ai pris ces notes lors de la 3e visite de ce château, le dimanche 28 octobre 2007.

Ce château est essentiellement consacré à Joséphine et à la période du Consulat.
A la mort de Joséphine, le prince Eugène hérite les 726 ha du domaine. En 1896, le banquier Osiris s’en porte acquéreur ; le parc est réduit à 6 ha. Après l’avoir restauré, il en fait don à l’Etat en 1904.
Reconstitution partielle du domaine. Le prince Victor-Napoléon a légué à Malmaison la propriété où se trouve le mausolée du Prince impérial. M. et Mme Edward Tuck, propriétaires du château de Bois-Préau, ont également offert leur résidence, avec les 17 ha de l’ancien parc de Joséphine. (soit 23 ha en tout).

Maquette du Château de Malmaison

Entrée en forme de Tente
Le Vestibule :
Deux trépieds en marbre – Chaises de la bibliothèque de Murat à l’Elysée, par Jacob (1802)

Deux bustes du côté de l’entrée :
Lorenzo Bartolini, d'après Pierre Cartellier : Buste de Louis Bonaparte, roi de Hollande.
Joseph Bonaparte, par Triscornia.

Deux bustes côté jardin :
Lorenzo Bartolini : Laetitia Bonaparte. Marbre.
Lorenzo Bartolini : Charles-Marie Bonaparte.

Les pièces à droite du vestibule :
La Salle de billard :

Deux consoles et 15 tabourets en X, par Jacob-Desmalter (1808).
Ce tabouret, dont la forme rappelle le siège curule romain, fait partie d'un ensemble de mobilier livré en 1808 par Jacob-Desmalter pour la grande galerie : deux grands fauteuils d'apparat avec leurs tabourets de pieds pour l'Empereur et l'Impératrice, trente chaises destinées aux princes et princesses et trente six tabourets pour les autre invités. Chaises et tabourets, en bois sculpté et doré et recouverts de maroquin rouge, étaient disposés lors des réceptions organisées dans cette galerie de 34 mètres de long qui prolongeait le salon de musique du château (détruite en 1830).
Deux petits vases en granit, du salon des pages de Joséphine à Saint-Cloud.
Console semi-circulaire (ou demi-lune) - Jacob-Desmalter (1808)
Deux statuettes égyptiennes, commandées par Murat pour le palais de l’Elysée.
Table de jeu bouillotte, du prince Eugène.

Antichambre du salon (petite pièce) :
Table de tric-trac, Louis XVI (Malmaison)
Pianoforte carré Erard (1809), de la reine Hortense.
Console, par Molitor (1803), provenant de l’Hôtel de Brienne, résidence de Mme Mère.
Pendule et baromètre (1806)

6 portraits de Cheikhs du Divan du Caire, par Michele Rigo :
Michele Rigo (1772-1814) : Portrait du cheikh Suleiman El-Fayoumi.
Cheikh Abd Allâh al-Sharqâwi (1805).
Portrait du cheikh Khalil-El-Bakri.
Portrait du cheikh Mohammed El-Mahdi.
Portrait du cheikh Aboul-Anouar Al-Sadate, vice- président du Diwan du Caire

Michele Rigo : Portrait du cheikh Maalem Guerguis, dit El-Gohari.


Le salon doré ou Salon de compagnie
Deux toiles célèbres :
François Gérard (1770-1837) : Ossian évoque les fantômes au son de la harpe sur les bords du fleuve Lora (1802)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (1767-1824) : L’Apothéose des Héros français morts pour la patrie pendant la guerre de la Liberté (Salon de 1802)

Jean-Louis-Victor Viger du Vigneau, dit Hector Viger (1819-1879) : L’Impératrice Joséphine reçoit à Malmaison la visite de l’Empereur Alexandre à qui elle recommande ses enfants (1864).
Ce tableau représente l’impératrice Joséphine assise dans son salon, entourée de ses enfants Eugène et Hortense debout derrière elle.

Mobilier provenant de Saint-Cloud : 2 canapés, 8 fauteuils, 4 chaises. Les sièges Empire se reconnaissent à 3 éléments : le dos enroulé, les sphinx, les pieds en pattes de lion.
-Métier à broder de Marie-Louise (1810) .
-Pendule ‘’Génie des Arts’’, base en malachite (Demidof).
-2 feux à Aigles, par Gouthière – 2 candélabres.
-Lustre du boudoir de Joséphine à Saint-Cloud.
Etienne-Jean Delécluze (1781-1863) : Médaillon du Salon Doré de Malmaison : ‘’Homère secouru par les bergers’’. (Histoire de Daphnis et Chloé)
4 médaillons (sur les 6 d’origine) de "l’histoire de Daphnis et Chloé" (1811) Console semi-circulaire provenant de Saint-Cloud.
Mobilier d’origine de Malmaison : 6 fauteuils en acajou.

Le Salon de musique
Le décor de cette pièce exécuté en dix jours par les frères Jacob et le peintre Moench d'après des dessins de Percier et Fontaine est resté presque intact.
Le Salon de musique conserve quelques toiles de la collection démantelée de Joséphine, ainsi que la harpe de l'Impératrice et le piano de la reine Hortense.

 
Auguste Garneray : Intérieur du salon de musique de Joséphine à Malmaison. En 1812 (Sur un chevalet).
L’accrochage actuel des tableaux a été modifié afin de se rapprocher de l’aquarelle de Garneray.

Pendule aux 3 Grâces
Harpe de l’impératrice JoséphinePianoforte de la reine Hortense.
Fauteuil en acajou recouvert de drap de couleur souci orné d'un galon noir Jacob-Frères.
La harpe est un objet unique qui a appartenu à l'impératrice Joséphine, et figure dans son inventaire après décès de 1814.

Les tableaux - Sur le mur de gauche en entrant :
Nicolas Antoine Taunay (1755-1830) : "S.M. l'Impératrice en voyage reçoit un courrier qui lui apprend la nouvelle d'une victoire". (Salon de 1808)

Jean-Antoine Laurent (1763-1832) : Héloïse embrassant la vie monastique (Salon de 1812)

Henriette Lorimier (1775-1854) : Jeanne de Navarre conduisant son fils Arthur au tombeau de son père Jean V, duc de Bretagne (Salon de 1806)

Jan Frans Van Dael (1764-1840) : Le Tombeau de Julie. (Salon de 1804)

Marguerite Gérard (1761-1837) : La Clémence de Napoléon Ier : Napoléon et la Princesse de Hatzfeld.

Sur le mur de droite en entrant :
Fleury-François Richard (1777-1852) : Valentine de Milan pleurant la mort de son époux (vers 1802 – acquis en 2003)

Fleury-François RICHARD (1777-1852) : Jacques de Molay, grand Maître des Templiers (1806)
Acquis par l'Impératrice Joséphine au Salon de 1806 ce tableau a figuré dans les collections de Malmaison, avec d'autres œuvres du même artiste.
Située en 1314, la scène évoque le moment où Jacques de Molay va être conduit au bûcher et reçoit les dernières exhortations du confesseur du roi Philippe le Bel pour avouer des crimes qu'il n'a pas commis.
Fleury-François RICHARD (1777-1852) : Charles VII écrivant ses adieux à Agnès Sorel.
(Salon de 1802 - acquis en 2001)

Pierre Nolasque Bergeret (1782-1863) : Honneurs rendus à Raphaël après sa mort. (Salon 1806)
Claude Thienon (1772-1846) : Vue de la Villa d'Este à Tivoli (1802 ?)

Lancelot-Théodore Turpin de Crissé (1782-1859) : Vue du Ponte Vecchio à Florence (1812)
Avant d'acheter cette œuvre au Salon de 1812, Joséphine avait déjà acquis une vue prise à Civita Castellana au Salon de 1808, et l'artiste était devenu familier des Beauharnais et des Murat, qui lui achetèrent des tableaux.
Anicet Charles Gabriel Lemonnier (1743-1824) : Lecture de la tragédie de "L’Orphelin de la Chine" de Voltaire dans le salon de madame Geoffrin (1755) (Salon de 1814)

François André Vincent (1746-1816) : La Mélancolie. (Salon de 1801)


A gauche du vestibule d’entrée :
La Salle à manger
Dès 1703 une salle à manger est mentionnée à cet emplacement ce qui est tout à fait exceptionnel pour l'époque car, même sous l'Empire, on ne la rencontre que dans les grandes maisons et dans les palais impériaux.
La table par Jacob-Desmalter et les douze chaises (Jacob-Frères, 1800) proviennent des Tuileries.
3 petites consoles (prov. de Fontainebleau)

Cuisine au sous-sol.

La Salle du Conseil
Les nombreux séjours de Bonaparte à Malmaison ont très vite nécessité la création d'une salle pour réunir le conseil des ministres. Pour la réaliser rapidement on lui a donné la forme d'une tente militaire en coutil rayé bleu et blanc soutenue par des piques, des faisceaux et des enseignes. Les portes sont ornées de peintures représentant les trophées d'armes des peuples guerriers de l'Antiquité, d'après des dessins de Percier.


François Gérard (1777-1837) : Marie-Laetitia Bonaparte, née Ramolino, "Madame Mère" (mère de Napoléon Ier) (Vers 1804)

François Gérard (1770-1837) : Joséphine Bonaparte (Vers 1801)

Tabourets en X par Jacob-Frères (1800)
Pendule ‘’Minerve casquée’’ (cadran bouclier)
4 fauteuils et 6 chaises proviennent de Saint-Cloud - Tapis de la chambre de Joseph à Saint-Cloud.
Console
Commode
et
secrétaire assorti(1806) par Simon-Nicolas Mansion (1773-1854)
Cette commode fut présentée, avec un secrétaire assorti, à l'Exposition des produits de l'Industrie de 1806. Offert par la ville de Paris à Napoléon à l'occasion de sa fête le 15 août, ce meuble a figuré dans les appartements de l'impératrice Joséphine aux Tuileries.

La Bibliothèque :
Le 9 juillet 1800, Bonaparte ordonna l'aménagement d'une bibliothèque dans trois petites pièces situées dans le pavillon d'angle au midi. Fontaine fit abattre les cloisons et confia la réalisation des boiseries d'acajou aux frères Jacob.
Composée d'environ 4 500 livres qui ont tous été dispersé lors de la vente de 1829, la bibliothèque a aujourd'hui retrouvé près de 500 ouvrages qui portent le B-P de Bona-Parte auxquels se sont ajoutés 700 livres précieux aux armes de Napoléon et de Marie-Louise provenant des bibliothèques impériales. 

Bureau de l'Empereur aux Tuileries, par Jacob-Frères (Avant 1803)
Ce bureau mécanique inventé pour le premier Consul par les frères Jacob, a servi à l'Empereur dans son cabinet du palais des Tuileries pendant tout son règne. Napoléon qui aimait retrouver un ameublement similaire dans ses différentes résidences impériales s'était fait livrer des bureaux identiques à Compiègne, Fontainebleau et Saint-Cloud.
6 fauteuils et 6 chaises du salon de Murat aux Tuileries – Coffre à livres.

Fauteuil tournant du Grand Cabinet de l'Empereur aux Tuileries (1814) par François-Honoré-Georges Jacob Desmalter (1770-1841)
Destiné à l'usage personnel de l'Empereur dans son Grand Cabinet au palais des Tuileries, ce nouveau fauteuil a été livré le 18 février 1814 alors que Napoléon est en pleine campagne de France. Il ne l'utilisera que pendant la période des Cent-Jours, au retour de l'île d'Elbe. Temple égyptien à double face, provenant de la bibliothèque de Malmaison. Bronze doré et patiné.

 
Au premier étage
Salon de l’Empereur :

Bureau cartonnier – Pendule au ‘’Char de Télémaque’’ – 2 commodes – 4 fauteuils.
Guéridon octogonal

François-Joseph Kinson : Portrait du général Leclerc, premier époux de Pauline.

Henri-François Riesener (1767-1828) : L'impératrice Joséphine (1806)

Andrea Appiani, l'Aîné (1754-1817) : L'Impératrice Joséphine en costume de reine d'Italie.
Acquisition : 2002 - Le budget mécénat du musée a permis l'achat d'un exceptionnel portrait de L'Impératrice Joséphine en costume de reine d'Italie par Andrea Appiani.

J.-Baptiste Regnault (1754-1829) : Portrait de la reine Hortense. Elle porte une parure d'émeraudes.
Butz d’après Stieler : Portrait du prince Eugène de Beauharnais.
Napoléon 1er en costume de sacre - Atelier de François Gérard (1777-1837) (1805)
Napoléon porte le grand habillement de sacre dont il ne subsiste plus aujourd'hui que la tunique, la ceinture en soie à franges d'or et l'épée qui était celle du Premier Consul (à Fontainebleau). Le trône est celui des Tuileries, conservé au Louvre.
François Gérard : Portrait de la reine Hortense (petit format, torse de profil)

Chambre à coucher de l’Empereur : C'est à cet emplacement au premier étage que se trouvait la chambre de Napoléon. L'état actuel remonte à l'ouverture de l'appartement au public en 1969.
-Le lit (Jacob-Desmalter, 1806) était celui d'Eugène de Beauharnais aux Tuileries (1806), et le reste du mobilier (canapé et 5 fauteuils, par Jacob-Frères) provient du cabinet du Premier Consul aux Tuileries, et de sa chambre à Saint-Cloud. Les sièges sont recouverts d'un casimir jaune à galon noir conforme aux descriptions de l'inventaire de 1814.
-‘’La Victoire’’ sur le guéridon est celle que tenait la statue de l'empereur au sommet de la colonne Vendôme (Chaudet - 1800).
-Guéridon de Murat à l’Elysée – Pendule ‘’L’Oubli du Temps’’.

Louis Albert Guislain Bacler d’Albe : Le général Bonaparte. Peint à Milan. (1796-97 - Malmaison)

Salle des armes :

Pierre-Joseph-Célestin François (1759-1851) : Allégorie du Concordat de 1801. (1802)
Anonyme : Allégorie du Concordat (1802). Bonaparte en costume de Premier Consul.
Matthieu Ignace Van Brée (1773-1839) : Allégorie de la France menacée par l'Angleterre.

Antoine-François Callet (1741-1823) : Allégorie du 18 Brumaire an VIII ou La France sauvée (1800).

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (attr. à) : Portrait de Napoléon Bonaparte, 1er Consul.

Bonaparte général et consul (5 sabres, 2 épées, 1 glaive) :
-Epée civile du Lieutenant Bonaparte à Brienne.
-Sabre porté par Bonaparte à la bataille d’Arcole
-Sabre à la Mameluck porté pendant la campagne d'Egypte
.
-Sabre du général Bonaparte fin du XVIIIe siècle. Bonaparte l'avait au côté lors du Coup d'Etat du 18 Brumaire, tant à Paris qu'à Saint-Cloud, les 9 et 10 novembre 1799. Resté propriété de la famille impériale, il avait appartenu au cours du XIXe siècle au cardinal Bonaparte, petit-fils de Lucien, le frère de Napoléon.
-Sabre de Bonaparte pendant la campagne d'Egypte, marqué Aboukir-Pyramides.
-Sabre porté par Bonaparte durant la campagne d'Italie donné à l'aide de camp Le Marois, inscription sur la lame « La Nation et la Loi armées pour la patrie ».

Deuxième vitrine :
-Epée de membre de l'Institut d'Egypte ayant appartenu au Général Bonaparte (1798)
-Glaive du Premier Consul et détail du fourreau, par Nicolas Noël Boutet (1761-1833)
(1800 - Malmaison). Or, argent doré, acier, ivoire, nacre, émail.
-Sabre et fourreau du Premier Consul, et son écrin, par Lepage (1804).

Salon Marengo :
Antoine Jean Baron Gros : Portrait équestre de Bonaparte, 1er Consul à Marengo. Bonaparte distribuant des sabres d'honneur aux grenadiers de la garde consulaire après la bataille de Marengo. (an XI - 1803)
Joseph Franque (1774-1833) : Joachim Murat, roi de Naples. (petit)

Jacques-Louis David (1748-1825) : Bonaparte franchissant les Alpes au Grand-Saint-Bernard - Signé et daté (sur le poitrail) " L. David - l'an IX ". Toile originale (5 versions connues).Legs princesse de la Moskowa, née Eugénie Bonaparte.
Joseph-Marie Vien : Portrait du Premier Consul.

Table d'Austerlitz, dite des Maréchaux par Percier, Isabey, Gérard, Thomire et Boullemier. Manufacture de Sèvres (1808-11). Chef-d'œuvre de la manufacture de Sèvres commandé en 1806 par Napoléon, la Table des Maréchaux fut exécutée de 1808 à 1810 et payée 35 000 F.


Salle Joséphine : Les services de table
Pièces des services de l’Impératrice Joséphine et du prince Eugène. Manufacture de porcelaine Dihl et Guérhard.
Somptueux service à fond or : 36 assiettes à dessert – 3 glacières – 2 tasses et soucoupes – 1 jatte à crème – 2 porte-dragées – 2 tasses à glace et soucoupes – 1 tasse à café et soucoupe.


-Eléments du service ordinaire de Joséphine.
-1 assiette dessert du ‘’Service particulier de l’Empereur’’ : Château de Malmaison.


Cabaret égyptien, offert à Joséphine le jour de l’an en 1809.
-Cabaret à café ‘’Pestum’’.
-Don Love : Aiguière et bassin, pot à lait au chiffre d‘Eugène, deux grands candélabres.
-Feux : deux personnages (un homme et une femme) assis sur un divan. Bronze.
-Nombreuses miniatures.
-Tapisserie des Gobelins représentant Joséphine (d’après le portrait de Gérard)
-Bustes de Joséphine et d’Eugène, par Chinard (dans une vitrine).

Joseph Chinard : Buste de Eugène de Beauharnais

Salle 4Salle de la frise :
-Table de toilette de Joséphine Bonaparte
Jacob Frères (actif de 1796 à 1803) ou Martin-Eloy Lignereux (vers 1800).
-Guéridon du salon de l’Hôtel de la rue de la Victoire, par Jacob frères (1798).
-Fauteuil gondole, d'une série de quatre, avec accoudoir en forme de cygne ; provenant du boudoir de l'impératrice au palais de Saint-Cloud, par Jacob-Desmalter (vers 1804)
-Commode de l’appartement de Joseph aux Tuileries.

Pendule ‘’Jason et la Toison d’Or’’.
4 bustes dans cette salle.
Charles-Louis Corbet (1758-1808) : Buste du général Bonaparte (1799).

Portraits de Joséphine Impératrice. Dans un couloir :Pierre-Paul Prud'hon (1758-1823) : Portrait (inachevé) de l'impératrice Joséphine.
Jean-Baptiste Vermay (avant 1790-1833) : Marie Stuart, reine d'Ecosse, recevant sa sentence de mort que vient de ratifier le Parlement (vers 1808)


Robert Lefèvre (1755-1830) : L’Impératrice Joséphine. (vers 1805)  

François Pascal Simon Gérard (baron) : Joséphine de Beauharnais, Impératrice des Français, en costume impérial. (détail du grand portrait officiel) 
 
Firmin Massot (1766-1849) : Portrait de l’impératrice Joséphine en parure de corail. (vers 1812)
Alexandre-Louis-Robert Millin du Perreux (1764-1843) : Le Retour de François 1er en France. Salon de 1808.

Chambre à coucher d’apparat de l’Impératrice (après son divorce) :
Mobilier marqué du ‘’J’’ ou du cygne (lit)
-Lavabo de la chambre à coucher du futur Charles X aux Tuileries.
-Pendule ‘’Char de Vénus’’ provenant de l’Hôtel de Brienne.
-Nécessaire de toilette de l’Impératrice Joséphine, par Félix Rémond. (1806) 


Chambre à coucher ordinaire de Joséphine :
-Miroir de toilette portatif de Joséphine.
-Pendule de ‘’Diane’’ (assise), provenant de Saint-Cloud.

Coffre à bijoux-écritoire de l'Impératrice Joséphine (c. 1802-04)
– Table à ouvrage de Joséphine - Psyché.

Nicolas-Antoine Taunay (175(-1830) : L'impératrice Joséphine et sa suite visitant la statue de saint Charles Borrommée à Arona sur les îles du Lac Majeur (vers 1806).

Boudoir :

-Guéridon du boudoir de l’Impératrice attribué à Jacob Frères (c. 1800-02)
Ce guéridon d’acajou incrusté de motifs en étain et en ébène était placé dans le boudoir de Joséphine à Malmaison. Le grand diamètre de son plateau permettait à l’Impératrice d’y prendre éventuellement son déjeuner quand elle ne souhaitait pas descendre dans la salle à manger.

-Petit guéridon et console pouvant se transformer en jardinière.
-Pendule ‘’l’Ecouteuse’’.

Martin-Guillaume Biennais (1764-1843) : Serre-papiers de Joséphine (vers 1805-10)
Ce serre-papiers se trouvait en 1814 dans le boudoir de Joséphine à côté d'un autre plus richement orné de bronze doré, conservé aujourd'hui dans les collections de la Fondation Napoléon.
Dans le couloir :
Jean-Louis-Victor Viger du Vigneau dit Hector Viger 1819-79) : La Rose de Malmaison. Bonaparte, Joséphine et ses dames d’honneur. (Salon de 1866)
Jean-Louis-Victor Viger du Vigneau, dit Hector Viger (1819-79) : L'impératrice Joséphine en grand costume de Cour.
Tableau généalogique montrant la descendance actuelle d’Eugène de Beauharnais, qui fait de Joséphine ‘’la grand-mère de l’Europe’’ : Danemark, Norvège, Suède, Luxembourg, Belgique.

François Pascal Simon Gérard (baron) (1770-1837) : Portrait d'Alexandre 1er, Tsar de Russie. (1814)
Joseph Chinard (1756-1813) : Buste de l’impératrice Joséphine. Après 1805 - Terre cuite

Joseph Chinard (1756-1813) : Buste de l'Impératrice Joséphine (marbre).

Au deuxième étage

Salle des Atours – sert aussi de salle d’exposition temporaire.

La mode est la raison de vivre de Joséphine, elle l'a créée avec la complicité de son couturier Louis-Hippolyte Leroy et y dépense des sommes fabuleuses. Outrepassant même les souhaits de l'Empereur qui voulait développer le commerce de luxe, elle n'hésitait pas à commander en une seule année 985 paires de gants, 556 châles, 520 paires de souliers, ou 136 robes.
Six de ses grands habits de cour sont revenus à Malmaison, certains en tulle, brodés d'or ou de platine, d'autres en soie ou en velours.
Habit du Premier Consul (1800)



Le souvenir de Georges de Grèce (mari de la psychanalyste Marie Bonaparte, descendante de Lucien Bonaparte) est conservé au musée de La Malmaison. En effet, le prince Georges a légué sa collection de 3 000 tabatières de style Empire à sa mort, en 1957.


Un meuble exceptionnel :


Barbière du prince Eugène de Beauharnais (1819) - Acquise en 2004.
Meuble de toilette ayant appartenu au prince Eugène de Beauharnais, fils de l'impératrice Joséphine, et attribué à Martin-Guillaume Biennais. Déclaré Trésor national : « Cette barbière, qui a servi vraisemblablement dans les différentes résidences du prince à Paris et Milan, puis dans son exil à Munich après 1814, représente un type de meuble réservé à la toilette masculine extrêmement rare [...] ; par sa remarquable qualité artistique et son grand intérêt historique, ce meuble, marqué du chiffre du prince et livré sans doute après 1805, dont aucun équivalent n'est conservé dans les collections nationales, mérite d'être maintenu sur le territoire national en tant que souvenir d'un personnage historique, et rare témoin d'une forme originale ainsi que de la perfection du mobilier de style Empire. » Cette barbière se trouvait à Saint-Pétersbourg avec les biens d’Eugène. Confisquée à la Révolution d’octobre, et vente probable des Soviets à Berlin entre 1928 et 1933.



Septembre 2011 - Acquisition récente.
François-Joseph Bosio (1768-1845) : L’Amour lançant ses traits (c. 1810-15). Plâtre teinté - H. 209 cm
Le château de Malmaison a préempté, pour 48 000 euros (sans les frais), ce plâtre peint à l’imitation de bronze.
Il s’agit d’un tirage, sans doute d’atelier (il n’y a pas eu d’édition), de l’œuvre de François-Joseph Bosio qui appartenait à Joséphine (marbre original à l'Ermitage).


Pavillon des Voitures : quelques voitures impériales.
Voiture de Napoléon pendant la campagne de Russie : "landau en berline", fourni par Getting en 1812.
En 1975, le descendant du Maréchal Blücher a offert à la France le landau-berline pris par le major Von Keller le soir de Waterloo, et donné par lui à son supérieur Blücher.  
-Char funèbre utilisé à Sainte-Hélène pour l’enterrement de l’Empereur.


Documentation complémentaire sur les arts décoratifs sous le Premier Empire

5 commentaires:

Richard LEJEUNE a dit…

Bonjour

Excellente initiative que la vôtre sur ce blog que je découvre à l'instant.

Avez-vous la même démarche pour les collections égyptiennes qu'il vous arriverait de croiser dans votre "Tour de France" ?

Cela, vous le pensez bien, m'intéresserait au plus haut point ...

A bientôt vous lire ?

Richard

GGUGUGUGHUGHU a dit…
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
Jean-Louis Gautreau a dit…

Comme je l'ai dit, mon intérêt va essentiellement vers l'art occidental : peinture et sculpture.
Mes notes font la part belle à la peinture.

Je ne signale qu'accessoirement les autres collections des musées. Désolé pour ce parti pris...

Anonyme a dit…

Bonjour,
J'ai visité La Malmaison ce dimanche et j'aimerais savoir ce que représente
la petite peinture que j'y ai vue :
un canard avec une patte levée ?
Merci d'avance

Jean-Louis Gautreau a dit…

Je ne peux vous répondre car je n'ai pas de photo de ce tableau.
Cordialement