samedi 14 mai 2011

VIZILLE

.
Musée de la Révolution française

(A 20 km au sud de Grenoble - département : Isère)

Le château a été aménagé au début du XVIIe siècle par François de Bonne (1543-1626), duc de Lesdiguières, gouverneur de la province du Dauphiné, compagnon d’armes de Henri IV, et dernier connétable de France.
À la fin du XVIIIe siècle, un entreprenant bourgeois de la région, Claude Périer, acheta le château délaissé aux descendants des Lesdiguières, et installa une manufacture d’impression sur tissu. Le 21 juillet 1788, il accepta de recevoir dans la salle du jeu de paume du vieux château aristocratique l’assemblée des trois ordres de la province (Réunion des Etats généraux du Dauphiné) interdite de réunion à Grenoble.
L’originalité du musée de la Révolution française est d’être un musée d’histoire fondé sur des œuvres d’art. Les peintures et les sculptures de l’époque révolutionnaire forment un ensemble exceptionnel, d’une grande diversité de styles et de genres.
Visite du musée de Vizille le mercredi 11 mai 2011Salle des céramiques révolutionnaires
Statuettes révolutionnaires


Assiette révolutionnaire

Bizard : Garde national protégeant une cargaison de sucre pendant les émeutes parisiennes de janvier 1791.

Rémy-Furcy Descarsin : Portrait de René Dogereau et de Perrine Trouillard, couple de centenaires (1791) Alexandre-Hyacinthe Dunouy (1757-1841) : Les citoyens de Remiremont conduisant les voitures de fourrage à l'armée du Rhin (c. 1794)

Cette pierre vient des cachots de la Bastille

Premier étage
William Hamilton (1730-1803) : Marie-Antoinette quittant la Conciergerie le 16 octobre 1793.

J.-Jacques François Le Barbier (1738-1826) : La mort de Désilles ou Le courage héroïque du jeune Désilles, le 31 Août 1790, à l'Affaire de Nancy (1790).
Robert-Guillaume Dardel : Le Peuple français éclairant le monde (1794). Terre cuite.


Josse François Joseph Leriche : Janot. Biscuit.

Josse François Joseph Leriche, d’après Boizot : Le Temps dévoile la Vérité et abat l’Ignorance. Biscuit.


Louis-Michel Le Peletier de Saint-Fargeau. Buste en biscuit.

Charles Louis Muller (1815-1892) : Appel des dernières victimes de la terreur dans la prison Saint Lazare, 7-9 Thermidor 1794 (H. 5.05 m x L. 8.90 m)


Alfred Elmore (1815-1881) : Les Tuileries, 20 juin 1792 (vers 1860)


Charles Ronot (1820-95) : Les derniers Montagnards (1882)

Nicolas de Courteille : La Vérité amène la République et l’Abondance.

Nanine Vallain (1767-1815) : La Liberté. Ce tableau trônait dans la salle des séances du club des Jacobins. Exempte de narration et chargée de symboles, elle relève de la conception allégorique la plus élémentaire. Vêtue à l’antique, elle tient de la main gauche la pique surmontée du bonnet et de la main droite la Déclaration des droits de l’homme, dont les feuilles déroulées se superposent à un faisceau croisée à une massue – l’union et la force. Le pied de l’allégorie foule une chaîne brisée à proximité de laquelle se trouvent deux symboles du régime déchu : la couronne renversée et les registres féodaux mutilés. Sur la pierre taillée qui sert d’assise à la Liberté sont martelées deux dates : 14 juillet et 10 août. Sur ce même socle est posée une urne funéraire dédicacée A nos frères morts pour elle. A sa base croît un lierre, signe de la fidélité qui attache à la Liberté, et à proximité pousse le laurier qui donne à ses martyrs les couronnes de la gloire. La déité s’inscrit plastiquement sur une pyramide, car venue du fond des âges elle est promise à l’éternité.


Anonyme (Allemagne) : Le Temps dévoile la Nature (1790-1800)

Claude André Deseine (1740-1823) : Buste de Robespierre (1791). Buste terre cuite.


Teissier : Buste de Mirabeau


Claude André Deseine : Buste de Antoinette-Gabrielle Danton. Terre cuite.

Antoine-François Callet (1741-1823) : Tableau allégorique du 18 Brumaire an VIII. (1800)
Louis-Pierre Baltard : Projet de monument commémoratif de l’assassinat des ministres plénipotentiaires.


Maria Cosway (1760-1838) : La Mort de Miss Gardiner (1789)



 Anonyme : Académie d’élève à l’Ecole de Mars, avec glaive, toge et bonnet phrygien.

Anonyme : Thomas André Marie Bouquerot de Voligny, député de la Nièvre (1798-99)


Anonyme : J.-Baptiste Milhaud, député à la Convention (1793-94)

J.-Baptiste Claude Robin : Trophime-Gérard, comte de Lailly-Tollendal, dévoilant le buste de son père (1787).

François Gérard
: Le 10 août 1791 (1794)

François J.-Baptiste Topino-Lebrun (1764-1801) : Le Siège de Lacédémone par Pyrrhus (1799)
Pierre-Etienne Lesueur : Le Siège de Granville (1794-95)

Guillaume Guillon-Lethière (1760-1832) : L’Enrôlement des Volontaires ou La Patrie en danger.

J.-Joseph Taillasson (1745-1809) : La Liberté ramenant au Peuple la Justice et la Vertu (1794-95)


Nicolas-Antoine Taunay : Installation d’une statue de la République (c. 1793)

Pierre-Antoine Demachy (1723-1807) : Translation des cendres de Voltaire au Panthéon le 11 juillet 1791.

Deuxième étage

Urbain Basset : Le Génie de la Démocratie (1888). Grand Plâtre.

Galerie de l'Académie


Benigne Gagneraux (1756-95) : Le Génie des Arts (1789). (acquis en 2010)
La composition était décrite par le frère de l’artiste dans une lettre envoyée à Devosge le 30 mai 1789 : le Génie est entouré de trois putti représentant chacun un art différent (de gauche à droite : la sculpture, le dessin, l’architecture) ; au fond à droite, sur une colline, on distingue le temple de la gloire vers lequel vont se diriger les personnages.


Pierre-Narcisse Guérin : La Mort de Caton d’Utique (1797)

Pierre-Narcisse Guérin : La Mort de Brutus.
-Le Retour de Marcus Sextus. Esquisse.François-Frédéric Lemot : Le Jugement de Salomon. Haut-relief en plâtre.
Elève de David : Femme et Filles de Brutus. Détail du célèbre tableau « Les Licteurs rapportent à Brutus les corps de ses Fils ».
Charles Meynier : Mercure – Diane – Apollon – Polymnie.
Nicolas Guy Brenet : Virginius prêt à poignarder sa fille Virginie (1783). Esquisse.


Troisième étage
Auguste Couder : Le Serment du Jeu de Paume à Versailles, le 20 juin 1789. (4,21 x 5,80 m)

Alexandre Debelle : Assemblée des trois ordres du Dauphiné reçue au château de Vizille le 21 juillet 1788.
Anonyme : Charlotte Corday. Terre cuite.
Joseph-Emmanuel van den Büssche : Le Peintre David dessinant Marie-Antoinette conduite au supplice en 1793 (1900).


Salle avec de nombreuses oeuvres à thèmes révolutionnaires

Mélina Thomas
: Charlotte Corday dans sa prison (1836).

Alfred Dehodencq : Arrestation de Charlotte Corday après le meurtre de Marat, le 13 juillet 1793 (1853).


J.-Baptiste Lallemand : Arrestation du Gouverneur de la Bastille le 14 juillet 1789.


Victor-Henri Juglar : Pillage d’une église pendant la Révolution de 1793 (c. 1885).
Jules Massé : Milan 1796. Avec Bonaparte.


Lucien Etienne Melingue (1841-89) : Marat. Allongé sur un lit.

Lucien-Étienne Melingue (1841-89) : Le matin du 10 thermidor an II (1794). Robespierre blessé (1877)
Auguste Pinelli : Rouget de Lisle composant la Marseillaise

Aimé-Jules Dalou (1838-1902) : Mirabeau. Plâtre.


Augustin Pajou (1730-1809) : Maurice Riban. Terre cuite.


Auguste Paris : Projet de monument à Danton. Cire patinée bronze (1888).


J.-François Lorta : Projet de monument à J.-Jacques Rousseau.




Salle de Psyché


Détail d'un papier peint

Glaive d'apparat de Directeur, ayant appartenu à Emmanuel-Joseph Sieyès.


Grande salle


Alfred Loudet : Robespierre, Danton, et Marat.
Jules Aviat : Charlotte Corday et Marat (1880)

Léon Maxime Faivre (1856-1941) : La Mort de la princesse de Lamballe, le 3 sept 1792.


François Flameng : Marie-Antoinette se rendant au supplice (1885)


Emile Mascré : Capet, Lève-toi ! (c. 1833-34)


Grand salon consacré à la famille de Bonne
Jacob Richier : François de Bonne, duc de Lesdiguières (1622). Composition équestre en haut-relief.

Madeleine de Bonne, duchesse de Créquy


Salon consacré à la famille Périer

Louis Hersent (1777-1860) : Portrait de Mme Casimir Périer, née Pauline Loyer.

Quelques oeuvres du musée de Vizille

2 commentaires:

CéCédille a dit…

En parcourant le site du musée de la Révolution Française au Château de Vizille je remarque que le tableau " Marie-Antoinette quittant la Conciergerie le 16 octobre 1793" est attribué à William Hamilton (1730-1803).
Il se trouve que je lis en ce moment le roman de Susan Sontag, "The volcano's lover" qui évoque la vie de l'ambassadeur d'Angleterre à Naples, lequel n'a jamais peint autre chose que le Vésuve, laissant à d'autres le soin de "croquer" sa femme.
Il y a, dans ses dates (1730-1803), une confusion avec un autre <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/William_Hamilton_%28painter%29> Hamilton </a>, homonyme, peintre, véritable auteur du tableau visé. Il est né plus tard et mort un peu plus tôt : 1751–1801. Confusion à signaler au musée, si l'erreur vient de là.

Cela dit, je me régale à parcourir votre musée virtuel, qui prolonge le rêve de Malraux .
Les photos sont-elle de vous ou bien les avez vous reprises sur internet ?
Bien cordialement et encore bravo.
Cécédille

Jean-Louis Gautreau a dit…

Merci pour votre lecture attentive qui va me permettre de corriger cette confusion de dates dès que j'aurai résolu un petit problème technique.
Je suis entièrement responsable de cette faute d'inattention.
Quant aux photos, leur provenance est variée : beaucoup sont personnelles, d'autres m'ont été communiquées par des amis, mais la plupart sont saisies sur Internet.

Merci encore pour vos encouragements
Bien cordialement.