dimanche 3 octobre 2010

AMBOISE

Deux musées dans ce billet :
1-Le château d'Amboise
2-Le musée de l'Hôtel de ville (à la suite du château).



Château d’Amboise
(département : Indre-et-Loire)

Jacques Androuet Ducerceau (vers 1510-1584) : Vue et plan du château d'Amboise (1579)

Ce fut Charles VIII qui décida de reconstruire entièrement la forteresse. Depuis sa naissance, il avait vécu à Amboise. Très attaché à sa ville, il voulut lui redonner toute la splendeur qu'elle méritait. Il ramena alors d’Italie un certain nombre de meubles.
En 1495, il demande l’aide à deux maîtres maçons, Dominique de Cortone et Fra Giocondo pour donner une allure royale à cette demeure : une architecture nouvelle, le style Renaissance.
Puis, à la demande du roi, trois architectes - Colin Biart, Guillaume Senault et Louis Armangeart - vont faire renaître le château. A force de travail acharné, le château sera composé de plusieurs nouveaux bâtiments : l’aile du logis du Roy, puis la grosse tour des Minimes avec sa large rampe hélicoïdale, la tour Hurtault (ou tour de César), et la chapelle Saint-Hubert en gothique flamboyant. En l’espace de six années – de 1492 à 1498 - le château devint magnifique.
Dès lors, le château fut composé de deux logis : l'un face à la Loire, orienté au nord ; l'autre orienté vers l'Amasse. (De ces deux logis, seul le premier subsiste aujourd'hui.).
Charles VIII y décède accidentellement en 1498.
Louis XII lui succédant, les travaux continuèrent toujours avec la même ardeur.
François 1er passera sa jeunesse ainsi que les premières années de son règne au château d’Amboise. Le jeune monarque invita - en 1516 - le plus grand des génies de l’époque, Léonard de Vinci, à résider à Amboise, au Manoir du Clos-Lucé. Ce sera d’ailleurs une période fastueuse pour la ville.
Au début du XVIIe siècle, le château devient la propriété de Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII. Ce dernier en prit possession sans l’accord de son ancien propriétaire. C’est alors que le château royal perd de sa noblesse en devenant une prison.
Louis XIV, son successeur, en fera d’ailleurs usage en y détenant prisonnier Nicolas Fouquet et le Duc de Lauzun.
En 1762, Louis XVI fit don du château au Duc de Choiseul. Peu de temps après, ce dernier se trouva en disgrâce. En effet, ministre de Louis XV, il fut remercié en 1770, et exilé à Amboise.
Au début du premier Empire, Napoléon donne le château à l'ex-consul Pierre-Roger Ducos. Son nouveau propriétaire n'ayant pas les moyens financiers de l'entretenir en totalité, il en fit détruire - entre 1806 et 1810 - les deux tiers. L'église, la Collégiale Saint Florentin, les Logis des Reines et au-delà, disparaissent.
En 1815, le château change de propriétaire. C’est à Louise Marie Adélaïde de Bourbon-Penthièvre, duchesse d’Orléans, qu’on le restitue. A sa mort, en 1821, son fils, le futur Louis-Philippe en hérite. Mais le château n’était pas entretenu. C’est pourquoi, en 1848, l’État reprit possession du château, et en fit à nouveau une prison d’État.
De 1848 à 1852, Abd El Kader y est emprisonné.
Au début du XXe siècle, Monsieur Ruprich-Robert et son fils restaurèrent, avec beaucoup de soin, le château pour lui redonner une seconde jeunesse. De nos jours, le château a toujours la même allure qu'il avait au XVe et XVIe siècle, du moins du côté de la Loire. En revanche, à l'intérieur de l'enceinte, un grand nombre de bâtiments n'existent plus aujourd'hui. Il ne reste environ qu’un cinquième de ce qu’était la forteresse au temps de sa splendeur.
Aujourd’hui, nous pouvons encore admirer la Chapelle Saint-Hubert (où repose Léonard de Vinci), la tour Hurtault et la tour des Minimes, ainsi que le logis du Roy et les salles du rez-de-chaussée du logis des Reines.
Il appartient aujourd'hui à la ville d'Amboise.

La terrasse supérieure avec les bâtiments subsistants, et la chapelle St Hubert (à droite)

Tombe de Leonardo da Vinci dans la chapelle St Hubert.


Dans le château : quelques pièces meublées.
Salle du Conseil
Portrait en buste d’Henri IV (d'après Frans Pourbus) -

Louis XIII en armure. (d'après Philippe de Champaigne)


Joseph-Désiré Court (1797-1865) : Mme Adélaïde et le prince de Joinville (son neveu). Jeune adolescent en uniforme gris, très élégant et gracieux. Eugène-Adélaïde, princesse d’Orléans, sœur du roi, en robe rouge.
D’après Winterhalter : Portrait de Ferdinand, duc d’Orléans.

D’après Winterhalter : Portrait de Hélène Louise de Mecklembourg-Schwerin, duchesse d'Orléans en 1837, tenant son fils, Louis Philippe Albert, comte de Paris. (original à Versailles)

Salon de musique.
D’après Winterhalter : Louis-Philippe en pied, la main posée sur la Charte de 1830.
-Marie-Amélie de Bourbon et ses fils. Le jeune duc de Montpensier (à droite), et le jeune duc d’Aumale (à gauche).

D’après Winterhalter : Portrait du père de Louis-Philippe, dit Philippe-Egalité. En culotte rouge.

Ange Tissier (1814-1876) : Louis Napoléon prince président annonçant à Abd-el-Kader sa libération au château d'Amboise, le 16 octobre 1852 (Abd-el-Kader présentant sa mère Lalla Zohra) (1861 - Versailles)




Musée de l’Hôtel de Ville d'Amboise

Visite le mercredi 13 septembre 2006

Salle Léonard de Vinci.
Pierre-Athanase Chauvin : Entrée de Charles VIII dans Acquapendente, le 7 décembre 1494 (1819)

François-Guillaume Ménageot (1744-1816 ) : La Mort de Léonard de Vinci (1781). Grande version (278 x 357 cm) et petite version.
Francesco la Monaca (1882-1937) : Gisant de Léonard de Vinci. Bronze.

Dans le couloir.
Pierre-Justin Ouvrié (1806-79) : Vue d’Amboise (1847)
Auguste Jacques Régnier (1787-1860) : Vue nocturne d’Amboise (1845)

Salle des rois de France.
Divers portraits.

Salle des mariages
J.-Baptiste Monnoyer (1636-99) : Vase d’or avec des fleurs.
Bartolomeo Manfredi : La Diseuse de Bonne Aventure. D’après Caravage.
At. de Louis-Michel Van Loo : Portrait d’Etienne François, duc de Choiseul. Vu sur fond de bataille.
At. de Louis-Michel Van Loo : Portrait du duc de Choiseul.
At. de Hyacinthe Rigaud : Portrait du duc de Bourgogne, père de Louis XV. (original à Versailles)
J.-Marc Nattier : Portrait de Louis XV (1740), d’après Louis-Michel Van Loo.

Premier étage. Couloir.
Portraits de plusieurs maires d’Amboise.

Jules-Adolphe Goupil (1839-83) : Le dernier Jour de captivité de Mme Roland. (1880)
Paul-Charles Chocarne-Moreau (1855-1931) : Rouget de Lisle chantant La Marseillaise pour la première fois chez le Maire de Strasbourg (25 avril 1792). D’après Isidore Pils.

Jean-Antoine-Marie Idrac (1840-1884) : L’Amour piqué. Bronze. Plâtre à Quimper (Rome 1876) – autre bronze à Lille. (plâtre au Salon de 1877) - La version en marbre est au musée d' Orsay.

Edouard Debat-Ponsan (1847-1913) : La Vérité sortant du puits (1898). Ce tableau qui fait allusion à l’affaire Dreyfus, déchaîna les passions. Non exposé.


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