dimanche 25 mars 2007

ARRAS


Musée des Beaux-Arts d'Arras - Abbaye Saint-Vaast
(département : Pas-de-Calais)

Vue du cloître
Deuxième visite du musée d'Arras le mercredi 9 juin 2004 - Troisième visite le mercredi 26 juin 2013 (Voir CATALOGUE) 
Dans le hall :Pierre-Narcisse Guérin (1774-1833) : L'Offrande à Esculape (1803). Grande composition (2,91 x 2,59 m). Quelques variantes par rapport à l'étude préparatoire du musée d'Orléans.
 

Joseph Court (Rouen 1797-1865) : La Mort de César. Au premier plan, au centre, un ado dénudé, de dos, assis près d'un vieillard qui dénonce les meurtriers (à gauche). Grande composition.  

Au premier étage : sur le palier du grand escalier.
Giovanni Baglione (1556-1643) : série « Les 9 Muses ». 
de gauche à droite : Erato (élégie et poésie amoureuse) – Polymnie (poésie lyrique) - et Apollon Musagète.   
Giovanni Baglione : Apollon Musagète (1620)
- Uranie (astronomie) – Terpsichore (danse) – 

Giovanni Baglione : Clio (l’histoire)
- Euterpe (musique) – Thalie (comédie) 
Giovanni Baglione : Calliope (poésie épique et éloquence).
(il manque ''Melpomène'', Muse de la tragédie).


Salle des « Mays »
Les "Mays" de Notre-Dame : De 1630 à 1707, la Corporation des orfèvres offrit chaque 1er mai, un tableau de grand format à la cathédrale N.D. de Paris ; ils ornaient les piliers de la nef. En tout, 76 tableaux ont été offerts, 45 ont survécu ou ont été identifiés, un ensemble de 14 "Mays" se trouvent dans les collections du musée d'Arras (7 exposés - 7 dans les réserves nécessitent une restauration préalable).

Œuvres (Mays) exposées :
Michel Corneille le père (1603-44) : Elève de Vouet.
St Paul et St Barnabé refusant les honneurs à Lystre. (May de 1644)

Louis Testelin (1615-55) : St Pierre ressuscitant la veuve Tabitha. (May de 1652)
Thomas Blanchet (1614-89) : Le Ravissement de St Philippe. (May de 1663)
Michel Corneille le jeune (1642-1708) : Elève de Le Brun et Mignard.
La Vocation de St Pierre et St André. (May de 1672)

Louis de Boullogne le jeune (1654-1733) : Le Centurion aux pieds du Christ. (May de 1685)
Joseph Parrocel (1646-1704) : La Prédication de St Jean-Baptiste. (May de 1693)
Claude Simpol (1666-1716) : Jésus dans la maison de Marthe et Marie. (May 1704)
Œuvres (Mays) non exposées :
Louis de Boullogne le père () : Le Miracle de St Paul à Ephèse. (May de 1646)
-Le Martyre de St Simon. (May de 1648)
Bon Boullogne () : La Guérison du Paralytique. (May de 1678)
Claude-Guy Hallé () : Jésus chassant les Marchands du Temple. (May de 1688)
Guy-Louis Vernansal () : Jésus ressuscitant la Fille de Jaïre. (May de )
Louis de Silvestre () : St Pierre guérissant le Paralytique. (May de 1703)
Pierre-Jacques Cazes () : La Guérison de l’Hémorroïsse. (May de 1706)

Autres toiles exposées dans cette salle :
Charles Poerson (1609-67) : Annonciation (1651). « Carton de tapisserie » (huile sur toile) pour le décor du chœur de N. Dame. (extrémité droite en entrant)
Philippe de Champaigne (1602-74) : 2 « Cartons de tapisserie » (huiles sur toile) pour le décor du chœur de N. Dame de Paris.
La Naissance de la Vierge (1638) -
Présentation de la Vierge au Temple (1639)

J.-Baptiste Jouvenet (1644-1717) : Le Christ chassant les Marchands du temple (1714)
 -Repas chez Simon le Pharisien (1711).
Jean Restout () : La Guérison du Paralytique (1725).
Louis de Boullogne fils () : Le Repos pendant la fuite en Egypte (1715).
 

Sébastien Bourdon (Montpellier 1616-71) : Décollation de St Protais (1657). (extrémité gauche). 

Claude Vignon (1593-1670) : Adoration des Mages. 

Claude Vignon (1593-1670) : Le Martyre de St Mathieu. Le Bourreau perce Mathieu de son épée. Violent. Superbe. 
 

Charles Le Brun (1619-90) : La Mort de Caton d'Utique. (1646)
Sébastien Bourdon (Montpellier 1616-71) : Le Sacrifice de Noé à la sortie de l’Arche.
Laurent de La Hyre (1606-56) : Chiens se disputant leur proie. Grand format.


Laurent de La Hyre (1606-56) : La Mort des enfants de Béthel. Autre interprétation du sujet représenté : "La dixième Plaie d'Egypte". Très beau.
Aubin Vouet (1595-1641) : Pietà.
Thomas Blanchet (1614-89) : Caprice sur l’arc de Constantin et le Colisée. Arrière plan de ruines.
Gaspard Dughet (1615-75) : Paysage avec une Lavandière.
Nicolas de Largillierre (1656-1746) :
-Portrait du comte Pierre de Montesquiou, gouverneur d’Arras.
-Portrait de Mme la comtesse de Montesquiou.
-Entrée du Christ à Jérusalem.
Louis Watteau () : Mercure ramène la Paix et l’Abondance.
Bon Boullogne (1649-1717) : Danaé.


Marie Geneviève Bouliard (1763-1825) : Aspasia (1794)
Nicolas Bertin (1667-1736) : Vénus empoisonnant les flèches de l’Amour.
Carle van Loo (1705-65) : La Multiplication des painsLa Cène. Esquisses.

Petite salle consacrée à Dominique Doncre (1743-1820) : 9 toiles 

Portrait du peintre et de sa femme Agnès-Rose 
– Le Désoeuvré – Trompe-l’œil - La Paix d'Amiens - etc. 

Salon Empire
Sur le mur, une toile de Antoine-Jean Gros : Hélène.

Nouvelle présentation des toiles flamandes et hollandaises
Pieter Brueghel le jeune () : Le Dénombrement de Bethléem.
Ec. flamande (Jan Cornelisz Vermeyen ?) (16e) : Mise au tombeau.

Gérard Séghers
(1591-1651) : St Pierre repentant.

Pierre-Paul Rubens (1577-1640) : Stigmatisation de St François.
Ambrosius Francken (1544-1618) : La Multiplication des Pains.

Peter Wtewael (1596-1660) : Le Christ lavant les Pieds de ses disciples. Beau clair obscur. 
-Suzanne et les Vieillards
Franz van Mieris : Suzanne au Bain.
Barent Fabritius (1624-73) : Les Trois anges chez Abraham.


Abel Grimmer : Intérieur d'Eglise.
Paul de Vos (1595-1678) : Chasse au Renard.
Nicolas Maes (1634-93) : Portrait de femme.
Gerbrandt van der Eeckhout (1621-74) : Portrait de vieille femme


J. de Jager : Portrait d'une petite fille avec son chien 
Michel de Bouillon (17e) : Nature morte de fruits – Jésus chez Marthe et Marie.
Balthasar van der Ast (1583-1657) : Fruits et Coquillages.

Claes Bergoijs : Fruits et vaisselle
Jacob van Es (1590-1666) : Fromage et Desserts.

J.-François de La Motte (Tournai 17e) : Le Poulailler

J.-François de La Motte : Trompe-l’œil.
Pieter van Boucle () : La Marchande de Fruits.
Simon de Vos () : Les 5 sens.
Egbert van Heemskerck : Buveur - Fumeurs dans un Cabaret - Intérieur de Tabagie.
Louis de Boullogne () : Bacchus et Ariane.  

Jacques Courtin () : Bacchus confié aux nymphes de Nysa.
Joseph-Marie Vien (1716-1809) : César débarquant à Cadix découvre la statue d’Alexandre dans le temple d’Hercule. Esquisse.
Nicolas-Guy Brenet (1738-92) : Combat des Grecs et des Troyens pour la possession du corps de Patrocle (1779). Grand format.
James Durno (1745-95) : Achille se prépare à partir au combat après la mort de Patrocle.
René-Antoine Houasse () : Portrait équestre de Louis XIV. Grand format.

 
Deuxième étage.
Eugène Chigot (1860-1923) : La Légende des barques miraculeuses St Josse.

Jules Breton (1827-1906) : Bénédiction des Blés en Artois (1857).
-Le Retour de la Glaneuse Le Repos.
Georges Rouget (1784-1869) : L'Amour suppliant Vénus de pardonner à Psyché. L’Amour est un jeune homme nu, agenouillé.
Théodule Ribot () : Nature morte à la Grenade.

 

Salles des petits formats 19e s.

Camille Corot (1796-1875) : 4 toiles - Saulaie à Sainte Catherine, près d'Arras (vers 1855) (acquisition 2006).

Camille Corot : Environs d'Arras ; Chaumière au bord d'une route.
Paul Huet - Antoine ChintreuilCharles-François Daubigny - Théodore Rousseau (1812-1867).
Léon Cogniet () : Les Cascades de Narni. Prêté par Orléans.
Achille-Etna Michallon () : Les Cascades de Narni. Prêté par Orléans.
G.A. DecampsA. MonticelliEugène Carrière -

Les peintres de l’école d’Arras : proches de l’école de Fontainebleau.
Constant Dutilleux (1807-65) : Nombreuses œuvres.
Xavier Dourlens (p. 116) – Charles Desavary (1837-85) : Vues d’Arras.
Paul Mathey (1844-1929) : Portrait du peintre Ernest Duez.
 

Gustave Crauk (1827-1905) : Faune à l’amphore. Pierre. (Voir même sujet en marbre à Valenciennes)
Théodore Chassériau () : Jeune Pâtre des marais pontins. Portrait.
Eugène Delacroix (1798-1863) : Disciples et saintes femmes relevant le corps de St Etienne pour l’ensevelir.
Henri Léopold Lévy (1840-1904) : Hérodiade. Salomé lui présente la tête de Jean-Baptiste.
 

Henri Léopold Lévy : Joas sauvé du massacre des petits-fils d'Athalie (1867). Quatre hommes dénudés massacrés au premier plan. Grand format.
 

Auguste Glaize (1807-93) : Le Spectacle de la Folie humaine. L’artiste présente un triptyque montrant des scènes de torture et de massacres. Curieux.
Gabriel Ferrier (1847-1914) : La Déploration du Christ. Christ allongé, nu, la Vierge embrasse son visage.
 

Pascal Dagnan-Bouveret (1852-1929) : La Cène. Grand.
Théodule Ribot (1823-91) : Jésus et les docteurs de la Loi.

Charles-Louis Müller : Barabbas.

Jean-Victor Schnetz (1786-1870) : La Jeunesse de Sixte-Quint. Fait penser au tableau d’Antigna du musée d'Orléans (groupe de femmes et enfants italiens). 
Auguste Couder (1790-1873) : Le Lévite d’Ephraïm. Salon de 1817. Livre des Juges. Toile et esquisse.

Adolphe Yvon : César.  
 


Un ensemble de 4 sculptures exceptionnelles :

Anges dits de Saudemont. Bois polychrome (fin XIIIe s.)

Les deux anges d'Humbert - Le ministère de la culture et de la communication se réjouit du retour, le 19 juin 2003, du deuxième ange aux ailes déployées, volé en 1977 dans l'église Saint-Pierre d'Humbert, et retrouvé grâce à la collaboration des autorités hollandaises et de l'OCBC (Office central de lutte contre le trafic des biens culturels) de la direction centrale de la police judiciaire. La commune d'Humbert (Pas-de-Calais) est propriétaire de deux œuvres célèbres, fleurons de la sculpture en Artois à la fin du XIIIe siècle : deux anges aux ailes déployées, à la silhouette légèrement déhanchée et au fin sourire. Ces deux anges font partie d'un ensemble de cinq sculptures en bois doré, stylistiquement très semblables et de même taille. Deux autres de ces anges avaient été découverts dans une chapelle votive située sur la commune de Saudemont en 1958. Le dernier est conservé au musée du Louvre mais se trouve dans un état bien plus dégradé.
En 1977, les deux anges alors conservés dans l'église d'Humbert ont été volés. La célébrité et la beauté de ces œuvres a certainement joué en faveur de leur restitution : c'est d'abord en 1994 que l'un des deux anges est retrouvé en Espagne. Rapporté à Humbert, il est aussitôt mis en dépôt au musée d'Arras, rejoignant ainsi ses semblables venus de Saudemont. En mars dernier, le service des monuments historiques apprend avec grande joie que le deuxième ange vient lui aussi d'être retrouvé. Les 4 anges sont maintenant réunis au musée d'Arras.



Une somptueuse exposition, magnifiquement présentée !


Il s’agit de la première exposition française consacrée aux véhicules hippomobiles. Berlines, carrosses royaux et impériaux des collections versaillaises ont pris la route d’Arras pour y être admirés jusqu’en novembre 2013. Le musée des Beaux-Arts accueille ainsi tableaux, sculptures, traîneaux, chaises à porteurs, harnachements de chevaux, ainsi que plusieurs carrosses exceptionnels tels que les voitures du cortège du mariage de Napoléon Ier, le carrosse du sacre de Charles X ou l’impressionnant char funèbre de Louis XVIII. La dernière voiture présentée est un landau de la Présidence de la République. 
Quelques photos

Adam Frans Van der Meulen : Entrée solennelle de Louis XIV et de la reine Marie-Thérèse à Arras, 22 juillet 1667, (vers 1685 – Versailles)

Modèle du carrosse du sacre de Louis XV


Chaises à porteurs

Plusieurs traîneaux


Deux voitures d’enfants - A droite, la petite calèche qui aurait appartenu au dauphin Louis Charles, futur Louis XVII (1785-1795), et à gauche, la petite berline de promenade du dauphin Louis Joseph Xavier de France (mort de la tuberculose en 1889), premier fils de Louis XVI.


Etienne-Barthélémy Garnier (1759-1849) : Le Cortège du mariage de Napoléon Ier et de Marie-Louise traversant le Jardin des Tuileries, le 2 avril 1810 (1810 – Versailles). Pour lui-même, il utilisa le carrosse qu’il avait fait construire pour son sacre en 1804 et qu’il avait donc déjà utilisé en compagnie de Joséphine. Le carrosse du couronnement a disparu.
Deux berlines ayant participé au cortège du mariage de Napoléon 1er avec Marie-Louise.

Carrosse du baptême du duc de Bordeaux. Ce carrosse participera au cortège du mariage de Napoléon III en 1853.

Louis François Lejeune (1775-1848) : Entrée de Charles X à Paris après le sacre le 6 juin 1825 (Versailles)

Carrosse du sacre de Charles X avec l'attelage à 8 chevaux.
H. : 4,48 m ; Poids : 4,5 tonnes.
Le plafond brodé de fils d'or - Le carrosse a été réutilisé par Napoléon III pour le baptême du Prince impérial (en 1856). Eblouissant de dorures, de bronzes dorés, de broderies d'or, etc.

Char funèbre de Louis XVIII - seul char funèbre conservé en France.


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