dimanche 16 mars 2008

ORLEANS 2/3


Musée des Beaux-Arts d’Orléans (suite)
(département : Loiret)

Vendredi 12 janvier 2018 -  Premier étage
Inauguration de la salle des grands formats XVIIe et XVIIIe

Salle des grands formats, le jour de l'inauguration
Pierre Moreau, Président des Amis des musées d'Orléans, et son épouse Joëlle

A - Les peintures religieuses

Sur les murs 1 et 2 - Ensemble des peintures commandées pour l’église du Prieuré Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (actuelle préfecture d’Orléans).

Mur 1 (partie droite) - En bas – peintures religieuses
Louis de Boullogne (1654-1735) : La Sainte Famille (c. 1600). A gauche, Elisabeth et Jean-Baptiste ; au centre, Jésus et sa famille, Marie et Anne ; les deux hommes, Joseph et Joachim, à l’arrière-plan, paraissent en retrait. Geste tendre de Jean-Baptiste qui baise la main de son jeune cousin.
Guy-Louis Vernansal (1648-1729) : Élève de Le Brun. Bacchus couronnant Ariane
Guy Louis Vernansal le vieux : Bacchus enfant confié par Mercure aux Nymphes. Bacchus est fils de Jupiter et d'une princesse de Thèbes, Sémélé. Alors qu'elle est enceinte, Junon, jalouse, prend l'apparence d'une vieille femme et sème le doute dans son esprit : son amant est-il vraiment un dieu ? Inquiète, Sémélé boude Jupiter, qui, pour rentrer en grâce, promet d'exaucer un de ses vœux. "Demande-lui, souffle la prétendue vieille de se montrer à toi dans toute sa gloire !" Jupiter, après avoir vainement tenté de dissuader Sémélé, lui apparaît entre foudre et éclairs, et la pulvérise. Il retire le bébé de son sein et le fait coudre par Mercure dans sa propre cuisse jusqu'à terme.
Mercure porte le nouveau-né à la déesse Leucothoé (Ino), mais Junon le retrouve et le persécute. Mercure le change alors en chevreau, et le confie aux nymphes du mont Hélicon, qui le nourrissent de miel.

Guy-Louis Vernansal (1648-1729) : Ste Bathilde vendue à Archambault (1700).
Tableau commandé par les Jésuites, pour un exercice de collège. Le sujet énigmatique devait être découvert par les élèves.
Il s'agit d'un épisode de la vie de Bathilde, jeune princesse saxonne, enlevée puis vendue comme esclave. Elle fut achetée par Archambault, maire du palais de Clovis II, lequel en fit son épouse. Veuve, elle devint régente du royaume, la tutrice de son fils Clotaire, et fonda divers monastères dont celui de Chelles où elle se retira.
L'énigme à découvrir, serait celle de l'introduction de la porcelaine en Europe.

Mur 1 - En haut
Guy-Louis Vernansal : Le Banquet des Noces de Bacchus et Ariane (1709 – saisie révolutionnaire)


Mur 2 - En bas – peintures religieuses
Noël Hallé (1711-81) : St Martin devant Valentinien. Martin (4e s.) veut intercéder pour des prisonniers, mais l'empereur refuse de le recevoir. Martin ouvre miraculeusement la porte du palais. Le trône devient si brûlant que l'empereur doit se lever pour l'accueillir. Valentinien lui accorde la liberté des captifs. (2 soldats remarquent que le feu a pris sous le fauteuil de l’empereur).
Jean-Baptiste Deshays (1729-65) : St Benoît mourant recevant le Viatique (1761)

Noël Hallé : La Fuite en Égypte (1759). Belle atmosphère. Une composition en "V" encadre Jésus.
Robert Le Lorrain (17e) : Vierge à l’Enfant. En pierre
Plat Joseph Sauvage (1744-1818) - 3 panneaux en trompe-l’œil (de haut en bas) : Angelots autour d’une corbeille de fleurs (1775-80) Angelots offrant une palme et une couronne de fleurs à la figure de la Vierge en médaillonAngelots et putti offrant une palme, une couronne et une guirlande à la figure du Christ en médaillon.

Mur 2 - En haut
Joseph-Marie Vien (1716-1809) : Jésus Christ et les disciples d'Emmaüs. (1759) - (à gauche)
Deux disciples se rendent au bourg d'Emmaüs. Ils sont tristes et doutent. Un troisième voyageur se joint à eux et leur rappelle les prophéties de l'Ancien Testament. Ils l'invitent à dîner avec eux à l'auberge. au moment où il bénit et rompt le pain, ils le reconnaissent : c'est Jésus. Il disparaît alors à leurs yeux. Trois disciples. Un groupe d'ange et angelots dans la partie supérieure.
J.-Baptiste-Marie Pierre (1714-89) : La Résurrection du Christ (au centre)
Jean II Restout (1692-1768) : Prix de Rome. La Salutation angélique (premier acte de l’Annonciation). Composition en diagonale. Éléments du monde terrestre en bas à droite.


Mur 3 – En bas - œuvres religieuses
Pierre II Poncet : Ste Anne accompagnée de Marie faisant l'aumône.
Attr. à Nicolas Hubert : St Joseph. Pierre
Philippe de Champaigne  et Atelier : St Charles Borromée. (1666) Agenouillé, en prière.
Archevêque de Milan à 23 ans, cardinal à 37 ans (1538-84). Pendant la peste de Milan (1576), il participe aux processions la corde au cou. La Vierge lui apparaît et le présente à la Trinité.

Michel Corneille, le père (1603-64) : Élève de S. Vouet ; épouse sa nièce.
St François-Xavier en prière devant la Vierge à l'enfant. Pour l'église St Maclou, chapelle du collège des Jésuites d'Orléans. Evangéliste des Indes. Même personnage (barbu) que dans le tableau de Vignon. Beau traitement du grand surplis blanc.
Claude François, dit Frère Luc (1615-85) : Elève de Simon Vouet. Il prend l'habit des Récollets, mais il continue à peindre pour son Ordre.
St François d'Assise, la vision de la fiole d'eau transparente. Dieu lui rappelle ainsi la pureté du sacerdoce.

Jacques Blanchard (1600-38) : Le pape Nicolas V dans le tombeau de St François d'Assise. Visitant Assise en 1449, le pape Nicolas V fait ouvrir le cercueil de St François, dont le corps, qui se tient debout sans soutien, exhale un suave parfum. Les stigmates apparaissent, sur ses pieds.

Claude Vignon (1593-1670) : Le Triomphe de St Ignace de Loyola. (1628). 3,92 x 2,51 m
St Ignace (1491-1556) est le fondateur, en 1540, de la Compagnie de Jésus (Ordre des Jésuites), et le premier supérieur général. Canonisé en 1622, ce tableau illustre cet évènement.
Au centre, Ignace, revêtu d'une dalmatique richement ornée, a une vision du Christ. Dans la partie supérieure, le Christ portant sa croix, la Vierge, le Saint-Esprit, les apôtres et trois angelots sous les pieds de Dieu le père bénissant (entouré de saints du paradis). A gauche, 3 autres saints jésuites, François-Xavier, vêtu d'un surplis blanc, Louis Gonzague (Jésuite italien), et Stanislas Kostka. Mouvement ascendant : Jésus et Marie intercèdent auprès de Dieu. Les "4 continents" en bas à droite, évoquent l'expansion du christianisme par l'intermédiaire des Jésuites.

Mur 3 - En haut – Œuvres religieuses
Anonyme France (17e) : St Benoît nourri par le frère Romain. Benoît porte l’habit noir des Bénédictins.
Pierre Monier (1641-1703) : Le Portement de croix. Véronique, Marie, Jean-Baptiste, Marie-Madeleine, et Simon de Cyrène qui l'aide à porter sa croix.
Jean Senelle : St François donnat le Cordon du Tiers-Ordre à Louis IX.
Nicolas de Plattemontagne (1631-1706) : Apollon et Diane tuant les enfants de Niobé. ("Métamorphoses") Diane (Lune, chasse la nuit), fille de Latone et de Jupiter, est la sœur jumelle d'Apollon (soleil, le jour).
Fille de Tantale, roi de Lydie. Elle a de nombreux enfants (7, 12, ou 20, selon les textes), les Niobides, et se moque de la déesse Latone qui n'en a que deux, Apollon et Diane. Ceux-ci vengent leur mère en perçant de flèches la progéniture de Niobé. Puis les dieux prennent en pitié la malheureuse mère et la changent en un bloc de marbre d'où jaillit une source.

Au-dessus du grand tableau de Claude Vignon :
Pierre II Poncet (1612-59) - Noël Coypel (1628-1707) : Simon Stock recevant le scapulaire. Coypel (élève de P. Poncet) a réalisé la Vierge, l'enfant et les anges.
Scapulaire : vêtement porté par certains religieux fait d'une pièce d'étoffe qui tombe, depuis les épaules, devant et derrière.
Simon Stock : sixième général de l'ordre des Carmes, fondateur et propagateur de la dévotion du scapulaire. Il lui aurait été remis par la Vierge du Carmel en privilège spécial ; il devait protéger de l'enfer tous ceux qui le porteraient.


B - Espace Richelieu
Toutes les œuvres présentées dans cet espace proviennent du château de Richelieu
Au premier plan, ensemble de 4 "Termes" (les 4 saisons) qui ornaient les jardins du château. 
L'Hiver et le Printemps

Mur 3 – En bas (partie droite)
Ecole toscane - attr. à Domenico Cresti : Caïn tuant Abel. (donation Pilté)
Ce tableau a été remarquablement restauré à l'occasion de l'exposition consacrée au château de Richelieu : "De Richelieu à Richelieu".

Nicolas Prévost (1604-70) : Le Sacrifice de Polyxène sur le tombeau d’Achille. Le tableau se trouvait dans la chambre du roi, au-dessus de la cheminée. (cycle de l’histoire d’Achille). Donation Pilté-Grenet.
Princesse troyenne mythique, la plus jeune des filles de Priam et d'Hécube. Achille tombe amoureux d'elle au cours d'une trêve. Priam envisage de sceller la paix par leur mariage, mais Pâris souhaite la reprise des combats, afin de n'avoir pas à rendre Hélène. Apprenant par sa sœur que le point faible d'Achille est son talon (Thétis, sa mère, l'a plongé dans le Styx, fleuve des Enfers, pour le rendre invulnérable, mais elle l'a tenu par son talon), il la rend complice d'une machination : Polyxène donne rendez-vous à Achille dans le temple dont elle est la prêtresse. Le héros se déchausse pour entrer et Pâris le tue d'une flèche au talon. Sacrifiée sur la tombe d'Achille par Pyrrhus, le fils du héros, elle se dégage des mains des soldats, et offre sa gorge au couteau, déclarant qu'elle veut mourir en princesse, non en esclave. 

Statue d'homme drapé en Esculape - "Julien l'apostat" (1er-2e s.) - Le cardinal possédait une immense collection de sculptures antiques (près de 400 œuvres), 250 d'entre elles ornaient le château de Richelieu. Dépôt du Louvre

Nicolas Prévost : Porcia avalant les charbons ardents après la mort de Brutus. Donation Pilté-Grenet.
Marcus Junius Brutus (v.86-42 avt J.-C.), fils adoptif de Jules César, est élevé par son oncle, le philosophe Caton d'Utique (homme politique romain, philosophe stoïcien et modèle de vertu républicaine, (95-46)) dont il épouse la fille, Porcia.
Il se bat pour Pompée contre César qui, victorieux  à Pharsale, se montre bienveillant à son égard et le nomme gouverneur en Gaule cisalpine. Il prend cependant, avec son ami Cassius, la tête d'un complot contre César.
Au nom de la République, Brutus, Cassius et leurs comparses, assassinent César à son arrivée à la Curie. Poursuivis, ils se réfugient en Grèce où Brutus soumet plusieurs villes.
Rejoints par l'armée d'Octave (Auguste) et de Marc-Antoine, Cassius et Brutus sont vaincus à Philippes, en Macédoine. Cassius est tué, Brutus se suicide. Octave tranche la tête de Brutus et l'envoie à Rome pour qu'on la pose sur la tombe de César. Après le désastre de Philippes, Porcia se donne la mort en remplissant sa bouche de charbons ardents (42 avt J-C).

3 petits panneaux peints sur bois – éléments décoratifs de lambris. Traités en camaïeu rouge. 4 autres sur le mur en face

Mur 3 – En haut
Martin Fréminet (1567-1619) : Huit panneaux, provenant du château de Richelieu : Les 4 Evangélistes et les 4 Pères de l’Église étaient destinés à la chapelle du Saint-Esprit du château de Fontainebleau. Seconde école de Fontainebleau. Donation Pilté-Grenet.
Les 4 Évangélistes : Luc (Bœuf) - Jean (Aigle) - Mathieu (ange ou Homme ailé) - Marc (Lion)


Mur 4 – en bas
Jacques Sarrazin (1588-1660) : Il sera l'un des fondateurs de l'Académie royale de Peinture et de Sculpture (1648), institution qu'il dirigera à partir de 1654.
Enfant nu assis sur un dauphin. Marbre. Élément d’une fontaine du château de Richelieu. Don de M. Pilté-Grenet en 1824.
Les colonnes rostrales en marbre ornaient le pavillon d'entrée du château de Richelieu. Elles rappellent que le cardinal, créateur de la Marine royale, était Surintendant de la Navigation (détail).

Nicolas Prévost (1604-70) : Salomon adorant les idoles. Sous les traits d'Henri IV et Marie de Médicis. Ce tableau évoque les dérives d'un grand souverain, amené par ses épouses étrangères nombreuses, au polythéisme, et qui, par cela, attire la colère de Dieu sur son peuple. Donation Pilté

"Vénus Richelieu" (1er-2e s.) - d'après un original grec hellénistique 

Jean Mosnier : Henri IV en Salomon recevant l'hommage de Marie de Médicis en Reine de Saba.
Paul de Vos (1595-1678) et Jan Wildens (paysage) : Cheval attaqué par 4 Loups.
Flamand. Beau-frère de Frans Snyders. A gauche, le cavalier s’enfuit. Château de Richelieu. Achat 1863.

Mur 4 – en haut
Martin Fréminet (1567-1619) : 4 panneaux provenant du château de Richelieu, destinés à la chapelle du Saint-Esprit du château de Fontainebleau). Seconde école de Fontainebleau. Donation Pilté-Grenet.
Les 4 Pères de l'Eglise : JérômeAmbroise - AugustinGrégoire
Martin Fréminet : Saint Ambroise et saint Grégoire

At. de Paolo Caliari, dit Véronèse : Astronome tenant une sphère armillaire : Zoroastre ?
At. de Paolo Caliari, dit Véronèse : Allégorie de la Navigation : Averroes ? (1590-1600 – dépôts du musée de Chartes)


Mur 1 (partie gauche) - En bas
Claude Deruet (1588-1660) : Peintre Lorrain.
Quatre grands panneaux illustrent à la fois les 4 éléments et les 4 saisons : L'Air (l’Automne) - L'Eau (l’Hiver) - La Terre (le Printemps) - le Feu (l’Eté). Disposés sur un fond bleu orné de petites fleurs d'or, ils décoraient le cabinet de la reine Anne d'Autriche au château de Richelieu. Donation Pilté-Grenet.

Claude Deruet : L'Air ("Automne") est le premier de la série. Acquis par Richelieu. Les trois autres, commandés par le cardinal, sont venus compléter la série ultérieurement. Il représente la duchesse de Lorraine accompagnée de dames de la cour. C'est le seul qui n'est pas consacré à la gloire de la famille royale.

Claude Deruet : L'Eau (ou "l'Hiver") montre l'eau sous ses deux aspects liquide, et solide (neige et glace). La famille royale qui arrive dans une somptueuse nef d'apparat, est accueillie par le cardinal. De nombreux couples de jeunes aristocrates profitent des plaisirs de l'hiver ; deux traîneaux renversés mettent certaines jeunes femmes en fâcheuses postures.

Claude Deruet : Dans la plus importante des compositions, La Terre (ou "le Printemps"), la famille royale apparaît au centre de la composition. Sur le char, Anne d'Autriche, avec ses deux fils : elle tient Philippe dans ses bras. A gauche du char, Louis XIII et son frère Gaston d'Orléans, caracolent à cheval. A droite du char, on voit deux cavaliers maladroitement repeints au 19e ; à cet emplacement Richelieu était représenté à cheval (dessin préparatoire au Louvre). Au-dessus du char royal, le château neuf de Saint-Germain-en-Laye, où sont nés les enfants royaux. Le grand cortège de gauche : la famille royale reçoit l'hommage des grandes régions de France symbolisées par des chariots précédés de tutella, emblèmes des cités (délégations des villes de France) ; à droite, un autre cortège évoque les quatre continents, représentés par des animaux exotiques, qui viennent rendre hommage à la famille royale (délégations des pays du monde). A droite du char, on remarque deux cavaliers (mal repeints au 19e) à l’emplacement d'un manque (accident ?). Sur un dessin préparatoire du musée du Louvre, on voit que Richelieu figurait à cheval, à la place de ces deux cavaliers.
A l'extrême gauche, un char transportant les 9 Muses.
A l'extrême droite, les déesses de l'Olympe : Junon (le paon est son attribut), Minerve, Diane, Vénus et son fils Amour.
Dans le ciel, les chars des Vertus associées à la royauté. Les 3 Vertus théologales : la Foi (au centre), l'Espérance (à l'extrême gauche), et la Charité (à l'extrême droite) ; et les 4 Vertus cardinales : la Justice et la Force (à gauche) - la Prudence et la Tempérance (à droite).

Les 3 Vertus Théologales (qui a Dieu pour objet) :
la Foi (croix, hostie, cœur enflammé) - l'Espérance (l’ancre, symbole chrétien qui signifie la solidité de la foi) - la Charité (femme et enfants).
Les 4 Vertus Cardinales :
la Justice (épée et balance) - la Prudence (la femme se regarde dans un miroir, un serpent enlacé autour de son poignet) - la Force (colonne, selon tradition médiévale ; un lion pour monture) - la Tempérance (vin versé dans une coupe ; bride les passions).
Claude Deruet : Le Feu (ou "l'Eté") est représenté par une fête nocturne illuminée par de nombreux feux d'artifice, dans un spectaculaire ensemble architectural imaginaire. Le roi surgit à droite de la composition, le cardinal apparaît à un balcon. Au centre de la toile, on distingue la reine et ses enfants.

4 petits panneaux peints sur bois – éléments décoratifs de lambris. Traités en camaïeu de rouge.
Les 7 panneaux ont été acquis en 2015 pour 51 250€.

Mur 1 - En haut – Espace Richelieu
3 grands tableaux de batailles ornaient la galerie des Batailles du château. Sur les 20 toiles prévues à l'origine, 12 ont été conservées : 3 toiles sont au musée de Tours, et 6 autres au musée de Richelieu.

Au-dessus de la porte :
At. de Paolo Caliari, dit Véronèse : Allégorie de la Navigation – Ptolémée ?




 - Les autres salles du premier étage sont en cours de rénovation.


Premier étage
Gérard de Lairesse (1640-1711) : Les 4 âges de l'humanité. Quatre toiles composées à partir des "Métamorphoses d'Ovide" ; Ovide raconte la création de l'homme et son évolution jusqu'à la déchéance.
L'Age d'Or : Cérès (la Terre) domine la scène ; elle produit des fruits en quantité. C'est le printemps éternel. L'abondance et la paix règne sur la Terre. Sans lois, la bonne foi et l'honnêteté étaient pratiquées. Pas de guerres ; il n'était pas nécessaire de se protéger.
L'Age d'Argent : Jupiter, maître du monde, réduit la durée du printemps, il règle l'année en 4 saisons ; l'hiver apparaît. Les hommes se réfugient dans des demeures : grottes, puis abris de branchages. Ils sont obligés de cultiver et de semer pour se nourrir, et de filer pour se vêtir. Création des arts.
L'Age de Bronze : Athéna-Minerve, déesse de la guerre et des arts, domine la scène. La situation est plus difficile. Les hommes recourent facilement à l'usage des armes. La Justice est nécessaire pour régler les conflits de plus en plus fréquents. Les enfants se chamaillent. Il faut construire des fortifications pour protéger les cités. Les arts sont détruits.
L'Age de Fer : Tout va mal. Ere de destruction. Déroute de l'honneur, de la franchise, de la loyauté, pour la tromperie, la ruse, la violence, le crime, et le vol. L'homme exploite les richesses de la terre, l'or et le fer, pour faire la guerre. Au sommet de la composition, l'Ignorance aux yeux bandés. Au centre, la guerre et sa folie destructrice. La justice est renversée. La corne d'abondance est vide.


Nicolas Maes (1632-93) : Portrait d’homme. A travaillé dans l’atelier de Rembrandt.



Salle des paysages
 
Emmanuel de Witte (1617-91) : Intérieur d'un temple.
Cornelis Gerritsz Decker (1623-78) : Village au bord d'un canal au soleil couchant. Beaux détails des masures alignées le long du canal. camaïeu de breu à l'exception de deux petites taches vermillon.

Sebastiano Ricci (1659-1734) : Aurore et Céphale. (anciennement : Vénus et Adonis)
Felice Giani (17581823) : Apollon confiant le char du soleil à Phaéton. Esquisse.
Premier étage.



Le Nain (Louis, frères) : Bacchus découvrant Ariane à Naxos. (1630).
Une des 3 œuvres connues d’inspiration mythologique. Acquis en 1970, pour 213 000 F.

Salle des portraits français du 17e.
François Quesnel (Attr.) (1543-1616) : Portrait de femme à fraise blanche.

Jeune veuve d’un gouverneur de Meung-sur-Loire. Harmonie de blanc et noir, visage porcelainé. Très délicat et très beau. Portraitiste de la Renaissance : « Portrait de Henri III » (Louvre)

 
Philippe de Champaigne (1602-74) : Portrait du dauphin Louis. Petit portrait de Louis XIV enfant. Nouvelle attribution récente.
Ecole française (1640-60) : Portrait de femme en Minerve. Allégorie. Se reconnaît au casque, à la chouette (son emblème), à la tête de Méduse qui orne son bouclier.
Gilbert de Sève : Portrait de femme en Ste Catherine d’Alexandrie.
Louis Elle (1612-89) : Portrait de femme. Même modèle que toile précédente.

Nicolas de Largillierre (1656-1746) : Portrait de Joseph Laîné de Ste Marie, Conseiller du roi, trésorier de France au bureau des finances de la généralité d'Orléans. (1710)

François de Troy (1645-1730) :Portrait d'Anne Louise Bénédicte de Bourbon, duchesse du Maine.

Ec. française (17e) : Portrait d’homme (c. 1700)

Henry Gascard (1635-1701) : Portrait de Philippe de France, dit Monsieur (frère de Louis XIV). A comparer avec le portrait de Bordeaux.

Dans le couloir
Pierre Poncet (1612-59) - Noël Coypel (1628-1707) : Simon Stock recevant le scapulaire. Coypel a réalisé la Vierge, l'enfant et les anges.

Sixième général de l'ordre des Carmes, fondateur et propagateur de la dévotion du scapulaire. Il lui aurait été remis par la Vierge du Carmel en privilège spécial ; il devait protéger de l'enfer tous ceux qui le porteraient.

Ecole française (vers 1660) : Les Bergers d'Arcadie. "Et in Arcadia ego" : "Même en Arcadie, moi, la mort, j'existe". Inspiré du célèbre tableau de Poussin.
Francisque Millet (1642-80) : Paysage avec Mercure et Battus.

 Salle des portraits du XVIIIe.
J.-Marc Nattier (1685-1766) : Portrait d’Henriette de France en Flore.
Nicolas de Largillierre (1656-1746) : Portrait de femme (1729). Femme mûre, replète, assez disgracieuse. Manteau bleu brodé d'or, chemise blanche à dentelles. Tenue volontairement négligée.
Donat Nonotte (1708-85) : Portrait du graveur Jean Moyreau. (1742). Veste grise sur chemise blanche à dentelles. Négligé élégant. Le graveur est représenté entouré des attributs de son art.
Louis Tocqué (1696-1772) : Portrait du marquis Nicolas de Luker (1743). Elégant.


François Hubert Drouais (1725-75) : Portrait de la marquise de Pompadour. (dans un ovale) Etude du portrait en pied de la National Gallery de Londres.
 

Donat Nonotte (1708-85) : Portrait d'Aignan-Thomas Desfriches.
J.-Baptiste Perronneau (1715-83) : Portraitiste attitré des Orléanais.
Portrait de Robert Soyer, ingénieur des Ponts et chaussée. Directeur des travaux du Pont Royal. Habit rosé doublé de fourrure. Acheté 100F à M. Lartheau, juge de paix, et reçu au musée en 1883. La mère de M. Lartheau, épicière à Neuville-aux-bois l’avait acheté 3F à un marchand du Portireau.
Portrait de Charles-François Tassin de Charsonville (1791)
Portrait de Daniel Jousse, juriste à l'Université d'Orléans. (1765)
Martin Drölling (1752-1817) : Autoportrait.

Portrait de Michel Belot, beau-père de l'artiste. En train de lire.


Salle des portraits du 18e.

J.-Baptiste Greuze (1725-1805) : Portrait de Mme Marie-Anne Léger de Sorber. Extraordinaire de sensibilité et de délicatesse. Elle est vêtue de soie bleue à bordure de fourrure brune ; l'ovale du visage est souligné par un tissu noir.
 
J.-Baptiste Greuze : Portrait de M. Léger de Sorber, chirurgien major.
Louise Elisabeth Vigée-Lebrun (1755-1842) : Portrait de Mme Lesould. Banal.

Johann-Ernst Heinsius (1740-1812) : Portrait de Mme de la Rivière en Diane chasseresse.

-Portrait en chasseur de M. de la Rivière, intendant des armées navales.

Salle des grands formats XVIIIe
Jean II Restout (1692-1768) : 2 pendants. (histoire à ne pas confondre avec celle de Cincinnatus)

Abdolonyme travaillant dans son jardin. Un envoyé d'Alexandre vient le chercher pour lui offrir la couronne royale. (p. 67)
Abdolonyme paraissant devant Alexandre. Tiré de l'historien Quinte-Curce : Abdolonyme, descendant des rois de Sidon, réduit à l'état misérable de jardinier, fut choisi par Alexandre pour recevoir la couronne de ses ancêtres (en 332 avt JC).
Pierre Subleyras (1699-1749) : Diacre portant un chandelier. Deux études symétriques pour la "Messe de St Basile", de l'église Santa Maria degli angeli, à Rome. (p. 68)



Jean Bardin (1732-1809) : Mars sortant des bras de Vénus pour aller à Troie
Et Jean Bardin : esquisse préparatoire.
-Tullia faisant passer son char sur la corps de son père. Esquisse préparatoire du tableau présenté en 1765, pour le Prix de Rome (le tableau achevé est au musée de Mayence – Mainz).
Henri de Favanne (1668-1752) : La Chute de Phaëton. Esquisse de plafond.
Jean-François de Troy (1679-1752) : Loth et ses filles. L'une d'elles verse du vin dans une coupe d'or en forme de coquillage. (p. 64)
Claude-Guy Hallé (1652-1736) : L'Adoration des Mages. (relatée par Matthieu : Gaspar, Melchior et Balthasar présentent l'or (le roi) - l'encens (le dieu) - la myrrhe (qui sert à embaumer l'homme mortel))



Salle des paysages XVIIIe
François Boucher (1703-1770) : Le Moulin de Charenton.


Hubert Robert (1733-1808) : Paysage au soleil couchant. Grand format vertical.
-Lavandières dans les jardins d'une villa italienne. Jolie petite composition.
Charles-François Grenier de Lacroix, dit Lacroix de Marseille (1720-82) :

Marine, vue d'un port de Méditerranée - Paysage montagneux avec cascade.
Claude-Joseph Vernet (1714-89) : Vue des cascatelles de Tivoli -
Les Femmes à la pêche. Paysage "romantique".

 Le Cabinet des pastels 
Le cabinet des pastels du musée des Beaux-Arts d'Orléans a la réputation d'être le plus riche de France après celui du Louvre. Cependant un nombre limité d'oeuvres (une douzaine) est présenté en permanence dans une salle à l'éclairage spécifique (les autres sont dans les réserves). Par ailleurs, le musée de Saint-Quentin expose plus de 80 pastels, mais ce sont essentiellement des oeuvres de Maurice Quentin de La Tour.

J.-Baptiste Siméon Chardin (1699-1779) : Autoportrait aux bésicles. Célèbre. Autre version au Louvre.
Maurice Quentin de La Tour (1704-88) :

Etude préparatoire pour le portrait de Louis Sylvestre.
Portrait de l'abbé Réglet, homme de lettres.

Maurice Quentin de La Tour : Portrait d'un jeune Nègre. Chef-d'œuvre.
Jean-Marc Nattier (1685-1766) : Tête de jeune Fille.
J.-Baptiste Perronneau (1715-83) : Elisabeth-Félicité Pinchinat en Diane. Future épouse du maire d'Orléans.
-Anne-Catherine Chevotet (p. 108) - J.-Michel Chevotet, architecte du roi.


J.-Baptiste Perronneau : Pierre-Clément Raguenet, échevin d'Orléans.
-Portrait de femme - Elisabeth-Victoire de Grilleau - J.-Michel de Grilleau.

J.-Baptiste Perronneau : Portrait du peintre Hubert Drouais. Il tient un carton à dessins.
Portrait de femme en Aurore.


Charles Coypel (1694-1732) : Autoportrait. (1739) Le peintre porte un béret lie de vin, et une veste à brandebourgs avec un col de fourrure. Il tient un carton à dessins fermé par un ruban bleu.
Jean-Baptiste Pigalle (1717-85) : Le Nègre Paul, serviteur d'Aignan-Thomas Desfriches (c. 1760)
Buste d'Aignan-Thomas Desfriches.


29 janvier 2010 - Un don exceptionnel vient enrichir la collection de pastels d'Orléans
Maurice Quentin Delatour ou de La Tour (1704-88) : Portrait de Mme Restout en coiffure (Salon de 1738)
Madame Restout, née Marianne Hallé, soeur du peintre Noël Hallé, a épousé le peintre Jean Restout en 1729.
Legs de Mme Henriette Laurent-Valois, descendante de la dynastie des Hallé.
Ce magnifique pastel, qui est toujours resté dans la famille Hallé, vient rejoindre les nombreuses oeuvres des Hallé et de Jean Restout, présents sur les cimaises du musée.
Cette oeuvre est certainement le plus beau pastel de la collection orléanaise.
Antoine Monnoyer (1670-1747) : Corbeille de fleurs et fruits.
 
Jan Franz van Dael (1764-1840) : Nature morte de Pêches et Raisins. Peint sur marbre. Très belle œuvre.


Jan Franz van Dael : Bouquet de fleurs dans un Vase de pierre sur un entablement. A cette époque, les natures mortes n'ont plus valeur de vanité comme au siècle précédent. Ce sont simplement des tableaux décoratifs.
Christian van Pol (1752-1813) : Vase de fleurs sur une console de marbre.
Johannes Fabritius (1636-93) : Bouquet de fleurs et fruits.
Jean-Jacques Bachelier (Attr.) : La Lice allaitant ses Petits (1755-60). Bel éclairage sur la tête de la chienne. Répartition originale des zones de lumière sur les 6 petits enchevêtrés. Charmante composition traitée dans un camaïeu de blanc, gris et brun. Une lice est une chienne de chasse sélectionnée pour la reproduction.


Musée des Beaux-Arts d'Orléans

Pensez à consulter sur ce blog, les pages consacrées au château de Richelieu



3 commentaires:

Anonyme a dit…

je suis tombé par hasard sur votre site,

bonne continuation

Jean-Louis Gautreau a dit…

Merci, n'hésitez pas à revenir, il y aura régulièrement de nouveaux musées en ligne...

Anonyme a dit…

merci pour la visite
bonne continuation