samedi 28 août 2010

AIX - île d'

Musée national napoléonien de l'île d'Aix
(département : Charente-Maritime)

J'ai visité le musée Napoléon de l'île d'Aix le mercredi 18 août 2010

C'est à l'île d'Aix que Napoléon passa ses derniers jours en terre française, du 12 au 15 juillet 1815, avant de s'embarquer pour l'exil. Installé dans la maison du commandant de la place dont il avait lui-même ordonné la construction en 1808, l’Empereur y rédigea le brouillon de la célèbre lettre qui le plaçait sous la protection du gouvernement britannique.

Cette maison fut achetée en 1926 par le baron Napoléon Gourgaud, arrière petit-fils du général Gaspard Gourgaud, compagnon de Napoléon à Sainte-Hélène. Transformée en musée napoléonien et ouverte au public en 1928, la demeure fut donnée aux musées nationaux en 1933 par le baron et la baronne Gourgaud. Depuis 1959, elle est rattachée au musée national des châteaux de Malmaison et de Bois Préau.

Les collections de ce musée sont très variées, passionnantes et de grande qualité. Et la balade dans l'île est très agréable.

Dans l’entrée
Grande vitrine présentant 33 pendules à sujets napoléoniens. Il y a d’autres pendules dans presque toutes les pièces.

Pendule : "La France en 1810".

Pendule : "Napoléon en empereur romain posant une palme sur le tombeau de Sylla".


Rez-de-chaussée
Anonyme : Bonaparte à St Jean d’Acre. Prisonniers Turcs.

Anonyme : Bonaparte à St Jean d’Acre. Une sortie repoussée.

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (1767-1824) : Etude d'une tête de Mameluck. (c. 1810). Anciennement attribué à Gros et censé représenter le mameluck Ali qui avait accompagné l’Empereur à Sainte-Hélène, ce tableau est en fait l’une de ces nombreuses têtes d’étude d’arabes qu’affectionnait Girodet et dont on connaît plusieurs autres versions. Bien qu’il ait ainsi perdu son identité napoléonienne, ce tableau n’en reste pas moins l’un des chefs-d’œuvre du musée.
Joseph Bagetti (1764-1831) : Entrée des Français à Rome. Vue aérienne. Grande aquarelle très détaillée, réalisée par Bagetti qui était géographe de l’armée.

Louis Lafitte (1770-1828) : Le général Bonaparte proclamant la République Cisalpine à Milan (9 juillet 1797). (1809-1813). Huile sur toile : H. 3,34 m ; L. 2,52 m. Commandée en 1809 pour orner la Salle de l’Empereur au Sénat Conservateur (actuel palais du Luxembourg), cette vaste toile ne fut achevée qu’en décembre 1813, et probablement jamais mise en place. Elle représente le moment où Bonaparte, depuis l’Autel de la Patrie, passe en revue les régiments cisalpins dont il reçoit l’hommage des drapeaux. La scène se tient dans la vaste cour du Lazaretto de Milan ; on aperçoit dans le lointain la silhouette du Dôme.

Charles-Louis Corbet (1756-1808) : Buste du général Bonaparte. Bronze.
Joseph Chinard : Bonaparte premier Consul en héros antique. Plâtre.
Pendule « Bonaparte au Pont d’Arcole ».

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Marie-Eléonore Godfrond (1778-1840) : La reine Hortense et ses deux fils, Napoléon-Louis (1804-1832) et Louis-Napoléon (1808-1873).
Auguste Garnerey (1785-1824) : L’Impératrice Joséphine. Aquarelle inachevée. Nombreuses gravures à sujets napoléoniens dans toutes les salles.

Andrea Appiani (1754-1817) : Napoléon 1er roi d’Italie (vers 1805). Version laurée. Déjà Président de la République Italienne, Napoléon décide un mois après le Sacre de Paris d’accepter la couronne du royaume d’Italie. Le Couronnement a lieu le 26 mai 1805 dans la cathédrale de Milan en présence de l’impératrice Joséphine, simple spectatrice de la cérémonie. L’Empereur nomme aussitôt Eugène de Beauharnais, fils de l’Impératrice, vice-roi d’Italie ; il régna à Milan jusqu’en 1814. Sur ce portrait, le souverain porte le manteau vert du « petit habillement ».
Alexandre Péron : Elève de David. Allégorie (Salon de 1806). Anonyme : Attaque du vieux Château de Cosenza. Gouache.

Baron François Gérard : Napoléon 1er en uniforme de colonel des grenadiers de la Garde. Format moyen.

Dans une vitrine :
J.-Baptiste Isabey : Napoléon Bonaparte 1er Consul. Sur ivoire.
Antoine Charles Horace Vernet (1758-1836) (d'après) : Miniature représentant Napoléon 1er à cheval, suivi de son état-major (ivoire - 0.08 m x 0.06 m)
Et d’autres miniatures.

Dans une autre vitrine : couvert, timbale et porte-plume de Napoléon. Souvenirs du roi de Rome (gants).
Etc.
Gants du roi de Rome.

Pendule « allégorique à la naissance du roi de Rome ».

Antoine-Denis Chaudet (1763-1810) : Aigle de hampe de drapeau.


Dans la cage d’escalier
Aigle en acajou qui soutenait le dais au-dessus du catafalque de Napoléon dans la chapelle St Jérôme aux Invalides le 16 décembre 1840.
Anonyme : Portrait du général Gourgaud – Portrait de Mme Gourgaud.

Premier étage
Charles Dusaulchoy (1781-1852) : Napoléon 1er signant son abdication à Fontainebleau.
Secrétaire de voyage de Joseph Fouché.

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Jean-Baptiste Mauzaisse (1784-1844) : Napoléon 1er dictant ses mémoires aux généraux Montholon et Gourgaud en présence du Grand-maréchal Bertrand et du Comte de Las Cases.

Charles de Steuben (1788-1856) : Napoléon dictant ses mémoires au général Gourgaud. (vers 1825-1830) Il s’agit d’une étude pour la partie gauche d’un tableau représentant le général Gourgaud écrivant sous la dictée de l’Empereur (collection privée). A Sainte-Hélène, l’Empereur dictait ainsi ses mémoires à ses compagnons d’exil, leur transmettant la version des faits qu’il voulait voir publier en Europe. Dès 1823, soit seulement deux ans après la mort de Napoléon, Gourgaud et Montholon faisaient paraître huit volumes de Mémoires pour servir à l’histoire de France sous Napoléon.

Charles de Steuben (baron) (1788-1856) : Mort de Napoléon 1er à Sainte-Hélène, le 5 mai 1821. (vers 1828)
Dubois-Drahonet : Portrait du général Gourgaud portant son uniforme de Ste-Hélène.
Lit du général Gourgaud à Sainte-Hélène.

Grenier de Saint-Martin Francisque (1793-1867) : Napoléon Ier recevant une pétition d'un soldat pendant la campagne de 1814. Dessin.

Jean Baptiste Isabey (1767-1855) : Napoléon 1er dans le costume de son mariage avec l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche (1810). Dessin.

Louis-Philippe Crépin (1772-1851) : L'affaire des brûlots de l'île d'Aix (11 avril 1809) : l'attaque des brûlots contre le Regulus. Dessin.

Vincenzo Vela (1820-91) : Napoléon mourant à Sainte-Hélène (1866). Bronze.

Dans une vitrine
Voile de crêpe du retour des cendres qui couronnait le sommet du catafalque du char mortuaire. Orné de petites abeilles en carton doré.

Dans une autre vitrine :
Souvenirs du général Gourgaud
Dans une autre encore :
-Mouchoir de l’Empereur à Ste-Hélène - Jeu de dominos donné par l’Empereur au Grand maréchal Bertrand - Cuillère à café de l’Empereur à Ste-Hélène – etc.

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Chambre de l’Empereur : le mobilier ne correspond pas à celui que l’Empereur a connu. Sur le guéridon, une écritoire provenant de La Malmaison.

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Dans les vitrines : collections de tabatières, de pipes, et de vases en porcelaine de Sèvres.

Anonyme : Embarquement de Napoléon à l’île d’Elbe.

Charles de Steuben (baron) (1788-1856) : Le Général Bonaparte remettant au jeune Eugène de Beauharnais l'épée de son père.
Charles de Steuben (baron) (1788-1856) : Clémence de Napoléon Ier envers Mme Foulon de Grandchamp.

Jean-Baptiste Mauzaisse (1784-1844) : La Sagesse Divine donnant des lois aux rois et aux législateurs. Esquisse plafond du Louvre. Grand format.

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Emmanuel Frémiet : Statue équestre de Napoléon 1er. Plâtre. La statue en bronze a été érigée à Grenoble en 1853. A l'arrière-plan on devine la sculpture de Louis Rochet.
Louis Rochet : Bonaparte à Brienne. Plâtre, probablement le plâtre original du bronze de Brienne-le-château (1853)
Gabriel Vital Dubray (1813-92) : L’Impératrice Joséphine. Plâtre teinté.

Henri de Toulouse-Lautrec : Napoléon 1er à cheval. Lithographie.

Collection de 5 petites sculptures équestres de Napoléon, en bronze.
Nombreux petits bronzes dans une vitrine.

Pendule « Napoléon blessé à Ratisbonne ».



En face du musée Napoléon, il est possible de visiter le musée africain qui rassemble les objets rapportés par le baron Napoléon Gourgaud, explorateur, arrière petit-fils du général qui accompagna Napoléon à Sainte-Hélène. La pièce maîtresse est certainement un animal naturalisé :

Le dromadaire d'Arabie du général Bonaparte en Egypte.
Ce dromadaire d’Arabie passe pour avoir été monté par le général Bonaparte pendant la campagne d’Egypte. Rapporté en France en 1801, il vécut encore plusieurs années au Jardin des Plantes à Paris avant de mourir, puis d’être naturalisé en tant que pièce historique. Abrité depuis au Muséum National d’Histoire Naturelle, il a été déposé à l’île d’Aix en 1932 à la demande du baron Gourgaud.


Pour voir le site des musées de l'île d'Aix
Une vidéo sur l'île et son musée napoléonien


2 commentaires:

Marcelo a dit…

Quel musée! Innombrables pièces... Je ne le connaissais pas, mais il est déjà dans ma lista de besoins.

Jean-Louis Gautreau a dit…

Effectivement, Marcelo, ce musée est extrêmement riche, il est bourré d'objets et de documents intéressants. Et je n'ai noté que quelques tableaux et objets très importants, soit à peine 10% de ce que l'on peut admirer dans ce musée étonnant.