lundi 16 mars 2020

10g - Allégorie de l'Amour de Th. Willeboirts


Une « Allégorie de l’Amour », par Thomas Willeboirts, dit Bosschaert (1614-54), au musée des Beaux-Arts d’Orléans

Par Jean-Louis Gautreau


Thomas Willeboirts, dit Bosschaert (1613/14-54) : Allégorie de l’Amour (entre 1635-54). 154 x 201 cm

Le musée des Beaux-Arts d’Orléans possède une grande toile spectaculaire d’un artiste assez peu connu.

Le peintre
Thomas Willeboirts, dit Bosschaert rejoint l'atelier de Daniel Seghers à Anvers en 1628. Après huit années d'apprentissage, il devient citoyen de la ville et est admis à la guilde des peintres en 1636 ou 1637. Il ouvre alors son propre atelier, et il est amené à coopérer avec plusieurs autres artistes, en particulier Daniel Seghers, Paul de Vos, Jan Fyt, Jan van den Hoecke, Frans Snyders et Adriaen van Utrecht. Il collabore également avec Peter-Paul Rubens pour la réalisation d'une série de peintures mythologiques commandée par Philippe IV d’Espagne pour la « Torre de la Parada » (un pavillon de chasse dans les environs de Madrid). La « Tour » était surtout connue pour abriter une grande collection de peintures mythologiques d'après Ovide, commandées à Rubens en 1636. Le cycle comptait 63 toiles de grands formats, et fut réalisé à Anvers d'après des ébauches de Rubens qui se réserva la réalisation de 14 toiles ; les autres ont été exécutées par ses collaborateurs habituels.

Entre 1641 et 1647, il travaille pour Frédéric-Henri d’Orange-Nassau (1625-47 - capitaine et amiral général des Provinces-Unies), puis pour sa veuve, Amélie de Solms-Braunfels, qui lui commande des travaux pour la décoration de l'Oranjezaal, pièce principale de la Huis ten Bosch (Palais royal à La Haye). Il travaille aussi pour d’autres grands collectionneurs.
Il est considéré comme l’un des meilleurs suiveurs de Van Dick, mais dans le tableau d’Orléans, l’influence de Rubens prédomine.

Histoire du tableau
Le tableau du musée d’Orléans a été acquis par Aignan-Thomas Desfriches (1715-1800), en 1753 ou 1755, lors d’un voyage en Hollande. Il était alors attribué à Jan van den Hoerck (sic – le véritable nom du peintre est Jan van den Hoecke). Un thème fréquemment traité à cette époque est celui de « L’Amour vainqueur de tout » qui illustre la devise latine « Omnia vincit Amor ». De nombreux peintres ont peint des « Amour vainqueur ». Il est difficile de ne pas penser à la version de Caravage, datée de 1601-02, qui se trouve au Nationalmuseum de Berlin. Orazio Gentileschi (à Dublin) et Orazio Riminaldi (à Prague) ont aussi abordé ce sujet.
Pendant longtemps, la toile d’Orléans a porté un titre erroné : « Le Génie de la Gloire et des Arts ». Le titre actuel : « Allégorie de l’Amour » est plus approprié.

C’est probablement la veuve ou la fille de Desfriches qui a vendu cette toile à M. Auguste Miron (1769-1847), collectionneur orléanais avisé, ancien membre du Conseil Général, des manufactures et du commerce. En 1823, le tableau est passé en vente à Paris et a été acheté pour 265 Francs par M. Hême, Directeur du musée d’Orléans. Le tableau est alors présenté comme une œuvre de Pierre-Paul Rubens.

Un aspect de l’histoire de ce tableau est particulièrement intéressant. Les historiens d’art ont manifestement rencontré de grandes difficultés pour préciser l’auteur de la toile.
Dans le livre d’inventaire de 1876, le tableau d’Orléans est enregistré comme étant de Rubens.
Dans l’inventaire de 1877, il est seulement « attribué à Rubens », sous un titre erroné : « Le Génie de la Gloire et des Arts ».
En 1878, le tableau est attribué à van den Hoerck (sic). Puis, de nouveau, à Rubens et David Teniers.
En 1991, il est donné à Willeboirts « Bosschaert ».
En 1995, il est réattribué à van den Hoecke (l’orthographe du patronyme est rectifiée).
Depuis, l’attribution à Thomas Willeboirts a été reprise… et c’est sous ce nom qu’il est présenté actuellement dans les salles du musée.
Nous ne connaissons pas la date de cette œuvre, mais nous pouvons la situer entre 1635 et 1654. Elle a été nettoyée et restaurée en 1995.
Elle n’est ressortie des réserves du musée que depuis la rénovation des salles du deuxième étage, en 2016.

Nombre d’artistes, célèbres de leur temps, ont été oublié, en raison de l’évolution des modes. Ils n’ont été remis à leur place qu’à partir de la fin du XIXe siècle.
Alessandro Botticelli a été redécouvert par les peintres préraphaélites dans la seconde moitié du 19e s., Le Greco a été redécouvert vers 1890, Johannes Vermeer, en 1898, Georges de la Tour, en 1915, et l’œuvre de Lubin Baugin n’a été reconstituée qu’à partir de 1963. Les toiles d’Artemisia Gentileschi étaient passées de mode aux XVIIIe et XIXe siècles. Depuis le début du XXe siècle, on assiste à la redécouverte de l’œuvre d’une artiste qui a été célébrissime en son temps.
Quand le fil a été rompu, il est difficile, deux ou trois siècles plus tard, de reconstituer l’œuvre d’artistes qui ont pourtant été très célèbres. De plus, avant le XIXe siècle, peu de peintres signaient leurs œuvres.
Les historiens d’art se trouvent alors confrontés à des peintres suiveurs ou imitateurs d’un artiste de renom, dont les œuvres sont parfois difficiles à distinguer de celles du maître. Les difficultés augmentent quand on soupçonne l’intervention d’un collaborateur spécialisé qui aurait été chargé de certaines parties de la toile (paysage, animaux, fleurs, etc.), comme cela était fréquent dans les pays du nord au XVIIe siècle.

Description
La scène se passe au sommet d’une proéminence dominant un paysage d’où émerge le clocher d’une église.
Amour-Cupidon, sous l’aspect d’un  bel adolescent, est assis à l’ombre d’un arbre, appuyé contre le tronc fortement incliné. Il a un air méditatif, la position de son bras et de sa main droite évoque traditionnellement la mélancolie. Intégralement nu, son sexe est dissimulé par sa jambe droite repliée. Un tissu rouge, maintenu par un cordon, lui couvre partiellement le dos et les reins. Ce tissu est purement décoratif. Le cordon maintient aussi le carquois rempli de flèches. Cupidon semble planter sa flèche dans l’armure qui protégeait le corps d’un homme ; à moins qu’il ne la destine au spectateur qu’il regarde.
Une armure de belle qualité a été jetée sur un tambour d’ordonnance (tambour militaire servant à communiquer les ordres sur le champ de bataille), elle est doublée de velours rouge. Cette armure est étrange, les cuissots (parties couvrant les cuisses) sont écartés, et la doublure rouge les font ressembler à la gueule ouverte d’un monstre menaçant et inquiétant… Le gantelet et le heaume de cette armure sont sur le sol, en bas à droite.
La partie supérieure d’une autre armure (plastron, épaulière, brassard, braconnière), damasquinée d’or et bordée de velours rouge, est appuyée contre le tambour. Un tissu rouge est noué autour du brassard gauche. L’alternance entre les bandes d’acier poli, et les bandes damasquinées d’or rend cette armure plus précieuse.
Cet or peut aussi évoquer le luxe, donc la richesse, le tableau pouvant alors être perçu comme une « Vanité ».
Dans la partie gauche, divers objets sont accumulés, des instruments de musique, une partition, les outils d’un peintre, etc.

Au dos de la toile, figurent deux cachets de cire portant des armoiries, surmontées d’une couronne comtale, non identifiées.

Dans cette toile on perçoit l’influence de Rubens. Il est aussi possible que certaines parties du tableau soient dues à la main d’autres artistes, collaborateurs de Willeboirts.

La symbolique
Ce thème traditionnel illustre l’emprise de l’amour sur les activités humaines, même les plus nobles : la guerre, et les arts.
Les armures et le tambour d’ordonnance évoquent la gloire militaire.
La Musique est illustrée par le tambour de basque (tambourin), le luth et un livret de partitions, posé sur le tambourin. On peut aussi deviner une harpe.
La palette, des pinceaux et le petit portrait d’une jeune femme, symbolisent la Peinture.
La Sculpture est évoquée par une statuette.
Le livre fermé fait penser à la poésie ou à la littérature.
A l’arrière-plan, le globe rappelle l’omniprésence de l’empire de l’amour sur Terre.
L’accumulation d’objets rappelle les vanités très en vogue au XVIIe siècle, dans les pays du nord.

Composition - lumière - couleurs
A droite, on découvre le corps puissant du personnage. Rassemblés à gauche, des objets, évoquant les arts, équilibrent la composition. Au centre, sont regroupés les objets guerriers : les armures aux reflets métalliques, et le tambour.
Pour animer la composition, l’artiste a utilisé une solution courante : les lignes obliques. Le torse de Cupidon est incliné vers la gauche, cette orientation est soulignée par le tronc de l’arbre, par le cuissot de l’armure et par le luth. La composition est stabilisée par la grande horizontale marquée par l’armure renversée sur le tambour.

La scène se déroule par une chaude journée d’été. Le tableau lumineux est très coloré. Le corps ensoleillé de Cupidon attire le regard. La plus belle des deux armures est au centre de la composition. Ses parties brillantes sont rehaussées par l’or des damasquineries.

Le peintre a joué avec les couleurs : le vert du paysage et du feuillage ; le ciel bleu est légèrement nuageux, mais à droite on devine la menace d’un orage ; les jaunes et les ocres de divers objets. La composition est animée et rythmée par des taches rouges : le tissu porté par Amour, le velours intérieur de la grande cuirasse et les bordures de l’autre, le tissu noué autour du brassard, et enfin ce qui semble être le pied d’une harpe.

L’œuvre la plus proche de la version d’Orléans est visible au National Museum de  Stockholm : « L’Amour vainqueur parmi les emblèmes de l’art ». La composition d’ensemble est inversée.
Thomas Willeboirts Bosschaert (1613-14-1654) et Paul de Vos (1591-1678) : L’Amour triomphant parmi les emblèmes de l’art (1645-1650 - Stockholm, Nationalmuseum). 169 x 242 cm
Photo : Didier Rykner – reproduite avec l’aimable autorisation de l’auteur.


Par son histoire, par les difficultés que les historiens d’art ont rencontrées pour tenter d’identifier son auteur, par ses qualités propres, cette toile m’a paru très intéressante, d’autant qu’elle a fait partie des collections d’Aignan-Thomas Desfriches, éminente personnalité orléanaise, et grand collectionneur.


 

mercredi 1 janvier 2020

NOGENT-sur-Seine - Camille Claudel



Musée Camille Claudel
(département (Aube)

Visite du musée Camille Claudel,  le dimanche 29 décembre 2019

Le musée Camille Claudel, anciennement musée Paul Dubois-Alfred Boucher (visite en 2009), est un musée de sculptures, ouvert le 26 mars 2017, consacré à l'œuvre de Camille Claudel et à la sculpture de l'école française du XIXe siècle. (10 rue Gustave-Flaubert).
Le montant des travaux s'est élevé à douze millions d'euros, pour 2 500 m2 dont 400 m2 de salle d'expositions temporaires et un auditorium de 120 places. Deux cents sculptures sont présentées, parmi lesquelles quarante trois de Camille Claudel (la plus importante collection au monde).

Le musée Camille Claudel a pour but de présenter le travail artistique des sculpteurs nogentais en le confrontant aux autres artistes de cette époque. Il s’agit d’une évolution du musée de sculpture Dubois-Boucher ouvert en 1902, enrichi par la collection de Camille Claudel qui est mise en perspective avec le reste des collections du musée. Il est question d’étudier le travail de la sculpture au XIXe siècle, son esthétique et son histoire. En 1902, Paul Dubois et Alfred Boucher font don de leur collection et c’est ainsi que le musée municipal ouvre ses portes en prenant le nom des deux sculpteurs.

Camille Claudel (1864-1943), née à Fère-en-Tardenois dans l'Aisne, emménagea avec sa famille en 1876 à Nogent-sur-Seine à l’âge de douze ans à la suite de la promotion de son père en tant que Conservateur des hypothèques. La famille Claudel emménage dans une maison au centre historique de la ville située sur l'îlot Saint-Epoing et y réside durant trois ans. Camille Claudel fait ses premiers pas dans la sculpture de manière autodidacte quelques années auparavant, c’est pourquoi son père fait appel à Alfred Boucher pour juger son travail. C’est en voyant le potentiel artistique évident de la jeune fille qu’il convainc son père de lui faire prendre des cours de sculpture. Sa rencontre avec Auguste Rodin sera décisive.

En 2008, la Ville de Nogent-sur-Seine a décidé d'acquérir la maison où vécut Camille Claudel et sa famille, qui se situe dans le centre historique. Le musée Camille Claudel est adossé à un l’ensemble architectural composé de la « Maison Claudel », maison du XVIIIe siècle et d’autres bâtiments, qui a été modifié à la suite de l’achat de la Ville par l’architecte Adelfo Scaranello.

Le musée regroupe environ deux cents sculptures d’artistes du XIXe et XXe siècle et s'organise en quinze salles d'exposition. Le parcours nous mène vers une partie du musée qui s'organise autour de l'âge d'or de la sculpture française. Les œuvres de quarante-quatre sculpteurs dessinent l'environnement artistique dans lequel s'est affirmée Camille Claudel. Beau musée, belle collection, belle présentation.

Rez-de-chaussée
Dans l’entrée
Camille Claudel : Sakountala (1888). Bronze unique. Plâtre original à Châteauroux

Salle 1 - Quatre sculpteurs à l’origine du musée
Marius Joseph Ramus (1805-88) : Autoportrait (1885). Plâtre
Alexandre Falguière (1831-1900) : Buste de Paul Dubois (1900). Plâtre
Pierre Jamin (1872-1965) : Buste d’Alfred Boucher (1934). Profil haut-relief, plâtre
Alfred Boucher (1850-1934) : Jeune Fille lisant (1879)
Camille Claudel (1864-1943) : La France. Bronze

Salle 2 – Du plâtre au bronze ou au marbre
La deuxième salle renseigne sur les techniques d’élaboration d'une sculpture,  depuis le plâtre original, pour aller vers les matériaux nobles que sont le bronze et le marbre
Explication de la technique de fonte

Emile Laporte : L’Aube (1902) (au centre)

Paul Dubois : Etude pour la tête de La Lorraine (1902)
Alfred Boucher : André Leroux enfant (1880)
-Etude (1884). Terre cuite

Alfred Boucher : Tireur à l’arc (1874). Plâtre

Alfred Boucher : La Faneuse ou Aux champs (1897). Bronze et marbre

Salle 3 – Grande salle
Alfred Boucher : Monument au Dr Ollier (avant 1904) (à droite). Le docteur Léopold Ollier est considéré comme le fondateur de la chirurgie orthopédique moderne. Plâtre monumental. Bronzes à Lyon et Les Vaux


Paul Dubois : Statue équestre de Jeanne d’Arc (1889). 
Pour la parvis de la cathédrale de Reims
-Trois études de tête de Jeanne d’Arc

Paul Dubois : Le Souvenir ou L’Alsace-Lorraine (1899-1900). Bronze à Nancy
Vitrine présentant six esquisses préparatoires pour L’Alsace-Lorraine

Gabriel Jules Thomas : L’Age de pierre ou L’Homme combattant un serpent (1893). Le bronze est au jardin des Plantes à Paris

Paul Dubois : Narcisse (1862). Plâtre. Le marbre est au musée d’Orsay
Alfred Boucher : L’Inspiration (1900). Réduction en plâtre du groupe qui orne la façade du Grand Palais à Paris

Gabriel Jules Thomas : Hippocrate et Hygie (1889)

Henri Chapu (1833-91) : Jeanne d’Arc à Domrémy (1870). Plâtre. Marbre au château de Chantilly

Salle 4 – Paul Dubois, chef de file des néo-florentins
Paul Dubois : La Charité – Le Courage militaire

Paul Dubois : La Foi ou La Prière – L’Etude ou la Méditation
Les quatre plâtres sont à l’origine des quatre bonzes, placés aux quatre coins du cénotaphe au général de Lamoricière, situé dans la cathédrale de Nantes.
Augustin Moreau : Tête florentine (1892)

Paul Dubois : Chanteur florentin du XVe siècle (1895). L'original en bronze argenté est au musée d'Orsay

Paul Dubois : Sculpteur florentin (à gauche)
-Saint Jean-Baptiste enfant
-Chanteur florentin du XVe siècle (2e version)

Salle 5 – Les métamorphoses de l’idéal féminin
Eugène Aizelin : Diane au bain. Marbre (femme debout)
Alfred Boucher : Baigneuse (1896) (à gauche)

Auguste Rodin : Bacchantes enlacées (1898)

Marius Ramus : Première pensée d’amour (1845) (à gauche)
Paul Dubois : Eve naissante (1873)
Alexandre Falguière : Eve (1880)
Jules Dalou (1838-1902) : Etude pour le figure de la République (1889)

Antoine Bourdelle (1861-1929) : L’Aurore (1894) – Le Crépuscule (1895). Bronzes

Henri Chapu : La Vérité (après 1890). Bronze doré

Salle 6 – Allégories, mythologies
Emmanuel Annaux : Le Poète et la Sirène (1903). Version en marbre et bronze au musée de Rouen

Emile Laporte : Le Rêve (1893)

Auguste Rodin : Faune et Nymphe ou Le Minotaure (1885). Plâtre

Alfred Boucher : Jason enlevant la Toison d’or (1876)

Jules Franceschi : Hébé (1869). Marbre

Gustave Doré : Nymphe dénichant des Faunes (1880). ¨Plâtre

Salle 7 – Représentation du travail
Alfred Boucher : A la Terre (1891)

Alfred Boucher : Le Batelier – La Terre – La Conférence – Le Travail. Quatre bas-reliefs en plâtre
Quatre bes-reliefs réalisés pour le Monument à Eugène Flachat (1897)

Emile Laporte : Le Terrassier

Alfred Boucher : Le Forgeron

Alfred Boucher : Le Bûcheron – La Bourrasque – A la terre. Bronzes

Alfred Boucher : Faneuse (1897). Plâtre grandeur nature
Ernest Nivet : Paysanne reprisant. Bronze

Salle 8 – La sculpture dans la sphère privée
Vue d’ensemble de la salle. A l’extrême droite, La Charité de Paul Dubois (version réduite en bronze)
-5 bustes de :
Alfred Boucher : Buste de François Joseph Audiffred (1894). Marbre
Léopold Bernstamm : Portrait de femme. Marbre
Lucienne Gillet : Célina
Henri Bouillon – etc.

Emmanuel Frémiet : Char de Minerve – Char de Diane (1878). Esquisse en plâtre faisant partie d'un surtout de table conservé au Palais de l’Élysée. Ainsi que des éléments en bronze

Paul Dubois : Cheminée avec un médaillon représentant La Charité

Alfred Boucher : La Pensée (1897) – Le Rêve – Le Printemps – Le Repos (1892)

Raoul Larche : Jésus devant les Docteurs de la Loi (en haut)
Alfred Boucher : Le Repos. Bronze doré

Louis-Ernest Barrias (1841-1905) : Jeune Fille de Bou-Saada (1890) (à gauche)
Louis Joseph Convers 1860-1915) : Luxuriosa (1900)

Alfred Boucher : Le Baiser (1880). Marbre - Amour déçu ou Amour boudeur (1898). Biscuit (à gauche)
Max Blondat (1872-1925) : Enfants aux Grenouilles (1904). Biscuit (à droite). 
La Fontaine Jeunesse ou Fontaine aux Grenouilles, en marbre et bronze se trouve à Dijon

Auguste Clésinger : Le Triomphe d’Ariane (Salon de 1868). Ariane étendue sur le dos d’un tigre. Bronze 
Œuvre inspirée d'une sculpture de Johann Heinrich Dannecker : Ariane sur une Panthère (1812 - Frankfurt-am-Main)

Salle 9 – Sujets historiques
Henri Allouard : Loin du monde (1894). Religieuse en marbre blanc et bleuté

Dans une vitrine :
Théodore Rivière : Charles Vi et Odette de Champdivers (1897). Bronze et ivoire
Emmanuel Frémiet : Homme en costume Henri II
Alfred Boucher : Minerve s’armant (1905). Marbre
Alfred Boucher : Jeanne d’Arc écoutant ses voix
Emmanuel Frémiet : Entrée triomphale de Mérovée à Châlons-sur-Marne (1867)
Emile Laporte : Gaulois. Bronze

Premier étage
Salle 10 – Le corps en mouvement
Dans une vitrine : Nombreuses figurines de femmes dansant (petits formats)
Antoine Bourdelle : Le Jeu du Voile (1910) – Projet de monument à Falcon (d’après Isadora Duncan)

Paul Richer : La Poursuite ou La Course (1900). Plâtre

Alfred Boucher : Au But (1886). Bronze. Trois coureurs
Nombreuses photos de l’atelier de Rodin
Auguste Rodin : Femme nue. Debout

Charles Weisser : L’Atelier de Rodin (1888)

Antoine Bourdelle : Auguste Rodin au travail. Bronze
Paul Dubois : La Misère. Terre cuite

Antoine Bourdelle : Guerrier allongé au glaive (1909). Bronze
-Femme aux bras sur la tête (1907)

Antoine Bourdelle : Masque d’Apollon au cou (1909). Bronze

Salle 11.1 - Camille Claudel, vocation précoce sous l’égide d’Alfred Boucher
11.2 - Dans l’atelier de Rodin
Auguste Rodin : Femme accroupie (à gauche)
Camille Claudel : Femme accroupie

Camille Claudel : Jeune Fille à la Gerbe (1886) (à gauche)
Auguste Rodin : Frère et Sœur (1897)
Camille Claudel : L’Homme penché (1886)

Auguste Rodin : L’éternelle Idole. Plâtre patiné (à gauche)
Camille Claudel : L’Abandon. Bronze
Auguste Rodin : L’éternel Printemps. Plâtre

Salle 12 – Camille Claudel portraitiste
Camille Claudel : Mon frère à 16 ans, ou Jeune Romain (1884)

-Tête de Brigand (1885)

-La petite Châtelaine (1899). Plâtre patiné

-Buste de Rodin (1889)
-Jeune Femme aux yeux clos (1885)

-L’Aurore. Deux bronzes

Camille Claudel : Buste de Paul Claudel à 37 ans (1905)


Salle 13 – La Danse
Camille Claudel : La Fortune (1904)

Camille Claudel : La Danse. 4 exemplaires, dont un en grès (à droite)

Retour au rez-de-chaussée
Salle 14 – Autour de L’Age mûr
Camille Claudel : L’Age mûr (1894-1900)

Auguste Rodin : Buste de Camille Claudel (1884). 2 exemplaires en plâtre

Camille Claudel : Torse de Clotho chauve (1893)
-Tête de vieil Aveugle chantant (1890-99)

Camille Claudel : L’Implorante


Salle 15 – Persée et Gorgone
Camille Claudel : Persée et la Gorgone (1902). Seul marbre monumental de Camille Claudel. Taille du marbre par François Pompon. Sculpture acquise en 2008, grâce au mécénat de 17 entreprises, pour un montant de 950 000 €. L’œuvre a perdu son bouclier de bronze dans lequel se reflétait le visage de Méduse. Une version réduite en marbre est au musée Rodin. 
 
Camille Claudel : La Joueuse de Flûte (1905)

-Les Causeuses (1893). Bronze – Les Causeuses (1896). Plâtre
-Chienne rongeant un os (1898) 
Camille Claudel : Profonde Pensée. Femme agenouillée devant une cheminée (à gauche)
Camille Claudel : Le Rêve au Coin du feu. 2 exemplaires 


Autres sculptures non présentées :
Paul Dubois : Le Courage militaire (1884). Bronze
-Buste du duc d'Aumale

Alfred Boucher : Jeune Esclave (c. 1900) 
Alfred Boucher : Femme à la Rose (1890-1900). Marbre - Nymphe à la Coquille (1892-93). Plâtre
Alfred Boucher : La Tendresse. Plâtre - La Philosophie de l'Histoire (1903). Plâtre

Alfred Boucher : Groupe de deux Hommes 1884). Terre cuite
Auguste Rodin : Buste de Suzon (1890). Bronze doré
Jules Thomas : La Bruyère (1882) . Commande du duc d'Aumale. La version en marbre est dans le parc de Chantilly
Jules Thomas : Athlète (1859) - Religion (1866-67) . 
Jean-Baptiste Clésinger ; Le Centaure Nassus enlevant Déjanire (1872) 
Jules Aimé Dalou : La Liseuse (1876). Plâtre patiné
Vincenzo Gemito - Augustin-Alexandre Dumont - etc. 


Peintures vues en 2009 (musée Dubois-Boucher) - non présentées :
Claude Joseph Vernet : Le Liron (1764)
Meindert Hobbema : Le Moulin
Jean-Baptiste Leprince : La Jeunesse de Turenne
J.-François Raffaelli : Portrait de Germaine à 17 ans.
Émile Artus Boeswillwald (1873-1935) : Élève de Léon Bonnat.
-Nature morte - Autoportrait - Marguerite Boeswillwald et sa nièce – Mlle Geoffroy 
–Le Jour des Pauvres – Au Cantonnement pendant les Manœuvres (1908)
Dans le Hodh saharien
(1914) - Sur un dromadaire - Le Jardinier – Femme au Missel.
Louis Français : Un Souvenir d’Italie.  
Carlos Buffin : Marché à Furnes
et d'autres...



Pour consulter le site du musée Camille Claudel