vendredi 27 juin 2008

CAEN

Abbaye aux Hommes
Dans l'église St Etienne - Claude Vignon : L'Adoration des Mages. Grand et magnifique tableau récemment restauré. Au premier plan à gauche, un mage agenouillé ; couleurs somptueuses.

Musée des Beaux-Arts de Caen

(département: Calvados)

Troisième visite du musée le 17 avril 2006. (Voir catalogue).

Beau musée moderne discrètement installé dans l’enceinte du château de Caen, magnifique et imposante forteresse qui domine la ville. De belles salles, une des plus belles collections de France.

Tout commence en 1800. Caen est désignée, parmi les 15 plus grandes villes de France, pour recevoir quelques chefs-d’œuvre des anciennes collections royales confisquées pendant la Révolution, et du butin des guerres napoléoniennes provenant d’Italie, de Belgique, et de Hollande.
Dans un premier lot de 44 tableaux se trouvent deux œuvres maîtresses : La Descente de Croix du Tintoret, acquise en 1671 par Louis XIV, lors de la vente du banquier Jabach, et dans la même collection La Mort d’Adonis de Nicolas Poussin. Un premier conservateur, Fleuriau, sut tirer parti de cette manne providentielle que recevait Caen, due à la prospérité agricole de la ville et au prestige de son université, si bien qu’en 1811, un nouveau dépôt de 35 tableaux originaires d’Autriche et d’Allemagne, acquis en vertu du traité de Tilsit, est octroyé à Caen par le directeur du musée Napoléon, Vivant Denon.
Le deuxième conservateur, M. Elouis, aussi avisé que le premier, obtint de bonnes pièces comme Abraham et Melchisédech de Rubens, enlevé à l’électeur de Hesse à Cassel.
Ayant eu connaissance de la vente à Rome, en 1845, de la galerie du cardinal Fesch, oncle de Napoléon 1er, Bernard Mancel (libraire, éditeur bibliophile, et collectionneur) s’y précipite et acquiert La Vierge à l’enfant de Van der Weyden, Saint Joseph de Cosmè Tura, et une quarantaine de toiles. Lorsqu’à 16h les estampes sont mises aux enchères, personne ne s’y intéressait ; Mancel rafle alors pour une bouchée de pain cinquante mille gravures de Dürer, Rembrandt, Callot et tutti quanti. Tout le monde croyait qu’il allait les revendre au poids. Mais, amateur averti, il les conserve et lègue par testament en 1860 ses collections à la ville à condition que soit créée une commission présidée par un conservateur chargée d'acquisitions futures.


Pietro Vanucci, dit Il Perugino (1448-1523) : Le Mariage de la Vierge ou Sposalizio. Célèbre et grande composition à rapprocher du tableau de Raphaël, son élève : "Le Mariage de la Vierge" (Milan, Brera ; Joseph et Marie sont inversés) ; et de la fresque murale de la chapelle Sixtine : "Le Christ remettant les clés à St Pierre". (p. 17)
St Jérôme dans le désert. Jérôme, accompagné du lion, est agenouillé à droite, une pierre dans la main droite, devant le crucifix dressé devant lui. Un beau paysage paisible s'étend dans la partie gauche du tableau. (p. 19)

Giovanni Battista Cima, dit Cima da Conegliano (1469-1517) : Triptyque.
Vierge à l'enfant entre St Georges (à gauche), et St Jacques (à droite). (p. 18)

Andrea del Sarto (1486-1530) (d'après) : St Sébastien. En buste, avec deux flèches à la main. Version proche de celle de Vienne.

Domenico Beccafumi (1486-1551) : Nativité.
Pier francesco Mazzucchelli, dit Il Morazzone () : Tête de st Jean-Baptiste sur un plateau.
Donato Creti () : Vierge à l’enfant avec Ste Catherine, St François, St Ignace, et un pape.
Taddeo Zuccaro (1529-66) : La décollation de saint J.-Baptiste. Au premier plan, en bas, le corps de Jean, vu en raccourci, le cou tranché ensanglanté. La scène montre le bourreau déposant la tête de Jean dans le plat tenu par Salomé. Clair obscur.
Barnaba da Modena : Crucifixion, avec la Vierge et saint Jean. Panneau trilobé.
Taddeo di Bartolo (1360-1428) : Saint tenant un livre.

Cosmè Tura (1430-95) : St Jacques. Assis sur un trône et bénissant, sur fond or. Allure monumentale. Le cardinal Fesch en a été le premier propriétaire (il possédait 250 primitifs).

Pâris Bordone (1500-71) : L'Annonciation. Architecture et effet de perspective très élaboré et très complexe, entre la Vierge (à droite), et l'ange (à gauche).
Giuseppe Cesari, dit Le Cavalier d'Arpin (1568-1640) :
-La Victoire de Tullus Hostilius sur les forces de Veies et de Fidena
. Très belle scène de bataille.
-St Sébastien.

Jacopo Robusti, dit Il Tintoretto (1518-94) : Descente de croix (1556-58).
-La Cène (esquisse).
Carletto Caliari (1570-96) : Apparition du Christ à saint Pierre et saint Paul.
Paolo Caliari, dit Véronèse (1528-88) : Le départ des Israélites.

Paolo Caliari, dit Véronèse : Judith et Holopherne. Judith vient de trancher la tête d'Holopherne. A droite, une servante noire tend un sac pour mettre la tête. Harmonie de rouge (le sang, la robe de Judith et les draperies), de rose, et de blanc. Admirable travail de la moitié gauche du tableau.

Paolo Caliari, dit Véronèse : La Tentation de St Antoine (1552). Composition baroque, mouvementée. Un homme nu (à droite) frappe Antoine, renversé sur le sol, à l'aide d'un sabot de cheval ; à gauche, une femme dépoitraillée domine la scène.
Domenico Fetti (1589-1623) : La Parabole de la perle précieuse. Très beau.
-La Parabole de l'enfant prodigue.
Bernardo Strozzi, dit Il Cappuccino (1581-1644) : Ste Rosalie.
Bartolomeo Manfredi () : Soldats jouant aux cartes.

Giacomo Cotta (1627-89) : La Fuite en Egypte ou Le repos de la Sainte Famille.
Francesco Albani (1578-1660) : La Vierge les mains croisées sur la poitrine.

Gian Domenico Tiepolo (1727-1804) : Ecce Homo. Esquisse.
Giovanni Paolo Pannini (1691-1765) : Remise de l'ordre du Saint-esprit au prince de Vaini, à Saint-Louis-des-Français.

Pietro Negri (1635-79) : Mercure et Argus.

Gian Antonio Pellegrini (1675-1741) : La tête de Pompée présentée à César.

Giuseppe Nuvolone (1619-1703) : Samson et Dalila. Dalila s'apprête à couper les cheveux de Samson ; elle fait signe aux soldats de rester silencieux.
-Moïse faisant jaillir l'eau du rocher.
Francesco Caïro (1607-75) : Tête de saint Jean-Baptiste. Posée sur un plat.
Jacopo Chimenti, dit Jacopo da Empoli (1554-1640) : Ste Claire prenant le voile.
Bernardo Cavallino (1616-56) : L'Immaculée Conception.

Giovanni Battista Moroni (1520-79) : Portrait d'un Gentilhomme âgé de 29 ans (1567).

Giovanni Francesco Barbieri, dit Le Guerchin (1591-1666) : Coriolan supplié par sa mère. Grand tableau monumental. (1643)
Salvatore Rosa (1615-73) : Glaucus et Scylla. Glaucus (fils de Neptune) est devenu mi-homme, mi-poisson. Changé en dieu marin, il s'éprend de la nymphe Scylla, qu'il poursuit de ses assiduités, mais elle le dédaigne.
Jose de Ribera (1591-1652) : Le Couronnement d'épines.

Luca Giordano (1634-1705) : L'Enlèvement d'Hélène (1680-83).

Pietro Giovanni Novelli, dit Il Monrealese (1603-47) : Duel musical d'Apollon et de Marsyas. A droite, en pleine lumière, Apollon joue du violon ; à gauche, de dos, Marsyas joue de la flûte. Pour avoir voulu défier le dieu, Marsyas sera cruellement puni.
Annibale Caracci (1560-1609) : Groupe d'artistes.
Anonyme (Italie, XVII e) : La Sibylle d'Erythrée.

Jean Belin (1653-1715), dit Blain de Fontenay : Jeune fille dans une guirlande de fleurs.
J.-Baptiste Blain de Fontenay (1653-1715) : 5 panneaux de fleurs.
Sébastien Bourdon (1616-71) : Campement de Bohémiens - Le Christ et le Centurion (ou le centenier).
Adam Frans van der Meulen (1632-90) : Deux panneaux.
Le Passage du Rhin : Le roi ordonne et L'arrivée des pontonniers.

Lubin Baugin () : St Jérôme pénitent. Clair obscur.
Simon Vouet (1590-1649) : Jeune homme à la Figue.
-La Vierge à l'enfant avec un ange. La Vierge, agenouillée, saisit une prune dans une corbeille de fruits, pour la donner à Jésus. Elégante composition.
Charles le Brun (1619-90) :
La Charité. Composition pyramidale. Un petit enfant tête le sein gauche de la femme, tandis qu'un autre, à gauche, réclame sa part. A droite, un vieil homme agenouillé boit du lait contenu dans une coupe ; référence à la "Charité romaine".

Philippe de Champaigne (1602-74) : Le Vœu de Louis XIII (1638) Le beau corps du Christ est éclairé dramatiquement par une lumière divine. Les instruments de la Passion sont posés près de lui. A rapprocher du tableau d'Ingres sur le même sujet (cathédrale de Montauban). Envoi 1802 (ND de Paris).
-Le Voile de Véronique -
L'Annonciation.

Philippe de Champaigne : La Samaritaine. A gauche, Jésus, assis, porte une robe mauve et un manteau bleu ; à droite, la Samaritaine porte une robe vert pâle sur une chemise blanche, une ceinture rose, et un manteau jaune. Belle harmonie de couleurs rares et délicates.

Andrea Sacchi (1599-1661) : Didon abandonnée. Elle se suicide à l'aide d'une épée, et en se jetant dans un bûcher. Armure, à gauche ; beau manteau rouge. Envoi 1802.
Jean Daret (1613-68) : Le Sauveur du Monde. Composition allégorique assez maniérée, et complexe.
Pierre Mignard (1612-95) : St Charles Borromée donnant la communion aux pestiférés de Milan.
Laurent de La Hyre (1606-56) : Thésée retrouvant les armes de son père. En soulevant un gros bloc de pierre aux pieds de ruines antiques, Thésée découvre l'épée de son père.

Laurent de La Hyre : L'Apparition de la Vierge avec l'enfant, dans le ciel.
Jacques Blanchard () : Ste Famille. La Vierge, l'enfant, et Anne (à gauche).

Nicolas Poussin (1594-1665) : Vénus pleurant Adonis (c. 1630). Célèbre composition.

Claude Vignon (1593-1670) : Portrait de jeune homme.

Belle collection de peintures flamandes et hollandaises :

Pieter II Brueghel le jeune, dit "d'Enfer" (1564-1638) : Le Paiement de la dîme ou Le Dénombrement de Bethléem. Grande composition. Village sous la neige.
Frans Pourbus : La Cène. Grisaille.
Frans II Francken (1581-1642) : Les esclaves des fureurs de l'Amour ou L'Amour vainqueur. Thème licencieux.
Harmen van Steenwick () : Paysan dans un intérieur.
Jan Asselijn () : Paysage au moulin à eau.
Thomas Wyck (1616-77) : Laboratoire d'alchimiste.

Rogier van der Weyden (Rogier de La Pasture)(1400-64) : La Vierge à l'enfant. Superbe petit panneau. Visage très délicat de la Vierge. Faisait partie d'un diptyque, dont le volet droit se trouve à Bruxelles ("Portrait de Laurent Froimont"). Ancienne collection Fesch.
Maître de Hoogstraeten : Vierge à l'enfant avec Ste Catherine (en bas à gauche), Ste Madeleine, et Ste Barbe.
Jacques d'Artois (1613-86) : Paysage.

Peter-Paul Rubens (1577-1640) : Abraham et Melchisédech. Vainqueur, Abraham (à gauche) est accueilli par Melchisédech (à droite), roi et grand prêtre qui lui offre du pain et du vin. Composition très colorée, vue en contre-plongée. En bas à droite, un homme nu, accroupi, de 3/4 dos, dépose une précieuse jarre de vin sur le sol ; au-dessus, un autre apporte une corbeille pleine de pains.
Il fallut une ruse du conservateur Elouis pour que le tableau ne retournât pas en Allemagne. En 1815, une délégation allemande, envoyée par l’électeur de Hesse, arriva à Caen pour récupérer le tableau acquis par Napoléon comme butin de guerre. Elouis se joua de ces émissaires en feignant de ne pas retrouver "Abraham et Melchisédech". Il ne figurait ni sur les cimaises du musée, ni dans les réserves. Où pouvait-il être ? De guerre lasse et se rendant à l’évidence après tant de recherches infructueuses, les Allemands sans se douter de la supercherie, repartirent bredouilles et furieux. Le tableau de Rubens, dont le support était, à l’époque, en bois, avait servi de table de négociation. La délégation ne s’était pas aperçue qu’elle avait discuté sur le tableau retourné, et recouvert d’une nappe.
-St Sébastien et St Georges. Esquisse.
Artus Wolffort (1581-1641) : St Jérôme. Clair obscur. La lumière provient d'une lampe à huile placée à gauche, près de la Bible.
Nicolas van Veerendael : Fleurs. Vanité. Deux crânes et quelques os sont posés sur une table ; une bulle de savon dans une coquille d'huître (la bulle évoque l’éphémère) ; des fleurs posées sur les crânes (la rose = l’amour ; le lys = la pureté ; la boule de neige = la beauté ; la tulipe = la vanité ; la jacinthe et la narcisse = la mort ; le pavot = le sommeil éternel ; le blé = la résurrection).
Jan van den Hoecke : Jésus couronné d'épines.

Jacob Jordaens (1593-1678) : Tête d'étude. Abraham Grapheus.

Frans Snyders (1579-1657) : Intérieur d'office. Très grande composition. Au premier plan, nature morte de fruits et de gibiers. Au centre, une grande oie blanche.

Frans Floris (1516-70) : Portrait de femme âgée ou La Femme du fauconnier. Femme âgée portant coiffe et collerette blanches, une robe noire, manteau à bordure de fourrure brune. Sa main droite est posée sur l'encolure d'un chien. Pendant du « Fauconnier », au musée de Brunswick.
Gillis Coignet (1538-99) : Judith montrant la tête d’Holopherne aux habitants de Béthunie. Nocturne.
Salomon van Ruysdael (1600-70) : Paysage maritime.
Jan van Goyen (1596-1656) : Paysage à la cabane.
Osias Beert () : Nature morte aux Raisins, Grenades et abricots.
Jan Davidsz de Heem (1606-84) : Vanité.
Willem van Aelst (1627-83) : Bouquet de fleurs.
Jacob van Walscapelle (1644-1727) : Nature morte de fleurs et d'insectes.

Johan Moreelse (1603-34) : Marie-Madeleine pénitente. Composition originale.

Lambert Sustris (1515-68) : Le Baptême du Christ.
Paul de Vos (1595-1678) : Cheval dévoré par des Loups - Chasse aux Ours. Deux grandes toiles.
Gérard de Lairesse (1640-1711) : L'empereur Auguste soutenant les Arts. Allégorie.
-La conversion de saint Augustin.
Anton van Dyck () : La Communion de St Bonaventure.
Berthollet Flémalle (1614-75) : L'Adoration des Bergers.
Nicolas Rosendael : Saint Sébastien soigné par Irène.

Robert Levrac, dit Tournières (Caen 1668-1752) : Portrait du graveur Audran - Portrait du sculpteur Brodon.
Portrait de l'orfèvre Nicolas Delaunay et de sa famille.
Moïse sauvé des eaux - Les deux épicuriens -

Portrait de Maria Sybilla Merians,
ou Portrait de femme âgée.
.
J.-Baptiste Oudry (1686-1755) : Laie et ses marcassins attaqués par des dogues.

Hyacinthe Rigaud (1659-1743) : Portrait de Charles Auguste de Matignon, comte de Gacé.
-Portrait de Marie Cadenne
(femme du sculpteur Desjardins). Elégante composition colorée.
Jean Restout (1692-1768) : Portrait d'un Prémonté.
J.-Baptiste Jouvenet () : Portrait d'un Chanoine.
Pierre Subleyras (1699-1749) : Portrait de la comtesse Mahony.

Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun () : Portrait de jeune Femme.
Hubert : Portrait de dame âgée. (Cette toile n'est pas de Hubert Robert) Cette femme, au visage ouvert et intelligent, porte une élégante toilette. Coiffe blanche et nœud bleu.

François Boucher (1703-70) : Jeune Berger dans un paysage.
J.-Baptiste Lallemand (1716-1803) : Couple auprès d'une fontaine au pied d'un tombeau et de la pyramide de Caïus. (p. 85)
Andréa Locatelli (1695-1741) : Paysage avec ruines et personnages. Importance du ciel au soleil couchant. (p. 85) Jean Pillement () : Quatre petits paysages.
Nicolas Lancret () : Famille dans un parc.
Antoine Giroust (1753-1817) : La maladie d'Antiochus (1777).
Blaise Nicolas Le Sueur (1716-83) : Salomon devant l'Arche d'Alliance.
François-André Vincent () : Le retour du fils prodigue - St Sébastien prêchant dans les prisons de Dioclétien.
Joseph-Marie Vien () : Loth et ses filles - Le Triomphe d'Amphitrite.
Louis-Jean-François Lagrenée (1725-1805) : Apelle amoureux de la maîtresse d'Alexandre. Peinture. (p. 83)
J.-Jacques Lagrenée (1739-1821) (frère de L.-J.-François): David vainqueur de Goliath. Beau jeune homme nu debout, le bras gauche levé ; un tissu beige autour des reins ; une plume blanche dans les cheveux maintenue par un bandeau rouge. En bas à droite, les deux pieds, énormes de Goliath (mort).
Charles-Antoine Coypel () : Vulcain faisant découvrir aux dieux les amours de Mars et Vénus.
Martin Drölling () : Portrait de M. Branchu en gladiateur dans Hécube - Jeune femme portant secours à une famille malheureuse.


Eugène Delacroix (1798-1863) : Quentin Durward et le Balafré. Esquisse.
Théodore Chassériau (1819-56) : Groupe d'arabes.
Théodore Géricault () : Course de chevaux montés. Etude préparatoire pour "Course de chevaux à Epsom".
Pierre Narcisse Guérin (1774-1833) : Bonaparte pardonnant aux révoltés du Caire (Caen)
Léon Cogniet (1794-1880) : Souvenir de Langrune. Bord de mer.
Thomas Couture (1815-79) : Damoclès enchaîné. Belle composition.

Alexandre Laemlein (1813-1871) : La Charité (1845).

Philippe-Auguste Jeanron (1809-77) : Les petits Patriotes. Curieux et pittoresque groupe d'enfants du peuple pendant les émeutes de 1830.
Gustave Courbet (1819-77) : La Mer - La Dame aux bijoux.

J.-Baptiste Camille Corot (1796-1875) : Les chevriers de Castel Gandolfo.
Auguste Ravier - Théodore Rousseau - Charles Daubigny - Guillaume Fouace - André Lemaître - Théodule Ribot - Carolus-Duran - Monticelli - Adolphe Félix Cals.

Diaz de la Peña (1807-76) : Vénus et Adonis (1848).

Stanislas Lépine (1835-92) : Bords de Seine.
-Travaux de terrassement à Caen
. Composition originale : Jeu des blocs de pierre de tailles décroissantes. Belle étude de lumière.
-Chantiers navals à Caen.

Eugène Boudin ( 1824-98) : Voiliers (1869)

Eugène Boudin : La Plage de Deauville (1893)
- La Plage de Trouville (1864) - La Plage de Cabourg (1896)
- Paysage aux Lavandières (1873).

Claude Monet (1840-1926) : Etretat. La Manneporte, reflets sur l'eau (1885).
-Etang aux nymphéas.

Albert Lebourg - Eugène Isabey - Jongkind - Armannd Guillaumin - Albert Marquet - Raoul Dufy - Survage - Jacques-Emile Blanche - Kees Van Dongen - Pierre Bonnard - Charles Angrand - Suzanne Valadon - Théo van Rysselberghe - Henri Lebasque -
Ker Xavier Roussel -

Maurice Denis (1870-1943) : Les 3 filles au balcon à Venise (1907)
Edouard Vuillard (1868-1940) : Portrait de Suzanne Desprez.


Au sous-sol, ensemble assez riche et varié de peintures contemporaines :
Zoran Music - Guarienti - Cremonini - Rebeyrolle (2) - Valerio Adami - Fromanger - Jean-Pierre Pincemin – Joan Mitchell (1926-92) - Arpad Szenes - Albert Gleizes - Kupka - Georges Braque - André Lhote - Jean Dubuffet - Gaston Duchamp, dit Jacques Villon - Judith Reigl - Balthus - Raoul Ubac - Frydman - Olivier Debré.
Jean Metzinger : La Tireuse de cartes.

Maria Helena Vieira da Silva (1908-92) : New Amsterdam III (1970)

Mark Tobey (1890-1976) : Apparences (1968)
Ernest-Pignon-Ernest : "David tenant la tête de Goliath" inspiré de Caravage.


Acquisitions récentes :
Giovanni Battista Gaulli, dit Il Baciccio (1639-1709) : Le Baptême du Christ (c. 1690). Le musée vient d'acquérir une splendide toile de Giovanni Battista Gaulli, dit Il Baciccio. Caen s'intéresse depuis près de quarante ans à la peinture baroque. Le musée conserve déjà une importante collection de peintures italiennes. Ce tableau est peut-être le modello d'un tableau d'autel comme le laisse penser le format vertical cintré, et la composition.

Juin 2008 - Pâris Bordone (1500-71) : Le Mariage de la Vierge.

Mai 2009 - Giovanni Antonio Sogliani (1492-1544) : La Vierge à l'enfant avec saint Jean-Baptiste.
Ce chef-d'œuvre, classé monument historique en 1936, a été déposé au Musée des Beaux-Arts de Caen par la commune de Langrune-sur-Mer, pour mieux en assurer la protection.



4 commentaires:

Louvre-passion a dit…

J'ai bien aimé l'anecdote sur la ruse du conservateur du musée pour conserver "Abraham et Melchisédech" de Rubens. Il a appliqué le principe de la lettre volée de Poe, plus l'objet est évident, moins on le voit. Dominique Vivant Denon lui a eu plus de difficultés, il aurait eu du mal a tout recouvrir de nappes.

Jean-Louis Gautreau a dit…

En 1815, après la chute du Premier Empire, les alliés contre la France exigèrent la restitution de milliers d'oeuvres d'art, saisies par les armées de Napoléon.Heureusement, grâce a des conservateurs passionnés, un certains nombre d'oeuvres majeures ont pu être conservées par la vingtaine de musées de province. qui avaient reçu des envois du Muséum central.

Quichottine a dit…

Bonjour, Je cherchais une image en couleur du tableau de Maurice Denis, Les trois filles au balcon.

La vôtre est très belle, j'ignore si ce sont vos photos mais je le suppose.

Voulez-vous me permettre de l'utiliser sur mon blog ? Ce sera bien évidemment avec un lien vers votre article sur le musée de Caen.

Je vous en remercie à l'avance.

Passez une belle soirée.

Jean-Louis Gautreau a dit…

Cette photo du tableau de Maurice Denis n'est pas une photo personnelle, je l'ai "empruntée".
Quant à mes photos personnelles, je les retrouve souvent sur d'autres blogs...
Bien cordialement