dimanche 16 mars 2008

ORLEANS 3/3

Musée des Beaux-Arts d’Orléans (suite)
Peintures XIXe – XXe s.

Entresol - Espace Léon Cogniet et son atelier.
Léon Cogniet (Paris 1794-1880) : Grand Prix de Rome en 1817. Elève de Guérin.
Portrait de Joseph Cogniet, père de l'artiste - Portrait de Marguerite Cogniet, mère de l'artiste.
Portrait de Marie-Amélie Cogniet, sœur de l'artiste - Autoportrait.

Léon Cogniet : Autoportrait. (1817) Beau, élégant et romantique, lavallière rouge. Très proche du portrait de son père.

Léon Cogniet : Autoportrait, effet de lampe. Très beau. Regard dans l’ombre de la casquette (1840).

Léon Cogniet : Portrait de Achille-Etna Michallon. (Grand Prix de Rome du Paysage historique en 1817). Beau visage romantique, souriant et sensuel.
Etude d’Homme.

Marie-Amélie Cogniet (1798-1869) : Intérieur de l'atelier de Léon Cogniet. On remarque sur le tableau quelques chefs-d'oeuvre du Maître : "Caïn et Abel", "Briséis pleurant Patrocle", "L'Expédition d'Egypte sous les ordres de Bonaparte". (1831)
-Léon Cogniet dans son atelier en 1831. On remarque le "Portrait de Charles X" dans l'atelier.

-Caïn et Abel. Deux petites études d'ensemble montrant deux attitudes différentes de Caïn. Une étude achevée de la tête d'Abel, jeune garçon blond aux yeux levés. (vers 1820)
Louis-Vincent Fouquet (1803-69) : Intérieur de l'atelier du sculpteur Dantan aîné. (Salon de 1831)

Robert Lefèvre : Portrait du peintre Pierre Narcisse Guérin. Jeune homme mince, très élégant, en redingote grise. (Salon de 1801)

Espace consacré au concours du Grand Prix de Rome.
Nombreuses esquisses de candidats provenant du fonds d’atelier de Léon Cogniet. Un mur est plutôt consacré à des sujets liés à l’antiquité, l’autre à des sujets bibliques.
Léon Cogniet : Phèdre et Hippolyte. Esquisse (1802). La petite version est à Bordeaux ; la grande au Louvre.
-L'Offrande à Esculape
. Dieu de la médecine. Esquisse. Le grand tableau est au musée d’Arras.
Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) :
Andromaque et Pyrrhus
. Esquisse. Petite version à Bordeaux ; la grande version est au Louvre.

Léon Cogniet (1794-1880) : Briséis pleurant Patrocle. Deuxième prix de Rome en 1815.
Début de "l'Iliade" : Pour se dédommager de la perte de Chryséis, Agamemnon s'empare d'une autre captive troyenne, Briséis, chère à Achille. Furieux, Achille se retire sous sa tente, et refuse de combattre. Les Grecs sont en danger. Agamemnon envoie des présents à Achille, et propose de lui rendre Briséis, sans succès. Patrocle, cousin d'Achille, lui demande de le laisser combattre. Il prend les armes d'Achille. Imprudent, il poursuit les Troyens et tombe sous les coups d'Hector. Briséis pleure sur le corps de Patrocle. Achille décide reprendre le combat.
(Le tableau présenté en 1816 au Grand Prix de Rome se trouve au musée de Fécamp : "Oenone refusant de soigner Pâris".)
Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) : Clytemnestre hésitant avant de frapper Agamemnon endormi. Esquisse. Grande version au Louvre. Une autre petite version en dépôt à Amiens.
Sœur d'Hélène et femme d'Agamemnon, son second mari. Elle ne lui pardonne ni le sacrifice d'Iphigénie (voir Sébastien Bourdon), ni son concubinage avec Cassandre. A son retour triomphal de la guerre de Troie, elle l'assassine avec l'aide de son amant Egisthe.

Joseph-Désiré Court (1796-1865) : Grand Prix de Rome 1821.
Achille présente à Nestor le prix de la Sagesse. Esquisse pour le prix de Rome de 1820. Le sujet est tiré librement de L'Iliade
: lors des funérailles de Patrocle, des jeux furent organisés. Une coupe d'or restant à distribuer comme récompense, elle fut offerte par Achille au sage Nestor. L'œuvre définitive, celle du concours du Prix de Rome de 1820, est conservée au musée des Beaux-Arts de Rouen.

Merry-Joseph Blondel (1781-1853) : Grand Prix de Rome 1803.
-Zénobie trouvée par des bergers sur les bords de l’Araxe
(1812).
Le musée vient d'acheter sur le marché d'art parisien un tableau de Merry-Joseph Blondel représentant Zénobie trouvée par des bergers sur les bords de l'Araxe. Il s'agit d'une esquisse préparatoire pour un tableau exposé au Salon de 1812, puis acquis par l'Etat et déposé par le Louvre à Saint-Malo en 1872. Cette toile de grande dimension (413 x 315 cm) fut détruite pendant le bombardement de la ville en août 1944.
Le sujet est tiré des Annales de Tacite. Fille du roi d’Arménie Mithridate II. Rhadamiste (fils du roi des Ibères), son époux, ayant assassiné Mithridate, le couple doit s’enfuir devant les Arméniens révoltés. Mais Zénobie, enceinte, ne résiste pas à cette course, et « conjure son époux de la soustraire par une mort honorable aux outrages de la captivité ». Rhadamiste se résigne alors à la frapper de son cimeterre et la jette dans l'Araxe. Des bergers la retrouvent inanimée, mais vivante sur les bords du fleuve.

Scènes bibliques et autres :
Dominique-Louis-Ferréol Papety (1815-49) : Grand Prix de Rome 1836.
Le Frappement du rocher
. Réplique réduite du grand prix de Rome de 1836. Esquisse à Marseille.
Jules-Ambroise-François Naudin (1817-76) : La robe de Joseph rapportée à Jacob. Esquisse pour le prix de Rome de 1841.
Charles-Octave Blanchard (1814-42) : Grand Prix de Rome 1836.
Tobie rendant la vue à son père
. Esquisse pour le prix de Rome de 1835.
Louis-Jean-Noêl Duveaux (1818-67) ou Alexandre Legrand (1822-1901) :
Samuel sacrant David
. Esquisse pour le prix de Rome de1842.

Salle du 19e.

Eugène-Ernest Hillemacher (13 oct. 1818 - 2 mars 87) : Elève de Léon Cogniet.
Œdipe et Antigone s'exilant de Thèbes.
Toile réalisée en 1843 pour le concours du Grand Prix de Rome.

Nicolas-François Chifflart (1825-1901) : Gd Prix de Rome 1851. Elève de Cogniet. Périclès au lit de mort de son fils. Esquisse.
Joseph-Fortune Layraud (1833-1912) : Elève de Cogniet.
Sophocle accusé par ses fils
. Esquisse.
Joseph se fait reconnaître par ses frères. Esquisse pour le prix de Rome de 1863.

Jules Lefebvre (1836-1911) : Grand Prix de Rome 1861. Elève de Cogniet.
La Mort de Priam
. Esquisse pour le prix de Rome de 1861. Au centre, un soldat grec, debout, brandit son épée, prêt à frapper un vieil homme, allongé sur le sol, qu'il tient par les cheveux. A l'arrière plan, l'incendie de Troie : scène de panique et de désespoir. 
Jules Lefrbvre : La Mort de Priam (1861). Version définitive dans les collections de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (ENSBA).

Le séjour à la villa Médicis à Rome.
De nombreuses études faites pendant le séjour en Italie de Léon Cogniet, provenant de son atelier.
Léon Cogniet : L'artiste dessinant à la Villa Médicis.
-Vasque de la villa Médicis à Rome, effet de nuit.
Achille-Etna Michallon : Vue de la villa Médicis.
Arcade en ruines au premier plan, avec un personnage de dos. Dans l'ouverture de l'arc, on aperçoit la villa. 

Achille-Etna Michallon : Etude d'Oriental

Léon Cogniet : Voûte du Colisée au soleil couchant. A l'arrière plan, l'arc de Constantin.
-Ruines d'un temple près d'une montagne.
-Feu d'artifice au château Saint-Ange
-Vue de montagnes d'Italie - Passage des Alpes - Groupe de bâtiments abandonnés depuis l'occupation des Français, (environs de Rome).
-Portrait de Mazzochi, brigand italien - Jeune italienne rentrant des champs -

Léon Cogniet : Jeune Pêcheur napolitain. Belle petite étude.
-Paysage dans le golfe de Naples.
-Souvenir du Lac de Némi - Vue du Lac de Némi par temps d'orage
.
Léon Cogniet : Portrait d’une paysanne des environs de Rome. (Salon de 1824)
« J’ai rendu ce tableau
à Léon Cogniet le 13 décembre 2000, lors d’une visite au musée des Beaux-Arts d’Orléans. Avec Eric Moinet, son directeur de l’époque, nous avons comparé les deux versions de cette paysanne que conserve le musée, et M. Moinet a alors convenu sans difficulté que le tableau qu’il avait reproduit en 1997 et attribué à Marie-Amélie Cogniet était en fait celui de son frère Léon Cogniet. J’ai par la suite établi qu’il s’agissait du tableau que Léon Cogniet avait exposé au Salon de 1824 sous le titre de Paysanne des environs de Rome ; tête d’étude. Sylvain Laveissière s’est à son tour rendu au musée d’Orléans et s’est rendu compte que le tableau de Léon Cogniet avait été confondu avec la copie réalisée par sa sœur à la suite d’un mauvais étiquetage ». Bruno Chenique
(autres versions : au Louvre par Cogniet, au Havre par Géricault, ainsi que Schnetz et Navez)

Léon Cogniet : Scène du massacre des innocents. Le tableau achevé est au musée des Beaux-Arts de Rennes. (Salon de 1824).
-Esquisse d'ensemble (avec variante à gauche) - Etude en plan rapproché du groupe mère et enfant.
Léon Cogniet : Etude achevée (grandeur nature) des têtes mère et enfant.

Léon Cogniet : Le Tintoret peignant sa fille morte. Réplique réduite du tableau de Bordeaux.
-Visage de la fille de Tintoret
. Etude achevée.
-Tête de jeune fille morte
. Il s'agit d'une élève de Cogniet sur son lit de mort. Ce tableau est une source de la composition précédente.
-Léon Cogniet peignant son élève
. Même composition que celle de Tintoret. Petit format.

Eugène Delacroix (1798-1863) : Tête de vieille femme. Etude pour "Scènes des massacres de Scio" (Salon de 1824).
Léon Cogniet : Rébecca enlevée par Bois-Guilbert. D'après "Ivanhoé" de W. Scott. Tableau final à Londres, Wallace collection.
-L'Expédition d'Egypte sous les ordres de Bonaparte. Etudes préparatoires du plafond de la salle des papyrus et des manuscrits grecs du musée Charles X au Louvre.
Deux projets non retenus : "Scène allégorique" - "Scène de fantasia près des ruines de Thèbes".

Léon Cogniet : Une esquisse d'ensemble de "l'Expédition d'Egypte" - Etude d'homme nu assis - Etude de trois personnages. Huile sur toile
-Etude d'une tête d'égyptienne

Léon Cogniet : Etude d'Homme nu assis. Dessin au crayon

Léon Cogniet : Tête de jeune Arabe. Magnifique portrait aux yeux de braise.
-Saintes femmes au tombeau. Trois études d'ensemble pour l'église de la Madeleine à Paris. Une étude grandeur finale de la tête de l'un des anges.
-Tête de St Etienne. Etude pour "St Etienne portant secours à une famille pauvre" (St Nicolas-des-Champs, Paris)

Un étage plus bas. Le Salon rouge

Ferdinand Humbert (1842-1934) : Le Christ à la Colonne.

Louis-Maurice Boutet de Monvel (Orléans 1851-1913) : Le Bon Samaritain. Beau nu. Elève de Cabanel et Carolus-Duran.

Louis-Maurice Boutet de Monvel : L'Apothéose de la Canaille ou Le Triomphe de Robert Macaire.
Le 22 avril 1885, Le Figaro signale un nouvel incident au Salon. Le tableau, qui est une critique violente de la Commune, a été retiré pour des raisons morales et politiques. Un communard, couronné, et assis sur un trône démoli, tient un couteau sanglant et une bouteille à moitié vide. Robert Macaire (héros de mélodrame : Robert Macaire et son complice Bertrand sont des voleurs et des assassins) étend les mains au-dessus de sa tête comme pour le bénir. La France est couchée aux pieds du voyou. Acheté en 1980 par préemption. Mgr Lustiger, évêque d’Orléans, invité en 1981 à la présentation officielle du tableau, ne peut venir. Coloris tricolores. Le peintre à l’impression que la classe laborieuse, la populace aux mains tendues, est dangereuse.
Jean-Paul Laurens (1838-1921) : Elève de Léon Cogniet.
-St Jean dans le désert. Beau nu. (Salon 1868)
Jean-Henri Zuber (1844-1909) : Dante et Virgile aux enfers.
Léon Cogniet (1794-1880) : Glacier la nuit. Romantique et étrange.

Pierre-Paul Prud'hon (1758-1823) : Louis Antoine Lavallée, secrétaire général du Musée du Louvre
Louis-Maurice Boutet de Monvel (1850-1913) : Marguerite et Marthe à l'église.
Léon Cogniet : Bataille du Mont Tabor. 16 avril 1799. Salon de 1843. Victoire de Bonaparte.
Marie-Amélie Cogniet (1798-1869) : La Confession.
Léon Cogniet : Portrait de François-Marius Granet. Très beau ; regard pétillant d'intelligence.
Jules-Joseph-Augustin Laurens (1825-1901) : Sodome en flammes.

William Etty (1787-1849) : Jeanne d'Arc à la sortie d'Orléans, repoussant les Anglais.
Henri Lehmann (1814-82) : Vae victis, La Guerre. Reprend, en le modifiant, le décor réalisé par le peintre pour le palais du Sénat. (p. 86)

Henri Regnault (1843-71) : Portrait de Khadder, son jeune Groom au Maroc (1869-70)

Adrien Dauzats (1804-68) : Le Passage des Portes de Fer. 28 oct. 1839. Cette belle composition donne un sentiment de monumentalité à la masse de rochers. Les troupes françaises sont surveillées par les arabes postés au sommet des rochers. (version horizontale au musée Condé à Chantilly)
-La Prise de Sétif.
(Salon de 1844)

Autre vue du salon rouge
Jean-Pierre-Alexandre Antigna (1817-78) : Après le bain. (Salon de 1849) Le tableau a fait scandale.

Sébastien Louis Guillaume Norblin de la Gourdaine (1796-1884) : Prix de Rome 1825. Elève de Regnault et Blondel.
Cyparisse mourant sur le corps de son cerf.
Premier envoi de Rome (Salon de 1827) Beau nu masculin.
Ce jeune garçon aime et soigne un cerf merveilleux, consacré aux Muses. Un jour de chaleur où le cerf est caché sous l'ombre d'un buisson, il lance son javelot et le tue. Inconsolable, il obtient qu'Apollon le change en cyprès, arbre funéraire. Premier envoi de Rome, exposé au Salon de 1826. Donné par l’artiste en 1882.
Théodore Didier Delamarre (1824-83) : Jeune Lettré chinois écrivant au pinceau.

Narcisse Berchère (1819-91) : Enfants gardant les moissons de Dourah (Nubie).

Jean-Pierre-Alexandre Antigna (Orléans, 1817-78) : Scène d'incendie.Réalisme social. Peu après la Révolution de 1848, il s’est engagé dans une voie plus sociale. Dans cette œuvre, du Salon de 1850, il se veut dénonciateur de la misère et du dénuement des classes laborieuses attirées dans les villes par l’expansion de l’industrie. Critique sociale et exaltation des sentiments propres au romantisme.

Jean-Pierre-Alexandre Antigna : Aragonaise d'Anso. A gauche, deux femmes parées, dont l'une tient un enfant nu dans ses bras. A droite deux jeunes garçons du peuple, vêtus de haillons, admirent l'enfant ; celui qui est à l'extrême droite, joue de la flûte.
J.-Paul Laurens (1838-1921) : Cavalier vu de dos. Etude pour "La Révolte des Maillotins".

Jean-Jacques Henner (1829-1905) : La Mort du tambour Bara. Sans doute l'une des plus belles œuvres de Henner. Un jeune adolescent nu, imberbe, allongé, vu dans un audacieux raccourci. Magnifique modelé du corps, qui se détache sur un fond brun sombre. A gauche, le tambour forme une tache bleu et blanche. Près du tambour, une tache rouge carminé s'écoule de la tête du jeune Bara. 
Jean-Jacques Henner : La mort de Bara. Etude préparatoire
Dans les vitrines, de nombreuse petites études de : Auguste, Flandrin, Cogniet, etc.

Autres salles au niveau du Salon rouge.
L'épopée napoléonienne est évoquée par plusieurs petits tableaux :
Léon Cogniet : Episode de la retraite de Russie - Combat d'artillerie - Artilleurs, souvenir du champ.
-Louis-Philippe et son Etat-Major
. Esquisse.
-Esquisse du portrait du général Marie-Joseph Gilbert Motier, marquis de La Fayette -

Léon Cogniet : Les Drapeaux. Ce célèbre petit tableau évoque les Trois Glorieuses, les 3 journées révolutionnaires des 27, 28 et 29 juillet 1830. Trois drapeaux (un drapeau pour chaque jour) flottent au vent. A gauche, un drapeau blanc portant les armes du roi. Au centre, l'emblème royal a été arraché par un coup de canon ; dans la déchirure du drapeau, le bleu du ciel apparaît mais le rougeoiement des explosions rappelle que ce fut la journée la plus violente. A droite, le drapeau déchiré, avec le bleu du ciel, le reste de tissu blanc et le rouge du sang des révolutionnaires.
Ruines - Scène de Juillet - .
Louis-Maurice Boutet de Monvel (1850-1913) :
La Barricade, scène de la Commune
(1875). Beau mouvement de 2 jeunes révolutionnaires dressés sur une barricade.

Peintres de l‘Ecole de Barbizon et après.
J.-Baptiste Camille Corot (1796-1875) : Orléans, vue prise d'une fenêtre, en regardant la tour St Paterne. Esquisse. Tableau achevé à Strasbourg.
Marie-Rosalie, dite Rosa Bonheur (1822-99) : Vaches au pâturage.
Léon-Victor Dupré (1816-79) : Animaux à l'abreuvoir.
Jacques-Raymond Brascassat (1804-67) : Tête de bœuf.
Henri Harpignies (1819-1916) : Les Chênes de Château-Renard. (Salon de 1875)
Charles-François Daubigny (1817-78) : Bords de l'Oise près d'Auvers.
Paul Gauguin : La Clairière (1874)

Félix Ziem (Beaune 1821-1911) : Vue du Grand Canal avec bragosi (belle oeuvre) - Venise, le jardin français.
Gustave Courbet (1818-77) : La Vague.

Pierre-Eugène Grandsire (1825-1902) : Soleil couchant à Anvers.
Karl Daubigny (1846-86) : Ferme au bord de l'Oise.
Eugène Louis Boudin (1824-98) : Paysage à St-Valéry-sur-Somme.
Paul Huet (1804-69) : Vue du château d'Arques à Dieppe. (Salon de 1840)
François-Louis Français (1814-97) : La Mare du Moulin Neuf près de Clisson.
Antoine Chintreuil (1816-73) : Une Vallée, effet de matin.
Alfred-Philippe Roll (1846-1919) : Tête de mineur.
Jean-Pierre Alexandre Antigna : Etude pour une jeune fille - Jeune breton endormi.
-Pauvre femme. Vieille femme morte de froid et d'épuisement dans un cimetière. Elle porte encore un fagot sur son dos.

Henri-Michel Levy (1844-1814) : La Nourrice. Toile proche des Impressionnistes.

Alphonse-Etienne Dinet : Portrait du Père de l’artiste. Proche de Vuillard, Scène d’intérieur intimiste.
Léon Cogniet : Série d'études préparatoires pour le "Portrait de la veuve Clicquot".
-Portrait d'Anne de Rochechouard de Mortemart
. Etude achevée de l'arrière-petite-fille de la veuve.
Petite étude d'ensemble - Esquisse du portrait de Barbe-Nicole Clicquot (autre version plus austère) - Salle de billard du château de Boursault (avec un portrait au-dessus de la cheminée).
-Portrait d’Eugénie-Louise Adélaïde, princesse d’Orléans, dite Mme Adélaïde, sœur de Louis-Philippe
Joli portrait (1838)
Eugène Amaury-Duval (1808-85) : Elève d’Ingres. Tête de jeune fille.
Léon Cogniet et Chifflart : deux portraits de Léon Cogniet âgé.
Jean-Pierre-Alexandre Antigna (1817-78) : Autoportrait.


Un espace entièrement consacré au sculpteur Henry de Triqueti (1803-74) a été créé. Le musée de Montargis possède l'essentiel de son oeuvre, mais le musée des Beaux-Arts d'Orléans conserve un ensemble de belle qualité.
Henry de Triqueti : La Mort de Cléopâtre (1851).


 
Edouard VI lisant les saintes écritures (1856). Terre cuite


Icare, ou Le Prisonnier (1862). Terre cuite.

Pygmalion

Le Prophète Ezéchiel (1857). Terre cuite.

Concert d'Anges (1872). Plâtre.

Henry de Triqueti : Moïse exposé par sa mère. Marbre en tondo. (Salon de 1857)
Narcisse mort. Petite terre cuite.


Sur le palier.

Henri-François Riesener (1767-1828) : Oncle d'Eugène Delacroix.
Portrait du Maréchal Bessières, duc d'Istries. Grand portrait officiel, très coloré ; uniforme rouge brodé d'or.
Portrait d'Anne Louis Félicité Riesener, épouse du peintre et de sa sœur, Anne Longroy.
Baron Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) : Orphée au Tombeau d'Eurydice (Salon de 1802).


Nicolas Adolphe Weber (1842-86) : Le Réveil de Psyché. Deux jeunes musiciens et deux jeunes chanteurs (Salon de 1867)

Sur le second palier :
Georges Mathieu : Hommage à Houdard de la Motte (1970).


Salles du XXe siècle.
Maurice Marinot - André Lhote - Pablo Picasso – 

Tamara de Lempicka : Saint-Moritz. Petite toile de très belle qualité, représentative du style très reconnaissable de Lempicka.
Auguste Rodin : L’Ombre. Bronze. Une des 3 "Ombres" placées au sommet de la Porte de l'Enfer.
Charles Malfray : La Danse debout. Bronze (1937)
Aristide Maillol : La Nymphe. Bronze.

Bernard Rancillac () : Portrait d’Ann Shéridan (1984). D’après une couverture de Cinémonde. Vanité et fugacité de la gloire.
Moïse Kisling : La Gitane (1940)

Roger Toulouse : Le Charmeur de Grenouilles (1956) - et Le Jeune Homme de l'Hospice (1947)

Roger Toulouse (1918-94) : Le Jeune Homme de l’Hospice (1947)


Alberola : La Sentinelle de Suzanne. L’artiste affirme vouloir prendre en compte les siècles de peinture du passé. Double référence classique : Suzanne et les vieillards, et Actéon (changé en cerf pour avoir vu vénus nue). La transgression par le regard renvoie au problème de la position du peintre, qui va « transgresser » les règles. Il tente de dénuder, de dévoiler le modèle, mais y parvient-il ? dans l’angle supérieur droit, esquisse d’une tête de cerf ; en bas à droite, esquisse en quelques coups de pinceau, de Suzanne et les vieillards.
Antoine Bourdelle (1861-1929) : Les nobles Fardeaux. Bronze.

Denis Laget (1958- ) : Les Plagiaires de la foudre. D’après une nouvelle de Marcel Schwob. Thème de la « Vanité » repris 21 fois. Cadrages et encadrements variés. Impression de pourriture, restes de matières. Thème de l’imitation (voir nouvelle : les perroquets qui s’unissent pour crier, se font peur à eux-mêmes).
Chaïm Soutine (1893-1943) : La Raie. Référence à celle de Chardin.
Gérard Gasiorowski (1930-86) : Bœuf écorché. Continuité de la peinture (référence à Rembrandt et Soutine).

Bernard Boutet de Monvel (1881-1949) : Elève de son père Louis-Maurice. Peintre mondain, clientèle américaine. Dans ses paysages de villes américaines, il annonce l’hyperréalisme. Il meurt dans le même accident d’avion que le boxeur Marcel Cerdan et la violoniste Ginette Neveu, au-dessus des Açores.
-Les Toits de New-York  (1930)

– Les Tombes.

Paul Gauguin (1848-1903) : La Fête Gloanec (1888). Acquis des héritiers de Maurice Denis.
En 1888, Paul Gauguin signe une nature morte de fleurs et de fruits « Madeleine B. », du nom de la jeune sœur du peintre Emile Bernard. Ce tableau est destiné à sa logeuse, Marie-Jeanne Gloanec, pour sa fête. C’est une tradition chez les artistes qui fréquentent Pont-Aven de lui offrir chaque année une œuvre. Mais cette fois, La Fête Gloanec sort tellement des normes habituelles de la peinture que Gauguin pense qu’elle sera mieux acceptée si elle semble être la toile d’une débutante. (C’est de la peinture et non de la copie du réel).
Marcel GromaireMaurice de Vlaminck.

Salle Max JacobHenri Gaudier-Brzeska.
Portraits de Max Jacob - par Pierre de Belay (à gauche) - par Jean Oberlé.

Henri Gaudier-Brzeska (1891-191) : Caritas ou Maternité (1914).


Espace Roger Toulouse. Le musée dispose d'un fonds important de peintures et de dessins, dû à plusieurs dons de Marguerite Toulouse.
Plusieurs oeuvres sont exposées en permanence, d'autres le sont en alternance.

Roger Toulouse (1918-94) : Portrait de Suzy Solidor (1962). L'un des chefs-d'oeuvre du peintre. Célèbre chanteuse des années 30.

Pour écouter "La Mémoire de Suzy Solidor" (enregistrement audio - 1ère diffusion 15/08/1978) - (cliquer sur la flèche violette)

 
2015 - Roger Toulouse : La Fuite devant l'Usine (1969). Vitrail. Don de Raymond et Renée Leclerc.

Salle de l’abstraction.
Simon Hantaï – Alfred Manessier –


-Zao Wou Ki : 3-12-74
Olivier Debré : Longue grise claire bleu de Loire (1952). Acquis en 2009 


Francis Gruber (1912-48) : L’Annonce de l’Hiver (1935).
Ossip Zadkine : Le Violoncelliste. Bronze.
Salle de la Figuration narrative :
Peter Klasen : Gegen. (« Contre »)


Jean Hélion () : Choses vues en Mai (1968-69).

Gérard Fromanger : Première ombre au tableau. Référence au tableau de Marcel Duchamp, Nu descendant un Escalier (1912).


Jacques Monory : Meurtre n° 14.
Henri Cueco : Les Hommes rouges.


Hervé Télémaque : Un Homme en raccourci lent n° 2.
Bernard Rancillac et Hervé Télémaque sont les fondateurs historiques de la Figuration narrative.

Bernard Rancillac : 5h35, un jour de plus. Référence à l’histoire de Ulrike Meinhof.
Ulrike Marie Meinhof
(née le 7 octobre 1964 à Oldenburg ; morte dans la nuit du 8 au 9 mai 1976 à Stuttgart) était journaliste et militante communiste, avant de devenir en 1970 un des membres les plus actifs du groupe Fraction Armée Rouge qui perpétra de nombreux actes terroristes en Allemagne durant les années 68-77. Elle fut arrêtée et condamnée par la justice allemande pour terrorisme.
Pendant les années soixante, elle se radicalise progressivement. Elle devient membre du goupe terroriste d'extrême gauche Rote Armee Fraktion, et participe à la libération de Andreas Baader le 14 mai 1970, ainsi qu'à plusieurs attentats, dont la destruction de l'ordinateur U.S, chargé de programmer les bombardements du Viêtnam. Elle était considérée comme le cerveau du groupe. Arrêtée en mai 1972, elle est retrouvée pendue dans sa cellule de la prison de Stuttgart-Stammheim.
Emprisonnée dans des conditions inhumaines, cellule aux murs blancs, lumière violente allumée 24h/24, surveillance étroite et fréquente = sommeil et repos impossible. C’est ce que dénonce le tableau de Rancillac. Dans un ensemble d’œuvres très important, des tableaux faisant référence à la prison alternent avec des voitures de course qui semblent aller de plus en plus vite, avec la vitesse les couleurs disparaissent pour tendre vers le blanc, le blanc de la cellule. Opposition entre le mouvement de la vie extérieure et l’enfermement.  



Ossip Zadkine (1890-1967) : Le Violoncelliste. Bronze

En plus du remarquable et célèbre ensemble de pastels, le musée des Beaux-Arts d'Orléans conserve également une très importante collection de 10 000 dessins et 50 000  estampes.

Claude Gellée, dit Le Lorrain (1600-82) : Paysage italien.

Antoine Coypel (1661-1722) : La Mort d'Adonis.


François Boucher (1703-70) : Jeune Fille attachant sa Jarretière.


Hubert Robert (1733-1808) : Intérieur de Prison.

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) : Jean Charles Auguste Simon. Pierre noire et rehauts de craie (1793-94)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (1767-1825) : Autoportrait.

-->
Charles Pensée (1799-1871) : Place du marché à Orléans. Aquarelle.


Roger Toulouse (1918-1994) : Autoportrait (1942). Encre, gouache et aquarelle.

Une collection de plus de 50 000 estampes :


Albecht Dürer (1471-1528) : Samson tuant le Lion (c. 1497-99)


Novembre 2015 - Une nouvelle acquisition sur les conseils de la nouvelle Directrice des musées d'Orléans : Mme Olivia Voisin
Emile Edouard Mouchy : La Mort de Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry (1834) (acquis pour 30 000€) 

21 décembre 2015 - Acquisition d'un ensemble de 7 tableaux peints pour le château du cardinal de Richelieu 
Les personnages ne sont pas identifiés avec certitude (acquis pour 51 250€) 


28 février 2016 – Encore une nouvelle acquisition !

Henri Decaisne (1799-1852) : Françoise de Rimini (Salon de 1841). 167 x 130 cm. (acquis pour 9 000€ sans les frais)

Avril 2016 - Et la fête continue ! : 7 nouvelles acquisitions à la vente Boutet de Monvel (3 peintures et 4 dessins)..
Louis-Maurice Boutet de Monvel (1850-1913) : La Vision et l'Inspiration de Jeanne d'Arc (1896). 266 x 600cm. (acquis pour 28 750€) 

Louis-Maurice Boutet de Monvel : Dans les Graves - Villerville (1884)

Louis-Maurice Boutet de Monvel : Portrait d'Enfant en Costume marin (1884). (acquis pour 12 500€)  
 
Juin 2016 - Les bonnes nouvelles continuent : Acquisition d'un beau pastel de Perronneau !
Jean-Baptiste Perronneau (1715-83) : Portrait d'Aignan-Thomas Desfriches (1751). Pastel (acquis par préemption pour 415 000€ (avec les frais)). 
Ce portrait était destiné au musée d’Orléans. En effet, Aignan-Thomas Desfriches est un Orléanais célèbre, négociant en gros, mais aussi véritable amateur d’art, lui-même dessinateur à ses moments perdus. Perronneau séjourna plusieurs fois dans cette ville où il réalisa le portrait des différents membres de la famille Desfriches.
 

Nouvelles acquisitions - 14 octobre 2016
 
Louis-Maurice Boutet de Monvel : "L'Apothéose". 
Pour une somme fort modeste (2 600 €, sans les frais), le Musée des Beaux-Arts d’Orléans s’est enrichi de 81 dessins de Louis-Maurice Boutet de Monvel, et de deux autres feuilles de son fils Bernard Boutet de Monvel auprès de la SVV Ferri, dans une vente aux enchères à Drouot. 

Janvier 2017 - La Fête Continue ! Encore une nouvelle acquisition !
Jean-Baptiste Perronneau : Portrait de Madame Marie-Madeleine Desfriches. Pastel, acquis pour 32 000€. Le mari et l'épouse sont désormais réunis. Leur fille viendra peut-être bientôt retrouver ses parents. 
Les trois membres de la famille sont provisoirement présentés au musée d'Orléans.
  
 Il faut bien se répéter : La fête continue avec 2 nouvelles acquisitions ! Quel rythme !
Le 7 mars 2017 - J-Baptiste Perronneau (encore lui !) : Portrait d'une femme avec son serviteur noir. Pastel. Un des rares double-portraits de l'artiste.

Le 31 mars 2017 - J-François Garneray (1755-1837) : La Place de l'Etape à Orléans (1819). Devant la cathédrale on reconnaît l'ancien Hôtel-Dieu détruit en 1845 - et au centre, la façade de l'ancien théâtre. 


Une  toile de Jean Aman (peintre symboliste) a été découverte dans les réserves du musée. Cette toile de très grandes dimensions devra subir une importante restauration avant d'être présentée. Elle représente l'Entrée de Jeanne d'Arc dans la ville d'Orléans


L'équipe du musée a lancé une souscription publique pour contribuer à l'acquisition de 90 dessins néoclassiques de grande qualité, réalisés par Jean-Marie Delaperche (1771-1843).

 


Hôtel Cabu
Musée historique et archéologique de l'Orléanais

Cet hôtel particulier d'époque Renaissance est attribué à l'architecte Jacques 1er Androuet Ducerceau. Il fut construit en 1548 pour Philippe Cabu, avocat au Châtelet.

Le musée présente le "Trésor de Neuvy-en-Sullias", un exceptionnel ensemble de bronzes gallo-romains.

Grandes pièces animalières en bronze.

Ensemble de petits personnages en bronze.

Une salle consacrée à Jeanne d'Arc a été récemment inaugurée (peintures et sculptures).



Si vous souhaitez avoir plus d'informations sur le peintre Roger Toulouse



2 commentaires:

JP la rapieta a dit…

Bonjour,
ce qui est appréciable dans ce joueb, ce sont les "petites notes" suppléantes aux cartels. Elles ne sont ni pédantes, ni envahissantes.
Un exemple : [...]Bernard Boutet de Monvel (1881-1949) : Elève de son père Maurice. Peintre mondain, clientèle américaine. Dans ses paysages de villes américaines, il annonce l’hyperréalisme. Il meurt dans le même accident d’avion que Marcel Cerdan, au-dessus des Açores.
Les Toits de New-York – Les Tombes.
[...]
Le visiteur potentiel du musée d'Orléans se trouve ainsi avec une information sur le peintre, à lui de terminer la ballade muséalle par quelques recherches personnelles s'il le désire.

Bonne chance à ce joueb,
Jan Peire

Jean-Louis Gautreau a dit…

Merci pour ces remarques.
J'essaie en effet d'animer un peu ces longues listes (je ne perds pas de vue mon projet initial)par quelques remarques variées, soit techniques, soit historiques, soit simplement admiratives, afin de donner envie d'aller voir ces oeuvres.