dimanche 13 janvier 2019

MONTARGIS - Girodet


Musée Girodet

Visite du musée Girodet, le dimanche 30 décembre 2018 – 8e visite 


Rénovation du musée GIRODET

Installé dans l'ancien hôtel Durzy, le musée, qui porte le nom du célèbre peintre néoclassique Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson, né le 29 janvier 1767 à Montargis, propose de découvrir l'œuvre de ce peintre à travers de nombreuses peintures et des dessins. Mais les collections ne se limitent pas aux œuvres de Girodet puisque l'on peut découvrir des peintures anciennes de grands maîtres européens ainsi que de nombreuses œuvres d'artistes célèbres de l'époque de Girodet (peintures, sculptures, dessins), et aussi une collection archéologique. De nos jours, la municipalité menant une politique culturelle active, le musée s'enrichit régulièrement de nouvelles œuvres et une rénovation des bâtiments a été entreprise à partir de 2008 pour remédier à l'exiguïté de l'espace d'exposition. L'achèvement des travaux était prévu en juin 2016.

Une crue exceptionnelle du Loing s'est produite entre le 30 mai 2016 et le 1er juin 2016 entraînant une entrée d'eau dans les réserves du musée pourtant protégées dans l'ancienne salle des coffres d'une banque qui devait être étanche, mais où l'eau a réussi à s'infiltrer. Le maire de la ville, Jean-Pierre Door, annonce une catastrophe culturelle car une grande partie des 3000 œuvres sont endommagées. Des restaurateurs venant d'Orléans, de Tours ainsi que du musée du quai Branly à Paris sont venus aider à la restauration des œuvres.
Après d'importants travaux de restauration des oeuvres, l'inauguration du musée a eu lieu le 15 décembre 2018.


Devant le musée :
"Le Chien de Montargis", d'après B. de Monfaucon, groupe, bronze par Gustave Debrie. Salon de 1875.
L'histoire du chien de Montargis : un chien fut autorisé par Charles V à affronter l'assassin de son maître, Aubri de Montdidier, en jugement de Dieu pour mieux le confondre.

Rez-de-Chaussée
Susan D. Durant (1827-73) : Buste d’Henry de Triqueti (1864). Marbre

François-Hippolyte Debon (1807-72) : Portrait d’Alexandre Dumeis (1831)

Alexandre Dumeis : L’Eglise de Montargis (1864)

D’après Claus Sluter : Tête de Christ. Plâtre

Premier étage
Dr Charles Huette (1820-81) : Portrait d’Auguste Théodore, baron de Girardot. Fondateur du musée

Attr. à W. Buyttewech (1591-1624) : Repas sous Henri III – Bal sous Henri III (en bas)

Salle 5
Antoine Etex (1808-88) : Le Radeau de la Méduse (1840). Plâtre d’après le tableau de Géricault.
Le bas-relief en bronze figure sur le tombeau de Géricault au cimetière du Père Lachaise

Francisco de Zurbaran (1598-1664) : St Jérôme pénitent (c. 1650)
St Jérôme, agenouillé, de face ; tête de profil, le regard orienté vers le coin supérieur droit. Opposition entre le vêtement rouge vif qui couvre la partie inférieure de son corps, et le corps vigoureux, mais vieilli, un peu décharné, qui en jaillit. Dans sa main droite, il tient une pierre ; de sa main gauche, il s'appuie sur un crucifix. A droite, une tête de lion surgit de l'ombre. Un crâne, dans le coin inférieur droit. Ancienne collection Soult. Don de la duchesse de Dalmatie.

Henry de Triqueti (1803-74) : Projet pour La Mort de Mgr Affre (Concours de 1849). Terre cuite

Henry de Triqueti : Le Mariage de la Vierge (c. 1859). Plâtre

Henry de Triqueti : L’Ange de la douleur. Maquette du Génie de la France pleurant sur les cendres de Ferdinand-Philippe, duc d’Orléans (1842). Plâtre

Maître des demi-figures (16e) : Jeune femme écrivant

Edouard Douet (16e) : La Vierge aux Anges. Copie de la Madone Corsini par Andrea del Sarto

Théodore Géricault () : Les trois Crânes (c. 1815)
6/10/07Découverte - Le musée Girodet publie un court ouvrage de Bruno Chenique dans lequel celui-ci attribue à Théodore Géricault une toile représentant Trois crânes. Cette œuvre est entrée au musée avec l'atelier du sculpteur, mais ne fut répertoriée qu'en 1937. Elle n'était par ailleurs nulle part documentée. S'appuyant sur une analyse stylistique, conforté par le goût de Triqueti pour Géricault et par la présence dans sa collection de plusieurs œuvres de ce dernier, il estime que cette nature morte revient sans aucun doute au peintre.

Une oeuvre importante n’est pas encore présentée :
Henry de Triqueti : Gisant de Ferdinand-Philippe, duc d’Orléans (1842). Plâtre original
Le cénotaphe en marbre se trouve dans la chapelle St-Ferdinand à Paris


Salle 6 – baron de Triqueti (1803-74)
Henry de Triqueti : Edouard VI lisant les saintes écritures (1857). Plâtre grandeur nature
Nombreuses petites études préparatoires en plâtre ou terre cuite, dans des vitrines
- Edouard VI lisant les saintes écritures (1856). Terre cuite

– Icare ou Le Prisonnier (1862). Terre cuite
– Modello de « Piéta » - Le Sommeil – Vittoria Colonna – Faune assis – etc.

Henry de Triqueti : Tête de Ferdinand-Philippe, duc d'Orléans. Plâtre

Henry de Triqueti : « Talitha Cumi », jeune fille lève-toi (1855). Terre cuite

Henry de Triqueti : Portrait de Juliette Ferrus (1860). Marbre
Henry de Triqueti : Jeune Fille et l'Amour (1859). terre cuite

Henry de Triqueti : Jean II le Bon (1857). Terre cuite

Henry de Triqueti : Gisant du Prince Albert de Saxe-Cobourg (1871). Esquisse en terre cuite
Le gisant du prince Albert - Plâtre original grandeur nature, n'est pas présenté

Henry de Triqueti : Deux vases de bronze. "Vase de La Chasse". Ce vase est commandé à Henry de Triqueti par Adolphe Thiers, alors ministre de l’Intérieur, en 1835. Si le modèle de l’œuvre est présenté au Salon de 1836, le vase en bronze, fondu par Richard, Eck et Durand, est exposé au Salon de 1837.  

Henry de Triqueti : Homère se désaltérant (c. 1863). Pierres noire et blanche, aquarelle - 237 x 145 cm. Esquisse pour un tarsia.

Henry de Triqueti : La reine de Saba (c. 1867). Dessin – marbre (en haut) et plâtre

Henry de Triqueti : Daniel parmi les Lions. Esquisse pour l'un des tarsias de la chapelle funéraire du prince Albert de Saxe-Cobourg-Gotha, au château de Windsor
Albert Memorial Chapel - Windsor castle. Sur le mur, à gauche, on voit le" Daniel" de Triqueti (tarsia : marqueterie de marbres colorés). L'ensemble du décor de la chapelle a été réalisé par Triqueti.

Henry de Triqueti : L’Étude de l’hébreu (1868). Esquisse pour la chapelle funéraire du prince Albert de Saxe-Cobourg, au château de Windsor

Henry de Triqueti : L’Étude de la Musique (1865). Esquisse pour la chapelle funéraire du prince Albert de Saxe-Cobourg, au château de Windsor
Les deux dessins ci-dessus sont des études préparatoires de l'un des tarsias qui ornent la chapelle funéraire d'Albert (Albert Memorial Chapel) : "Jehoshaphat (roi de Judas) et l’Éducation"


Salle 7 – Fonds d’art ancien
Anonyme de l'Ecole de Fontainebleau, d'après Le Rosso : La Toilette de Mars et Vénus. Un amour, sous les traits d'un adolescent, aide Mars à ôter son armure. A gauche, Vénus, allongée nue sur son lit, attend Mars.

Anonyme (16e) : La Mort de Cléopâtre. 191 x 106 cm

Ludovico Carracci : Ecce Homo (c. 1590). Ancienne collection du Régent

Francesco Solimena (1657-1747) : Assomption de la Vierge (1690). 1,34 x 1,01m. Belle composition, vue en forte contre-plongée. Mouvement ascendant provoqué par les personnages échelonnés sur les marches de l'escalier conduisant à la Vierge. Au premier plan à droite, un brûle parfum. Très bien peint, coups de pinceau sûrs et élégants, les plis des vêtements sont faits d'un seul mouvement de la main ; beaux raccourcis.

Attr. à Angelo Caroselli (1585-1653) : Amour en sentinelle. Un jeune homme assis (plan serré), tenant une poignée de 5 flèches dans sa main gauche. Beau garçon au sourire malicieux 

Attr. à Filippo Vitale (17e) : Astronome

Hieronymus Janssens (1624-93) : Galerie de tableaux visitée par des amateurs.
Deux grands tableaux (pendants), à la composition très proche.

Jan Abraham Beerstraten : La Bourse des bateliers à Amsterdam. (1666 - paysage)

Pieter de Molijn (1597-1661) : Paysage de dunes
Anthony Jan van der Cross : Paysage hollandais (17e)

Frans Francken le vieux (17e) : Le Christ aux outrages


Raffaello Rinaldi (17e) : Perspective d'un Palais en ruines. Effet de perspective d'une architecture, sans personnages.

Raffaello Rinaldi : Galerie voûtée

Charles-Joseph Natoire (1700-1777) : La Vestale Tuccia portant le crible rempli d'eau pour prouver son innocence. Vestale de l'ancienne Rome. Accusée d'inceste, elle prouve son innocence en transportant de l'eau dans un crible d'airain, depuis le Tibre jusqu'au temple.

Louis de Sylvestre (1675-1760) : Énée recevant de vénus, sa mère, une armure forgée par Vulcain (en haut)
Louis de Sylvestre : La Visitation - La Fuite en Égypte (1769).Deux toiles peintes pour l’oratoire de la dauphine à Versailles

Nicolas-Guy Brenet (1728-92) : Octave accordant la grâce de Métellius, touché par les pleurs et les prières de son fils (1785-86)

Claude-Nicaise Perrin (1754-1831) : L’Amitié de Périclès pour Anaxagore (Salon de 1791)
Anaxagore, philosophe grec, devient le maître et l'ami de Périclès. Ce dernier, parvenu à la tête du gouvernement, semble avoir oublié son vieux maître. Déçu, réduit à la misère, le philosophe se couche et attend la mort. Averti, Périclès se précipite à son chevet et le supplie de vivre pour lui prodiguer ses conseils. "Quand on a besoin d'une lampe, répond Anaxagore, on n'oublie pas d'y mettre de l'huile…"

Claude Joseph Vernet (1714-89) : Marine. Effet de soleil

Louis Galloche (1670-1761) : L'Eté (1751). Pour le Grand Trianon

Pietro Baratta (1659-1729) : Néron. Marbre
Giuseppe Torretti (1694-1774) : Poppée. Marbre


Salle 8 - Salon carré
Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson (1767-1824) : Bayard refusant les présents de son hôtesse à Brescia (1785)
Nicolas-Guy Brenet : Honneurs rendus à Du Guesclin à Châteauneuf de Randon (1778)
Girodet et J.-Pierre Péquignot : Chasseur dans un paysage.

J.-Pierre Péquignot (1765-1807) : Paysage des Apennins

Paul Carpentier : Copie d’un autoportrait de Girodet (1853)

Fortuné Dufau (1770-1821) : Portrait d'enfant

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Etude pour le Père Aubry. Religieux avec un capuchon, dans les "Funérailles d'Atala".

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait de Louis Hector Becquerel de la Chevrotière (c. 1820)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait du Dr Trioson (1790)
Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait d’Antoine Etienne Girodet du Verger en habit de gendarme (1785). Frère de l’artiste
AcquisitionLe 20 juin 2007, Christie's Paris proposait un portrait de Girodet représentant le frère de l'artiste. Estimé 20 000 à 30 000€, ce beau tableau un peu austère, peint par Girodet au tout début de sa carrière, attirait difficilement les enchères d'amateurs ou de musées américains qui préfèrent les œuvres plus spectaculaires. Invendu faute d'avoir atteint le prix de réserve, il a été acquis judicieusement après la vente par le Musée de Montargis qui peut ainsi compléter sa collection. Il ira rejoindre le nouvel accrochage des tableaux du maître.
Etienne-Antoine Girodet, frère aîné du peintre, est né à Montargis le 13 janvier 1757. Atteint du démon du jeu, il y perdit de grosses sommes, obligeant sa famille à honorer ses dettes. Il fut pour cette raison déchu de son droit d'aînesse par son père.

Henry de Triqueti : Buste-médaillon de Girodet. Haut-relief en marbre


Salle 9 – Galerie Girodet
Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson dit Girodet-Trioson (1767-1824) : Elève de David. Grand Prix de l’Académie en 1789 (Prix de Rome)
Le peintre a eu pour protecteur et ami le Dr Trioson qui l’a adopté après la mort de son propre fils. A la mort du Dr Trioson, Girodet a hérité le château des Bourgoins (Amilly) où il a vécu.

François-Xavier Fabre : La Mort de Camille (1785)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Horace tuant sa sœur Camille (1785). Œuvre de jeunesse, néoclassique ; première peinture d’histoire de Girodet.

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Le sommeil d’Endymion (après 1791). Réplique réduite du tableau du Louvre.

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Un jeune enfant regardant des figures dans un livre (1797). Premier portrait de Benoît-Agnès, fils du Dr Trioson (mort en 1804). Beau et fin. (Salon de 1798)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait du Docteur Trioson donnant une leçon de géographie à son fils (1803). Acquis en 2005
La toile représente le Portrait de M. Trioson, docteur en médecine, donnant une leçon de géographie à son fils. Elle est signée du monogramme ALGDR, et datée de 1803. Bien qu'elle soit mentionnée dans le catalogue du Salon de 1804 sous le numéro 211, elle n'y fut pas exposée et ne fut présentée au public qu'à celui de 1806. Elle avait figuré en 1936 à l'exposition Gros et ses élèves, mais n'avait pas réapparu depuis, même si elle était connue par une photo.
   Le docteur Trioson était le protecteur de Girodet qu'il adopta tardivement en 1809 (l'artiste avait alors 42 ans). Son fils, Benoît-Agnès, dit Ruhehaus, mourut le 18 juin 1804 à l'âge de 13 ans. Deux autres tableaux par Girodet représentant ce dernier sont aujourd'hui connus : le Jeune enfant regardant des figures dans un livre, aussi conservé à Montargis, et le Jeune enfant étudiant son rudiment, du Salon de 1800, acheté par le Louvre en 1991.
Le Louvre s'est récemment enrichi spectaculairement de tableaux de Girodet. En 1994, un Portrait de jeune homme en chasseur ; une esquisse pour la Scène de déluge en 2001 et, en 2002, le célèbre Pygmalion et Galatée du Salon de 1819 conservé jusqu'à nos jours au château de Dampierre.

Cette acquisition majeure d’un montant de 2,3 M auquel le Fonds du Patrimoine a contribué à hauteur de 87% a aussi bénéficié du soutien de la région Centre et du Conseil général du Loiret. La Lyonnaise des Eaux-Suez, la Chambre de Commerce et d’Industrie du Loiret, Cegedim, les transports Tendron, la société des Amis des musées de Montargis, le Rotary Club de Montargis et plusieurs particuliers de la région de Montargis ont également contribué à cette acquisition.
Présentée au Salon de 1806, puis lors de la mémorable exposition Gros, ses amis, ses élèves, au Petit-Palais à Paris, en 1936, cette œuvre mythique n’avait pas été revue depuis ; seule une photographie témoignait de son existence. Réapparue sur le marché de l’art en 2002, elle a été acquise en 2005 par l’Agglomération montargoise et rives du Loing (AME)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait du Dr Trioson en redingote blanche (1802)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Napoléon 1er en costume impérial (commande de 1812). Debout, en pied, couronné de lauriers, le bras droit étendu au-dessus du Code Napoléon. Grand format : 253 x 180 cm

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait de Mme de Prony (1810)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait du Dr Ribes (1818). Médecin et chirurgien
Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait de Mme Reiset (1823)
En 2009, La fondation Lefort-Beaumont (Institut de France) a notamment apporté son concours au Musée Girodet pour l'acquisition d'un exceptionnel portrait féminin peint par Anne-Louis Girodet-Trioson, intitulé « Portrait de Madame Reiset » (née Colette Désirée Thérèse Godefroy (1782-1850). Pour 350 000 €. Une réplique se trouve au Metropolitan de New York.

Alexandre Menjaud (1773-1832) : Les Adieux de Girodet à son atelier

François-Louis Dejuinne (1784-1844) : Girodet peignant «Pygmalion et Galatée» en présence de Sommariva (1822 (achat 2007)
Girodet, monté sur un petit escabeau, discute avec deux personnages dont le comte de Sommariva, commanditaire du « Pygmalion et Galatée », pendant qu'il travaille à cette toile, déjà fort avancée. A droite, un modèle féminin se rhabille - ou se déshabille. La scène se déroule sous une lumière artificielle qui permettait à l'artiste de peindre la nuit tout en conservant un éclairage constant. Le musée Granet conserve un dessin de François-Marius Granet représentant La mort qui vient éteindre la lampe de Girodet pendant qu'il peignait la nuit.

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait de Mardochée (c. 1790)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait de Mustapha Sussen (1819)
Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Odalisque (c. 1812)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait d’Indien (1807). En costume oriental chamarré ; la main gauche appuyée sur le pommeau de son sabre - 145 x 113 cm

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Scène de Déluge (Salon de 1806). Réplique d’atelier du tableau du Louvre. 146 x 115 cm

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Le Barde (1806)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Contre l’Or - scène anacréontique (1807)
Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : L’Enlèvement d’Europe (1807)

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait de Melle Lange en Danaé (1799). Portrait "charge". Esquisse de petit format

Mademoiselle Lange fut la cause du célèbre scandale que provoqua le peintre Girodet en la peignant sous les traits de Danaé. En effet, l'actrice n'ayant pas aimé un premier portrait qu'elle lui avait demandé de retirer du Salon de 1799, Girodet se vengea en le lui renvoyant lacéré et en exposant au Salon une toile, réalisée en quelques jours, où elle est ouvertement dépeinte en prostituée : nue, elle recueille des pièces d'or dans une étoffe, tandis qu'un dindon paré de plumes de paon figure son mari Simons et qu'un de ses amants (Leuthraud) est portraituré en masque grotesque, une pièce d'or enfoncée dans l'œil (en bas, à droite).

Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Portrait "charge" de Mademoiselle Lange en Danaé (1799 - Minneapolis Institute of Art)

La Bibliothèque

Joseph Vaudechamp (1790-1872) : Portrait du baron Louis d’Ideville
Fanny Robert (1795-1872) : Portrait du pape Pie VII, d’après David

Quelques objets évoquant Girodet


La Salle des mariages au rez-de-chaussée (fin 19e)


De nombreuses œuvres ne sont pas encore exposées ; certaines ont été prêtées pour des expositions
Anne-Louis Girodet de Roussy-Trioson : Les Funérailles d'Atala (1814) : réplique grand format (210 x 280) du tableau du Louvre. Le tableau du Louvre date de 1808 ; la réplique de Montargis a été présentée au Salon de 1814 ; pour la distinguer, Girodet a ajouté un léger collier de barbe à Chactas.

Joseph-Ferdinand Lancrenon (1794-1874) : La Nymphe Orythie enlevée par Borée. (3 m x 2,38 m) (Métamorphoses d'Ovide) Borée enlève fougueusement Orythie dans ses bras, c’est un beau jeune homme nu, vu de 3/4 arrière, en contre-plongée.
- Esquisse pour "Orphée aux enfers".
- Portrait de Mlle de Lancrenon.

Marc Gabriel Charles Gleyre (1806-1874) : La Dispersion des Apôtres (1845)
Henri Pierre Picou (1824-95) : Les Erinyes (1852) (ancien titre : Le Songe d’Oreste)

Charles-Josuah Chaplin (1825-91) : Le Château de cartes (1865). Une Fillette portant une robe rose construit un château de cartes. Charmant.

Thomas de Barbarin : Horacio. (tiré de Shakespeare) (pastel)
Alexandre Antigna : Tête de jeune fille
François Bonvin : Instruments de musique (nature morte avec cor, violon, etc.)
J.-Baptiste Carpeaux : Esquisse en plâtre du groupe d'Ugolin. (grand bronze à Orsay)
Théodule-Augustin Ribot (1839-1916) : Le Cuisinier (petite toile) - Le Braconnier
Pierre Nolasque Bergeret : La Mort du Titien
Giovanni Peruzzini : St Jérôme

Nicolas de Plattemontagne (1631-1706) : Moïse sauvé des eaux (1660-70). 192 x 276 cm
Alexandre-Paul Lemariée (1836-1967) : Le Goûter du Jardinier. Un jeune garçon, assis sur une brouette, casse la croûte
Frans Francken II : Descente de croix
Petit panneau : 22 x 17 cm. Couleurs claires et lumineuses
Adriaen van Ostade : Intérieur d'auberge
S. Bernard Lenoir (1729-89) : Portrait du Dr Trioson (pastel)
Jacques-Louis David : Portrait du dauphin en 1789 (dépôt du musée de Narbonne)


Une belle collection de dessins :
Girodet :Les Ombres d'Evirallena et d'Oscar glissant dans le vent du soir

Girodet : Les Ombres des héros français reçus par Ossian

Girodet : Le Songe de Connal

Girodet : La Mort d'Annibal
  

Une belle collection de petits bronzes n’est pas encore présentée (et autres petits sujets) :
J.-François Théodore Gechter : Louis-Philippe en costume de sacre

J.-François Gechter : François 1er à la chasse – La Prière - Bacchante au repos

J.-Jacques Feuchère : "Satan
- Encrier au diable - Femme charmant un serpent - Léda et le Cygne

Feuchère : Benvenuto Cellini – Léonard de Vinci

J.-Jacques Pradier, dit James Pradier : Le duc d’Orléans (Ferdinand)  
James Pradier : Sapho
James Pradier : La chasse. Ado déhanché tenant à bout de bras un chevreuil
Jean-Auguste Barre : La duchesse de Fitz-James
Antonin Moine : Pêcheur endormi

Baron Charles Marochetti (1805-68) : La Mort d’un Ami. Orientaliste

Etienne-Hippolyte Maindron : Autoportrait au ciseau et au maillet (marbre, 40 cm)
Etienne-Hippolyte Maindron (1801-84) : Velléda (bronze)
J.-Pierre David, dit David d’Angers : La Liberté

Joseph Chinard (1756-1813) : Autoportrait. Terre cuite

Jacques-Auguste Fauginet : Chasseur africain combattant une lionne
Marie d'Orléans : Jeanne d'Arc. (Statuette)
J.-Baptiste Carpeaux : Etude en terre cuite pour le groupe d’Ugolin

John Hancock (1825-69) : Béatrice (1851)

Christophe Fratin (1800-64) : Coupe aux Ours

Félicie de Fauveau : Dague avec fourreau représentant une scène d‘Othello et Desdémone
(autre dague au Louvre : Dague provenant de la grande duchesse de Russie, Marie Nicolaïevna)


2 commentaires:

Raymond de Sens a dit…

Ce site présente un travail de grande qualité, avec l'essentiel des oeuvres et de bonnes photos. Je l'utilise régulièrement pour mes visites. Un grand merci à son auteur

Jean-Louis Gautreau a dit…

Merci pour ce commentaire que j'apprécie beaucoup.
Il correspond tout à fait à mon projet. Au fil des années j'ai essayé d'améliorer les photos...
Cordialement