dimanche 16 mars 2008

TOURS

Musée des Beaux-Arts de Tours - Ancien archevêché.
(département : Indre-et-Loire)
Dernière visite du musée de Tours en décembre 2015. (catalogue disponible au musée)
En 1794 et 1795, les premiers convois apportant le butin de Bonaparte contenaient des tableaux flamands prélevés en Belgique. Suivant l'armée d'Italie, une commission sélectionne les oeuvres d'art qui doivent être remises à la France par les Etats vaincus (Etat pontifical).
Le Conseil des Cinq-Cents décida (en 1798) que le Louvre ne pouvant exposer toutes ses peintures, et paris "garder seul les trésors conquis sur les ennemis de la République", les grandes villes tecevraient des oeuvres d'art pour développer le goût et le talent des élèves. Par le décret du 14 fructidor an VIII (1er septembre 1800) 15 dépôts furent désignés, et une commission fut nommée pour une répartition au bénéfice de : Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Marseille, Rouen, Nantes, Dijon, Toulouse, Caen, Lille, Rennes, Nancy, et Bruxelles, Genève, Mayence. Les envois se poursuivirent pendant le Premier Empire.
La distribution étalée sur une dizaine d’années permit aussi l’enrichissement des musées de 5 autres villes : Angers, Tours, Le Mans, Montpellier, Grenoble.
Le général François-René de Pommereul, nommé préfet d'Indre-et-Loire en 1800, eut une influence considérable sur le développement du musée. En 1801, il obtint le dépôt de 5 oeuvres d'importance inégale, puis il en réclama d'autres.

L'architecture du bâtiment conserve les traces d'édifices antérieurs qui se sont succédé de l'Antiquité jusqu'au XVIIIe siècle. Après 1789, le Palais des Archevêques devient théâtre, École Centrale, bibliothèque et dépôt des oeuvres d'art confisquées. Le fonds le plus ancien du musée est constitué d'oeuvres saisies en 1794 dans les maisons d'immigrés, les églises et les couvents, en particulier les grandes abbayes de Marmoutier, de Bourgueil et de La Riche, ainsi que des tableaux et des meubles provenant du château de Chanteloup, de Richelieu.
Plusieurs œuvres en provenance du château de Richelieu et du château de Chanteloup.
Plusieurs envois du Muséum central des Arts (musée Napoléon de 1803 à 1814) : 1801, 1803, 1806.
(Les pages indiquées renvoient au
CATALOGUE)
En 2015, les salles du dernier étage ont été très bien rénovées. Les primitifs italiens ont été installés au premier étage, et l'accrochage a été modifié.

Hall d'entrée.
J.-Baptiste Monnoyer
: Fleurs dans un vase d'albâtre. Envoi 1803.

Premier étage.
Sur le palier du grand escalier.
Charles de La Fosse (1636-1716) : Portrait d'Armand-Jean Vignerot du Plessis, duc de Richelieu. Grand portrait équestre du neveu du cardinal de Richelieu. Provient du château de Richelieu. En 1647, il est envoyé par Mazarin au secours de Naples assiégée par les Espagnols. Les marins espagnols enflamment leurs vaisseaux pour éviter qu’ils tombent entre les mains des Français. Commémore la modeste victoire remportée sur l’escadre espagnole. Le fond du tableau évoque la bataille navale. Le duc, qui n’a pas encore 20 ans, représenté en triomphateur antique, est guidé par une Victoire ailée accompagnée du Génie de la Guerre portant le heaume du héros. (prov. : château de Richelieu)
Série de bustes en marbre antiques, complétés au XVIIe, provenant du Château de Richelieu.

Salle 101.  
Francesco Caïro (1607-65) : St Sébastien soigné par Irène. Toile peinte à l’occasion d’épidémies fréquentes de peste au 17e s. Belle composition simple et originale. Clair obscur. Le corps de Sébastien est placé en diagonale, le visage renversé vers le spectateur. Irène, sous les traits d'une femme âgée (rare), le soigne en déposant délicatement du baume à l’aide d’une plume sur ses blessures. Confrontation entre jeune homme/vieille femme. Les flèches sont déjà retirées. Lumière sur les mains et le turban d’Irène. Beau corps abandonné du jeune homme. Scène intimiste, seulement deux personnages.

Mattia Preti, dit Il Cavaliere Calabrese (1613-99) : Le Triomphe de Silène. Œuvre de jeunesse, influence de Caravage, des peintres vénitiens, et de Poussin (Les Bacchanales). Saisi en 1799 à Turin comme œuvre de Poussin. Envoi de 1803.
Innocenzo Tacconi (1575-1625) : Déposition de Croix. Le corps du Christ soutenu par deux anges. A droite, la Vierge ; agenouillée à gauche, Marie de Magdala.
Maître de l'annonce aux bergers : L’Evangéliste (1630). L'homme de face est en train d'écrire sur un livre, une plume d'oie à la main ; clair obscur ; belle toile puissante.

Salle 102.
Antoine Coypel
(1661-1722) : Deux projets de tapisserie (peints sur toile) ; sujets tirés de l'Iliade.
-La Colère d'Achille.
Modèle pour la première des 5 tapisseries commandées en 1717. Athéna domine la scène. (p. 65)
-Les Adieux d'Hector et d'Andromaque.
Le héros troyen, avant de retourner au combat, dit adieu à son épouse Andromaque et à leur fils Astyanax. Scène centrale surmontée par une arche de pierre.
Eustache Le Sueur ( 1616-55) : 3 œuvres.
-La Vierge, l'enfant Jésus et St Jean-Baptiste
. A droite, Jean tient la cheville de Jésus. Belle toile.
Et 2 beaux pendants : saisis à l’abbaye bénédictine de Marmoutier, à la Révolution.
-St Louis pansant les malades
. Agenouillé à gauche, St Louis essuie les pieds d'un malade.
-St Sébastien pansé par les saintes femmes.
Belle toile. Irène retire les flèches que sa servante entasse (4 flèches) aux pieds de Sébastien. Deux anges soutiennent le saint.
Philippe de Champaigne (1602-74) :
-Portrait de Victor Le Bouthillier, archevêque de Tours (de 1641 à 1670). La sobriété de la mise en page, la gamme chromatique restreinte à des gris-vert, le faible éclairage préservent tout le raffinement de ce portrait à l’expression du visage.

Philippe de Champaigne : Le Bon Pasteur. Jésus debout, vêtu d'une tunique rose et d'un manteau bleu, porte un agneau sur ses épaules. « Le Bon pasteur donne sa vie pour ses brebis ». Philippe de Champaigne se lie avec le milieu janséniste (austère piété). Attribution certaine depuis 1995. Nombreuses répliques, copies, etc. Provient de l’abbaye de Port-Royal, envoi du Muséum central en 1803. Affecté au musée de Tours à la demande du préfet d’Indre-et-Loire, le général-comte de Pommereul, en échange des œuvres saisies au château de Richelieu et à l’abbaye de Marmoutier, et envoyées à Paris.
Gabriel Blanchard (1640-1704) : Sainte Famille. Fils de Jacques Blanchard. Reçu à l’Académie en 1663. Sollicité pour les grands chantiers royaux à Versailles, au Trianon, aux Tuileries. Grand tableau pour le revers du maître-autel de l'église N.D. de Versailles (au recto, « l’Assomption de la Vierge », par Michel II Corneille). 

Nouvelle salle Richelieu qui évoque le décor intérieur du château du cardinal de Richelieu à Richelieu
De gauche à droite : "La Prise de Privas" (cette toile se trouvait dans la galerie des Batailles) 
-Buste de Volusianus - Buste de Pyrrhus (marbre)
Hercule Richelieu. Marbre
Hercule-Richelieu. Marbre

Apollon Richelieu. Marbre

Salle 103 - Salon de Diane.
J.-Antoine Houdon
(1740-1828) : Diane. Grand bronze.
Sébastien II Le Clerc (1676-1763) : La Déification d'Enée. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1704. Enée (fils de Vénus et d’Anchise), jeune homme allongé, dénudé, alangui. En haut à gauche, Vénus, debout au-dessus de lui, assiste à la cérémonie.
Hyacinthe Collin de Vermont (1693-1761) : Bacchus confié par Mercure aux nymphes de l'île de Naxos. (Confusion avec une autre île) Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1725.
Jean-Bernard Restout (1732-1797) : Philémon et Baucis donnant l'hospitalité à Jupiter et Mercure. Elève de son père. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1765. Envoi du Muséum central en 1803.
Pour éprouver les hommes, Jupiter et Mercure, déguisés en mendiant, voyagent en Phrygie et demandent l'hospitalité. Tous les chassent, sauf Philémon et Baucis, vieux couple très pauvre. Les deux vieillards s'empressent de recevoir leurs hôtes, servent un repas. Ils remplissent les coupes de vin et s'étonnent de constater que le niveau ne baisse pas dans la cruche. Les dieux se font connaître. Ils noient la région sous un déluge, mais la cabane de Philémon ne cède pas et devient un temple d'or. Ils ont formulé le vœu de n'être jamais séparés : Jupiter les change en arbres, un chêne et un tilleul, issus du même tronc.
Antoine Boizot (1702-82) : Apollon caressant Leucothoé. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1737. Belle académie d'Apollon.
Leucothoé, fille du roi de Babylone, se laissa séduire par Apollon. Son père la fit enterrer vivante. Mais Apollon la changea en arbre porteur d’encens. Envoi 1803.
Jacques Dumont, dit Le Romain (1701-81) :
-Hercule et Omphale
. Hercule réduit en esclavage par les charmes d’Omphale, reine de Lydie. Omphale tient la massue, Hercule la quenouille. Morceau de réception à l'Acad. royale de peinture en 1728. Envoi 1803.
Jean Raoux (1677-1734) : Mademoiselle Prévost en Bacchante. Dans un de ses rôles les plus célèbres, celui d’une bacchante dans « Philomèle », opéra écrit en 1705 par Roy et Lacoste.

J.-Marc Nattier (1683-1766) : Persée, assistée par Minerve, pétrifie Phinée et ses compagnons en leur présentant la tête de Méduse. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1718. Envoi du Muséum central en 1803.
Persée (fils de Danaé et Jupiter) tue Méduse. Sur le chemin du retour, il délivre Andromède et l'épouse. Lors de leurs noces, Phinée (à qui elle était promise - oncle d’Andromène), victime de son amour malheureux pour Andromède, pénètre dans la salle du festin et tue tous ceux qu'il rencontre. Pour mettre met fin au massacre, Persée brandit la tête de Méduse (il regarde ailleurs). Phinée, tombé à genoux, se transforme peu à peu en pierre grise. A gauche, plusieurs soldats sont déjà pétrifiés. Un autre, encore vivant, s'apprête à poignarder un convive. Athéna-Minerve assiste à la scène.
Le musée de Tours est célèbre pour la série des 13 "morceaux de réception à l'Académie royale de Peinture" qu'il conserve (parfois accrochés en alternance) :
Charles Armand (1645-1720) : Paysage avec Apollon et la sybille de Cumes, Déiphobé. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1673.
François Marot (1666-1719) : Les Fruits de la paix de Riswyck. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1702.
Joseph Christophe (1662-1748) : Persée tranchant la tête de Méduse. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1702.

Michel-Ange Houasse (1680-1730) : Hercule jetant Lycas [Lichas] dans la mer. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1707.
Pierre Saint-Yves (1666-1716) : Envoi 1803.
-Le Sacrifice de la fille de Jephté
. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1708.
Jean Restout (1692-1768) : La Nymphe Aréthuse poursuivie par Alphée. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1720.
Jacques-Nicolas Julliard (1715-90) : Paysage au soleil levant. Morceau de réception à l'Académie royale en 1759.

Salle 104 - Salon rouge.
Bon Boulogne
, dit l'Aîné (1649-1717) : Pluton enlevant Proserpine. (prov. : château de Chanteloup)
-La Nymphe Io métamorphosée en génisse par Jupiter, trace son nom sur le sable pour se faire reconnaître par ses parents
. Io, prêtresse de Junon, aimée par Jupiter, fut transformée en génisse par le dieu suprême de l’Olympe, pour la soustraire à la jalousie de son épouse. (Château de Chanteloup)
-Neptune amenant Amphitrite dans un char marin, vers son palais
. (Chanteloup)
-Acis et Galatée sur les eaux (Chanteloup)

François Lemoyne (1688-1737) : Pygmalion voyant sa statue s'animer (1729). Grande toile.
Louis de Boulogne (1654-1733) : 2 pendants.
-Diane et ses compagnes à la chasse au sanglier.
(Chanteloup)
Louis de Boulogne : Diane et ses compagnes se reposant après la chasse. (Chanteloup)

Salle 105 - Salon vert.
Hyacinthe Collin de Vermont
(1693-1761) : Darius donnant sa fille Mandane en mariage à Cyrus.
François Boucher (1703-70) : Sylvie fuyant le Loup qu’elle a blessé. Personnage du drame pastoral du Tasse, « Amyntas » (1573). Le berger Amyntas aime la chasseresse Sylvie, vouée à Diane donc à la virginité. Attaquée par un loup qu’elle a blessé, elle s’enfuit mais lâche son voile, qui se teinte du sang de l’animal. Amyntas, trouvant le voile, croit Sylvie morte et se tue. Sylvie, apprenant sa mort, avoue enfin l’amour qu’elle lui portait, et meurt à son tour. (histoire proche de « Pyrame et Thisbé ») Jugée trop violente, la fin de l’histoire a été modifiée et réécrite au 18e siècle ; et c’est cette nouvelle version que Boucher a illustrée : Après sa tentative de suicide en se jetant du haut d’une falaise, Amyntas revient à la vie dans les bras de Sylvie. 

François Boucher (1703-70) : Amintas revient à la vie dans les bras de Sylvie. D'après Le Tasse. (Chanteloup)
En 1756, le duc de Penthièvre, petit-fils de Louis XIV et de Mme de Montespan, commande à F. Boucher, pour son hôtel de Toulouse (actuelle banque de France) une suite de 4 compositions inspirées par Aminta, poème dramatique de Torquato Tasso, écrit en 1581, et racontant les amours contrariées du jeune berger Aminte pour Sylvie, chaste nymphe de Diane (deux de ces toiles sont toujours dans leur lieu d’origine : « Sylvie soulageant Philis d’une piqûre d’abeille » – « Sylvie délivrée par Aminte »). Les deux autres furent transportées au château de Chanteloup – acquis par Penthièvre en 1786 – où elles seront saisies en
1794. Puis affectées au musée des Beaux-Arts de Tours. 

Ec. française (18e) : Portrait de Louis du Tens 

François Boucher : Apollon révélant sa divinité à la bergère Issé (ou Issa - 1750). Commandé par la marquise de Pompadour pour son château de Crécy. Puis au château de Chanteloup. Saisie 1794.
J.-Baptiste Henri Deshays (1729-65) : Pygmalion voyant sa statue s'animer. Esquisse.
François-André Vincent
(1746-1816) : Orythie enlevée par Borée. Esquisse.
Nicolas-Guy Brenet
(1828-92) : Présentation de Jésus au Temple. Esquisse.
François Boucher
(1703-70) : Apollon couronnant les Arts. Projet pour le rideau de l’opéra du Palais Royal.
Nicolas Lancret
(1690-1743) : 4 panneaux. Sujets tirés de contes de La Fontaine.
-La Bergère
couronnée - Les Lunettes.
Flagellation d'un villageois par des nonnes.
-Les Rémois - Le Berger indiscret ou La bergère endormie.
Nicolas Lancret : Les Lunettes, tiré du conte de La Fontaine.
Un jeune blondinet s’était introduit dans un couvent de nonnes en se faisant passer pour une fillette. Il n’avait pas 15 ans, il passa pour sœur Colette. Il séduit Agnès, une jeune nonne, qui dut « élargir sa ceinture », et donna naissance à un enfant. Scandale dans l’abbaye. La Prieure envoie la nonne en prison et enquête. Les murs sont hauts, il est impossible de pénétrer dans l’abbaye, alors le loup est dans la bergerie, un garçon déguisé en fille. Elle ordonne que toutes les nonnes se déshabillent. Le garçon attacha son sexe avec un fil. Mais le garçon est en présence des 20 nonnettes nues devant lui. Et quand la prieure qui portait des lunettes observa de près le garçon, le fil se rompit et le membre en se redressant brutalement fit voler les lunettes. Les vieilles nonnes empoignent le garçon, l’attachent à un arbre, le dos à l’air, et vont chercher dans les cuisines, verges, balais et disciplines pour le punir.
Un jeune meunier passe par là, coureur de filles, il s’étonne de voir le garçon attaché. Il lui demande pourquoi il est ainsi. Le garçon lui fait croire que c’est parce qu’il n’a pas voulu céder aux avances des nonnes. Le Meunier rit, le délie, et lui propose de prendre sa place. Le garçon se sauve. 

Les vieilles nonnes reviennent et accomplissent le châtiment, malgré les promesses du Meunier de les rendre heureuses.
Louis Tocqué : Portrait du duc de Richelieu, petit-neveu du cardinal.

J.-Baptiste Perronneau (1715-83) : Autoportrait.

Salle 106. Salon gris.
J.-Pierre Houël
(1735-1813) : Plusieurs paysages qui étaient les dessus-de-portes du salon de musique. Montre différents aspects du domaine de Chanteloup. 
 
J.-Pierre Houël : Vue de Paradis, près de Chanteloup. (Chanteloup)
Hubert Robert (1733-1808) : Cascade sous un pont en ruines. Proche des compositions de Valence.

Salle 107. Salon jaune
Alexandre Roslin (1718-93) : Portrait de M. Flandre de Brunville 
-Portrait de Mme Flandre de Brunville. Harmonie des vêtements rouges et noirs, avec des parures blanches, sur fond sombre.
Louis-Michel van Loo (atel.) : Portrait du duc de Choiseul.


Simon Oeben (attr.) : Bureau-cartonnier du duc de Choiseul
Antoine Vestier (1740-1824) : Portrait de Jean Theurel, doyen des Vétérans pensionnés du roi au régiment de Touraine. Reçu à l'Académie en 1786. 

Salle 108. Salon à la cheminée.
Claude Vignon
(Tours 1593-1670) : Tête de jeune fille. (petit format)
Anonyme France (XVIIe) : L'Automne ou La Rixe

D'après Abraham Bosse (Tours 1604-76) :
- Les Cinq sens. Cinq toiles d'après les gravures d’Abraham Bosse. Le thème des 5 sens est le plus souvent prétexte à vanter les plaisirs de la vie. A. Bosse a mis ses contemporains dans leurs occupations quotidiennes. Les sens sont indiqués en latin dans un petit médaillon : Gustus – Auditus - Odoratus - Tactus - Visus.
Dans Le Goût, atmosphère raffinée, opulence du décor, luxe des objets, élégance des costumes, délicatesse des attitudes. Au centre de la table est servi un artichaut, légume particulièrement en vogue depuis le XVIe s. L'arrière-plan complexe évoque l’Egypte d’où proviendrait ce légume considéré comme ‘’aphrodisiaque’’, introduit à la Cour par Catherine de Médicis.

Dans L’Ouïe, un concert de musiciens. A l’arrière plan à droite, un tableau représentant uns scène de bataille = le fracas des armes ; soit, le bruit en opposition à la musique harmonieuse
 
L'Odorat
 
Le Toucher. Une scène érotique

Abraham Bosse (d'après) : La Vue

Hyacinthe Rigaud (1659-1743) : Portrait du Père Guyet de Chevigny, à 75 ans.
Ec. française
(17e) : La Mort de Ste Cécile. Sur albâtre.

Salle 109. Salle des Vignon.
Claude Vignon (Tours 1593-1670) : La Circoncision. Le Grand Prêtre, entouré d’une foule nombreuse, effectue la circoncision de l’enfant. Belle composition organisée en deux registres.
De gauche à droite : le passé, le présent, le futur (axe de l’histoire).
De bas en haut : la terre et le ciel. Les deux axes de cette composition forment une croix à l’intersection de laquelle est placé l’enfant.
Dans le panneau central, Dieu le Père apparaît dans le Saint des Saints, les pieds posés sur les chérubins de l’arche d’Alliance. Il tient l’encensoir dans sa main droite pour montrer qu’il participe à la scène, et établit la filiation de Jésus ; en présentant le livre ouvert, Dieu manifeste son alliance avec les hommes. Au-dessous, l’enfant est source de lumière. Moïse, à gauche, avec les tables de la Loi, établit la liaison avec le passé. A droite, la prophétesse Anne, Marie et Joseph.
La scène de gauche évoque l’ancienne Alliance avec le peuple hébreu ; c’est un monde clos, sans ouvertures sur l’extérieur. Le lumière divine effleure le chandelier à 7 branches, les statues des prophètes adossées à la double colonne, le lecteur dans la chaire, mais elle s’affaiblit peu à peu e arrivant vers le sol.
A droite, les anges dans le ciel regardent la scène, et certains sonnent de la trompette ; sur terre, une procession s’avance, tous les regards convergent vers l’enfant. Une grande ouverture dans l’angle droit permet au regard de sortir et de voir au centre du paysage une colonne surmontée d’une boule, c’est l’avenir avec le nouvel axe du monde : l’Eglise.
On peut y voir aussi la représentation des différentes étapes de la vie de Jésus.
Plusieurs sources lumineuses dans la partie supérieure et sur les côtés.
Acquis en 1994, pour 750 000 F aux collectionneurs américains Frankel, après l’expo « Vignon ».
- Crésus réclamant le tribut à un paysan de Lydie (1629). Influence du Caravage. Belle composition traitée en clair obscur. A droite, le roi revêtu d'habits vivement colorés, bleu, vert, rouge, jaune, blanc et or. A gauche, deux jeune gens encadrent le paysan pauvre. Belle nature morte au premier plan : livres de comptes, feuilles, pièces d'or. Le contraste entre la dureté du roi et la détresse du vieillard crée une intensité dramatique très théâtrale. Empâtements somptueux. Valeur de « Vanité ».
 
Claude Vignon (attr. à) : Le Spadassin.

Jacques Blanchard (1600-38) : St Antoine Abbé. Clair obscur ; sobre composition ; main gauche posée sur un crâne. Saisie révolutionnaire en 1794.
Pierre Patel (1605-76) : Paysage avec repos pendant la fuite en Egypte.
D'après Georges de La Tour : Les Larmes de St Pierre. Copie ancienne, original perdu (1646).
Claude François
, dit Frère Luc (1614-85) : Mater Dolorosa.
 
Salle 110. Salle des Etats.
Italie
(17e) : deux pendants.
La Mort de Cléopâtre – Procris et Céphale
. (Chanteloup)
Jean Jouvenet (1644-1717) : Le Centenier aux pieds de Jésus. Envoi de 1803.
Jean II Restout
le jeune (1692-1768) : deux pendants.
Vision
(ou Extase) de St Benoît - La Mort de Ste Scholastique, sœur de St Benoît. (1730) Camaïeu de gris, bleu-gris, et brun. Saisie révolutionnaire à l'abbaye de Bourgueil, 1793.
Charles Lamy
(1685-1743) : Assomption de la Vierge. Grande toile.
Michel-Nicolas-Bernard Lépicié
(1735-84) : Mathatias (grand prêtre juif) tue un juif idolâtre et l’officier du roi Antiochus qui forçaient le peuple à sacrifier aux idoles, et fait renverser l’autel. Envoi 1803.
D’après Valentin de Boulogne : St Jean à Patmos – St Luc – St Mathieu – St Marc.
Jean-Simon Berthélemy (1743-1811) : Manlius Torquatus condamnant son fils à mort pour s’être, malgré sa défense, engagé dans un combat singulier avant la bataille. Titus Manlius Torquatus, consul en 340 avt J.-C., soumit le peuple latin, et sacrifia son fils pour rétablir la discipline au sein de l’armée romaine. Envoi de 1803.
 

Orazio Riminaldi (1593-1630) : Le Supplice de Prométhée. Superbe nu. Composition à rapprocher du St Sébastien de A. de Bellis (Orléans). Attribué à Guido Reni au 17e s. Attribution toujours discutée. (Son pendant : « Samson tuant les Philistins avec une mâchoire d’âne » est au musée de Grenoble).
Michel Corneille
(1603-64) : Le Massacre des Innocents. Plutôt de son fils. Envoi 1803. (expo Orléans)

Salle 111.
Pierre Gobert
(1662-1744) (attr.) : Portrait présumé de Mlle de Charolais « pinçant de la guitare ».
 

Nicolas de Largillière (1656-1746) : Portrait de M. Roze-Moussard, fabricant de soieries à Tours. Très élégant et raffiné, superbe en habit bleu.
-Portrait de l'artiste en habit rouge - Portrait d'un magistrat.
Joseph Parrocel
(1646-1704) : Foire de Bezons. Influencé par Jacques Courtois, il peint des batailles. Avec ce sujet exceptionnel, il lance la vogue des Fêtes galantes. Collection de Louis XIV, du comte de Toulouse (son fils), du duc de Penthièvre ; se trouvait à Châteauneuf-sur-Loire, puis à Chanteloup.
Hyacinthe Rigaud
(1659-1743) (attr.) : Portrait présumé de Mlle Duclos.
Revenir vers les salles de peintures du nord.

Salle 112.
Arnold van Brounckurst
(XVIe) : Portrait de Lord William Cecil, Lord Burleigh.
Willem II van Nieulandt
, dit Guglielmo Terranova (1584-1635) :
L'Annonce aux bergers
. Scène nocturne ; clair obscur très brutal. Très éloignée des habituels paysages italianisants. En haut à droite, un ange surgit d'une trouée lumineuse dans le ciel.
Giacomo Bertoja
(1544-74) : Le Jugement de Pâris. Pâris, jeune homme nu, remet la pomme à Vénus.
Frans II Francken
(1581-1642) : La Pitié du seigneur - L'Enlèvement d'Hélène. Cortège de figures en mouvement, sentiment maniériste.
Joos van Cleve
(attr. à) : Vierge allaitant l'enfant.
Quentin Metsys
(attr. à) : Vierge à l'enfant.
Anonyme
. (Anvers vers 1520) : Adoration des Mages. Beau triptyque. Au centre, Vierge à l’enfant et 2 Mages (Melchior et Gaspard). Balthazar sur le volet de droit ; Joseph sur le volet gauche.
Atelier de Pierre Coecke (1502-50) : La Sainte Famille. Triptyque.
Volet G. : Grégoire – Volet D. : La donatrice (religieuse) avec son saint patron, Jean-Baptiste.
Ensemble de triptyques flamands (XVIe).

Salle 113.
Johan Georg Platzer
(1704-61) : Allégorie. Composition foisonnante et tumultueuse. (représentant du baroque autrichien. Ami de Janneck).
Franz Karl Palko
(1724-67) : L'apothéose de St Jean Népomucène. Etude préparatoire pour une voûte. Franz Christoph Janneck (1703-61) : Résurrection de Lazare. Très belle œuvre finement peinte (ami de Platzer). Composition pyramidale. Au centre, Jésus, vêtu d'une tunique bleu clair et d'un manteau rose ; à gauche, Lazare se redresse dans son tombeau. Marthe de dos. Autour, une foule nombreuse ; attitudes et expressions très diverses des spectateurs. Arrière plan de ruines romaines.
Johann Georg Trautman
(1713-69) : Incendie nocturne.
Félix Ivo Leicher
(1727-1811) : Le martyre de Ste Thècle. Première sainte de l'église d'orient.
Mathaüs Günther
(1705-88) : Apollon et Marsyas. Esquisse du plafond de l’opéra de Stuttgart.

Salle 114.
Jan Joseph van Goyen
(1703-61) : Marine. (petite) Palette monochrome.
Allaert van Everdingen
(1621-75) : Cascade en Wesphalie.
David Teniers
le jeune (1610-90) : Buveur.
 

Bartholomeus van der Helst : Portrait de jeune Femme (1630-40). Très beau ; grande fraise et fine dentelle blanches.  

Rembrandt Harmensz van Rijn (1606-69) : Fuite en Egypte (1625). Peint à 19 ans. Esquisse pour une œuvre jamais réalisée. Entré au musée comme œuvre anonyme hollandaise. Rendue à Rembrandt en 1956 ; désattribuée 1997 au profit de Gérard Dou. Tableau redonné à Rembrandt en 2000. Petite œuvre de jeunesse traitée en clair obscur.
Gérard ter Borch
(1617-81) : Portrait d'homme. Vêtu de noir ; collerette blanche.
Joris van Son : Nature morte au Fromage. Belle et forte.
Joris van Son : Fruits entourant un médaillon de la sainte famille.
Cornelis de Heem
(1631-95) : Fleurs dans une bouteille de verre.
Attr. à Ambrosius Bosschaert le vieux (1573-1621) : Vase de fleurs. Papillon, libellule, mouche, insecte, chenille.
Hendrick Cornelis van Vliet
(1611-75) : Intérieur de la Oude Kerk de Delft.
P.P. Rubens (1577-1640) : Envoi 1803.
Ex-voto : Vierge à l'enfant et donateurs. Alexandre Goubau et sa femme Anne Antoni. La Vierge
, en haut à droite, porte une robe rouge et un manteau bleu. Les donateurs sont en bas à gauche. A la mort, en 1604, d’Alexandre-Jean Goubau, grand aumônier de la cathédrale N.D. d’Anvers, son épouse, Anne Antoni, commande à Rubens cet ex-voto destiné au monument funéraire du couple, situé dans la chapelle des maçons de la cathédrale. Rubens, qui était alors en Italie ne reviendra qu’en 1608. Il s’agit donc d’un portrait posthume du donateur.
Pieter Molijn (1595-1661) : Paysage avec figures. A droite, un vieil arbre tordu.
Gérard Seghers (Attr. à) : Le Reniement de St Pierre. Clair obscur.
H. Maria Werts : Bouquet de fleurs dans une carafe.
Après la salle 114, revenir à l’escalier central. Dans l’escalier :
Louis-Michel van Loo (1707-71) : Portrait de Melle Sallé, danseuse de l'opéra.
Charles Armand
(1645-1720) : Paysage avec Apollon et la sybille de Cumes, Déiphobé. Morceau de réception à l'Académie royale de peinture en 1673


Vue de l'escalier -.Antoine Coypel : La Colère d'Achille (en bas, à gauche)

Deuxième étage.
Salle 202.
Joseph Vivien
(1657-1734) : Portrait d’un abbé.
Alexandre Roslin
(1718-93) : Portrait du comte du Cluzel.
Jean Restout
: Le Repos pendant la Fuite en Egypte 


Pierre Subleyras (1699-1749) : Le songe de Joseph.
Pierre Subleyras : Adoration des rois Mages (esquisse)
Carle van Loo : Sacrifice de Manué (1721).
-Agonie de St Augustin. Belle esquisse presque en grisaille ; peinte avec assurance.
 

Henri-Pierre Danloux : Portrait d’Antoine-Marie, comte du Cluzel (1786).

Pierre Peyron (1744-1814) : Prix de Rome 1773.
-Agar et l'Ange
. Dans le désert, avec Ismaël, endormi à gauche. Envoi de Rome (1780).

Salle 203. 

J.-François Hue : Vue des Cascatelles de Tivoli et du temple de la Sybille. (1786)
J.-Baptiste Louis Cazin (1784-1819) : Paysage montagneux avec guerriers.
Joseph-Benoît Suvée
(1743-1807) : La Vestale Tuccia tenant le crible.
 

Joseph Taillasson (1745-1809) : Timoléon à qui les Syracusains amènent des étrangers.
Joseph-Marcellin Combette
(1770-1840) : Portrait de famille
Michel-Martin Drôlling : Jeune adolescent au bord d'une Fontaine. Jeune garçon nu et imberbe, un peu androgyne. Erotisme délicat.

JeanJules-Antoine Lecomte-du-Nouÿ (1842-1923) : Eros-Cupidon (1873) 

Augustin-Louis Belle : Agar dans le Désert (1819)
Ec. Angelica Kauffmann
: Diane découvrant la grossesse de Callisto – Pluton enlevant Proserpine.

Salle 204.
Louise-Joséphine Sarrazin de Belmont
(1790-1870) : 2 jolies toiles (pendants) traitées avec sensibilité. Elève de Pierre-Henri de Valenciennes, paysagiste romantique. Belle lumière.
Vue du Forum le matin.
-Et : Vue du Forum le soir.
Emile Signol (1804-92) : Scène antique – Méléagre reprend les armes sur les instances de son épouse. Deux esquisses néoclassiques.
Adèle Riché
(1791-1878) : Fleurs, raisins blancs et noirs. Beau bouquet de fleurs.
Louis Boulanger
(1806-67) : Portrait d'Honoré de Balzac. Esquisse d’un portrait disparu.
Alexandre-Evariste Fragonard
(1780-1850) : Guerrier assis.
Eloi-Firmin Féron
(1802-76) : S.M. Louis-Philippe et sa famille aux ruines du château de Pierrefonds, à l’occasion du mariage de la princesse Louise avec le roi des Belges.
Auguste Vinchon
(1789-1855) : Au cours d’une visite nocturne des galeries de Versailles, le roi Louis-Philippe et sa famille admirent la statue de Jeanne d’Arc par Marie d’Orléans.  

Alphonse Gaudar de Laverdine (1780-1804) : Roland furieux. Belle étude préparatoire du grand tableau de Châteauroux.

Salle 205. peintres orientalistes.

Eugène-Romain Thirion (1839-1910) : Judith victorieuse. Debout au centre, altière, elle porte une robe verte (très beau travail de matière), et un corsage blanc ; elle s'appuie sur le sabre qu'elle vient d'utiliser. A droite, plusieurs soldats soutiennent la tête d'Holopherne posée sur un drap rouge.
Léon Belly
(1827-77) : Plusieurs études.
Gabriel-Alexandre Decamps
(1803-60) : Singe au miroir
Eugène Delacroix (1798-1863) : Les Comédiens ou Bouffons arabes. (1847)
Théodore Chassériau (1819-56) :Cavaliers arabes devant une boutique de maréchal-ferrant. (esquisse)
Narcisse Berchère
(1819-91) : Sakieh sur les bords du Nil - Paysage.
 

Eugène Vidal : Marabouts dans la Mosquée de Constantine (1874) (à gauche)
Eugène Giraud (1806-81) : Femmes d'Alger, Intérieur de Cour (1859) (à droite)

Salle 206.
Alphonse Legros
(1837-99) : Portrait du père de l’artiste.
Edgar Degas
: Calvaire. Etude d'après Mantegna
Augustin Feyen-Perrin (1826-88) : Velpeau allant procéder à l'autopsie d'un cadavre à l'hôpital de la Charité. Renvoie au tableau de Rembrandt, « La Leçon d’anatomie ». courant réaliste. Grand dessin au musée de l’Assistance publique à Paris.
Georges Moreau de Tours (1848-1901) : Un Egyptologue. Belle toile empâtée.
Jacques-Raymond Brascassat
() : Le Mouton noir.
Armand Leleux
(1820-85) : Contrebandier.
Tony Robert-Fleury
(1837-1911) : Les vieilles de la place Navone à Santa Maria della Pace.
Blaise Desgoffe
() : Nature morte au Casque circassien. Poignard et poire à poudre. Beaux effets.

Salle 207.
Stanislas Lépine
() : Caen, la Douane.
 

Claude Monet (1840-1926) : Un Bras de la Seine près de Vétheuil. Peint depuis son bateau-atelier. (legs Mme Lefèvre) (p. 115)
Jean Béraud
: "Parisiennes". (2 petites huiles)
Léon Bonnat
: Portrait de Mlle de Nouille. Fade. Beau traitement de la robe blanche et des gants.
Edouard Debat-Ponsan
(1847-1913) : Plusieurs œuvres. Une tentative de travail à la manière des impressionnistes : un jardin, plat et peu lumineux.
-Le petit Bernard jouant dans l'atelier.
-Avant le bal.
Scène d'intérieur intimiste. Le peintre et sa famille. La mère donne le sein à son enfant avant de partir au bal (robe de soirée) ; l'homme en frac, attend patiemment.  

Edouard Debat-Ponsan : Simone Debat-Ponsan dans sa loge à l'Opéra (1908)
Félix Ziem (1821-1911) : Vue sur la Corne d'Or et Constantinople - Venise et le Grand Canal.
Charles Léandre
(1862-1930) : Portrait de Georges Courteline. Pastel.
Jules Desbois
(1851-1935) : Torse de Sisyphe. Plâtre.
Auguste Rodin
: Balzac drapé. Bronze.
 

Antoine Bourdelle (Montauban 1861-1929) : Buste d’Anatole France. Torse nu. Bronze.

Salle 208.
Jean-Charles Cazin
(1841-1901) : Le Dégel 

Jean-Charles Cazin : Agar et Ismaël dans le Désert.
Marie Cazin (1844-1924) : Les Oubliées. Grande ébauche à la sépia.
Autre grande toile.

Salle 209. 
Marcel Loyau (1895-1936) : Groupe équestre. Centaure ou Le Centaure Chiron et Achille.
Le centaure porte en croupe un jeune archer nu. Beau bronze.

Salle 210. Salle Olivier Debré.
Plusieurs grandes toiles abstraites de Debré. Deux bronzes.
Vieira da Silva : La Voie de la Sagesse.
Alberto Giacometti. Bronze


Pierre Buraglio : Rue Clément-Marot (acquisition 2015)


Salle 211.
Céramiques dans le goût de Bernard Palissy : Charles-Jean Avisseau – Léon Brard – Joseph Landais, etc.

Dans l'escalier, vers le rez-de-chaussée :
Blin de Fontenay : 2 Bouquets de fleurs.
Philippe de Champaigne
: Paysage avec St Zosime. (ou Saint Zozime donnant la communion (le viatique) à sainte Marie l’Egyptienne). Une des 4 représentations de saints dans un paysage peintes pour l’appartement d’Anne d’Autriche au Val-de-Grâce à Paris (2 dans les réserves du Louvre – une au musée de Mayence).

Rez-de-Chaussée :
Donati Creti (1671-1749) : Jeune Garçon tenant une page d'écriture.
Ste Marthe
- Ste Marie-Madeleine. Debout, elle tient un crâne contre son ventre. Camaïeu gris-vert. Sensible, sculptural.
Giuseppe Bazzani
(1690-1769) : St Antoine de Padoue et l'enfant Jésus. St Antoine serre l'enfant Jésus contre lui ; scène pleine de tendresse.
Sebastiano Conca
(1676-1764) : Adoration des Mages.
Ec. vénitienne
(fin 16e) : L’entrevue de Judith et Holopherne. Provient de Chanteloup. Attr. à Andrea Vicentino (influence de Véronèse). Vêtue de son costume de joie et parée de tous ses bijoux, Judith s’était faite aussi belle que possible pour « séduire les regards de tous les hommes ». Béthulie, en Judée, était assiégée par les Assyriens.

Collection de primitifs italiens : En 1963, le musée reçoit la collection (38 peintures et 12 sculptures) du peintre et collectionneur Octave Linet (1870-1962) constituant ainsi la plus grande collection de Primitifs italiens après celles du musée du Louvre et du Petit-Palais d'Avignon.
Naddo Ceccarelltelier de Lippo Vanni (14e) : Couronnement de la Vierge et Christ bénissant.
Lippo d'Andrea (Florence, 1377-1451) : Les Funérailles de St Benoît


Naddo Ceccarelli (Sienne, 14e) : 2 panneaux d’un diptyque.
L'Annonciation - L'Adoration des Mages.
Panneau 1 : L'ange Gabriel (haut) ; la Vierge, l'enfant et un Mage agenouillé (bas).
Panneau 2 : La Vierge (en haut) ; les 2 autres Mages (en bas).

Niccolo di Tommaso (Bologne, 15e) : Joseph d'Arimathie.
Cecco di Pietro (fin 14e) : Vierge à l'enfant dite Vierge aux cerises. La Vierge tend une grappe de cerises à l'enfant.

Entourage de Cima da Conagliano (1470-1518) : 3 panneaux d’un « cassone » (coffre de mariage).
Les Funérailles de Marcus Plautius et Orestilla.
Thème de la fidélité conjugale masculine.
Artémise buvant les cendres de Mausole.
Thème de la fidélité à la mémoire d’un époux. Artémise boit les cendres de son époux le roi Mausole après l’avoir fait incinérer. Elle fait élever à Halicarnasse un monument funéraire, le Mausolée, l’une des 7 Merveilles du monde.
Antonio Vivarini (1415-1476) : Deux panneaux sur fond de feuilles d'or.
St Antoine de Padoue - St Louis de Toulouse
.
Giovanni di Tano Fei
(fin 14e) : Annonciation.
Giovanni di Paolo
(1417-82) : La Vierge et l'enfant. Fond rouge, probablement en raison de l'usure de la feuille d'or.
 

Lorenzo Veneziano (14e) : Les Anges musiciens et Le Couronnement de la Vierge (1372) : 2 panneaux réunis récemment. Tempera sur bois de peuplier. Le choix de la palette, composée d’orange pour l’estrade en bois, de vert, de rode, de bleu lapis pour les vêtements, et de gris pour les carnations, est une constante chez Lorenzo Veneziano. Grand novateur de l’école vénitienne de la seconde moitié du Trecento, le peintre a su se dégager très tôt du style rigide byzantin, et introduire souplesse et réalisme. Provient d’un polyptyque démembré d’une église de Bologne.
Deux autres éléments du retable achetés en 2005 :
Les Funérailles de St Jean-Baptiste – La Crucifixion.

Andrea Mantegna (né près de Vicence, 1431-1506) :
Deux panneaux célèbres, chefs-d'oeuvre du musée. Envoi du Muséum central 1806.
C’est à la fin de l’année 1456 que Gregorio Correr, abbé commandataire du monastère de San Zeno, à Vérone, commande au jeune Mantegna (travaillait à Padoue) le retable pour un maître-autel de l’église.
-Le Christ au Jardin des Oliviers. La composition est faite selon trois triangles emboîtés les uns dans les autres. Premier triangle à gauche, le mont Sion surmonté de la ville de Jérusalem. A droite, le mont des Oliviers (pas d’oliviers, mais un oranger et un citronnier), avec Jésus en prière, au sommet d’une pyramide. Dans la partie inférieure, les 3 disciples endormis, avec de G. à D. : Jacques, Jean (son frère), et Pierre (autre triangle plus petit). Au-dessus de Jésus un ange lui tend un calice (pour recueillir le sang). Le troisième grand triangle contient la montagne de la Résurrection couleur de feu (montagne reprise dans le troisième panneau, la Résurrection).
Au pied de la colline, les soldats Romains sont précédés par Judas qui tourne le dos (à Jésus et à la vie). La lumière vient de droite.
Un lapin - et deux ruches environnées d’abeilles : image de la concorde et de la communauté parfaites, métaphore de l’Eglise ; image aussi de l’obéissance (un monastre bénédictin est comparé à une ruche). La ruche est l’antithèse de la trahison de Judas.
-La Résurrection. Mouvement vertical, Jésus dressé, sort de son tombeau environné de rayons de lumineux ; la grotte forme une espèce d’arc de triomphe monumental. Le Christ est entouré de fins rayons d’or et de têtes d’angelots. Drapé remarquablement traité. Diverses attitudes et expressions des soldats. Un bouclier (au centre) fait d’une carapace de tortue ; à droite, une épée cassée.
Le 3e panneau (central) de la prédelle, La Crucifixion, est au Louvre. On retrouve à l’arrière-plan la ville de Jérusalem.
La prédelle était surmontée de 3 grands panneaux, qui sont toujours à Vérone (restitués en 1815).
Panneau central : Vierge à l’enfant assise sur un trône.
Panneau de gauche : (G vers D) St Pierre – St Paul – St Jean l’Evangéliste – San Zeno.
Panneau de droite : (D vers G) St Jean-Baptiste – St Grégoire – St Laurent – St Benoît.
En 1956, tentatives pour réunir les 3 éléments de la prédelle, à Tours. Mais le Louvre propose de les réunir à Paris contre compensations. Refus de la municipalité de Tours (avec juste raison), et statu quo.

Giovanni Battista Moroni (1520-78) : Portrait d'homme. Finesse dans l’interprétation psychologique.
Ec. de Fontainebleau
(16e) : Le Bain de Diane.


Octobre 2013 - Très belle exposition temporaire consacrée à François-André Vincent (1746-1816)

François-André Vincent : St Jérôme dans le désert (Montpellier)
Bélisaire réduit à la mendicité secouru par un officier des troupes de l'Empereur Justinien (1776 - Montpellier) 

Décembre 2015 - Exposition temporaire consacrée à Louis-François Cassas (1756-1827)
Ruines de Palmyre (1785 - Tours)




Juin 2016 – Projet : Donation de 1 200 œuvres au Musée des Beaux-Arts
Léon Cligman, 96 ans, ancien patron d'un immense empire industriel dans le textile, et son épouse, elle-même artiste, ont proposé de céder au musée de Tours des centaines d'œuvres: des peintures, des sculptures, des dessins… réalisés par Delacroix, Corot, Caillebote, Toulouse-Lautrec, Degas, Carpeaux et bien d'autres encore.



2 commentaires:

xavier a dit…

bonjour, je lis avec plaisir votre blog,et j'ai aperçu que dans la visite au musée de Tours il y a un tableau donné a Claude Vignon, le Spadassin, que selon le catalogue de l'exposition Simon Vouet les années italiennes de l'année dernier sera plutot une copie d'après un original de Vouet ajourd'hui a Brunswick. on es encore loin de tout savoir sur les tableaux, surtout du XVII.
Merci pour nous faire visiter le riche patrimoine des musées françaises.
Xavier, Montpellier

Jean-Louis Gautreau a dit…

Merci pour ce commentaire qui prouve une lecture attentive de votre part...
Il est vrai que l'attribution des oeuvres est un problème permanent, puisque régulièrement des études remettent en question les travaux antérieurs. C'est le cas du petit Rembrandt du musée qui a connu de nombreuses batailles d'experts.