lundi 19 avril 2010

MACON

Mâcon - Musée des Ursulines
(département : Saône-et-Loire)


Les Ursulines sont appelées à Mâcon dès 1615 par l’évêque Gaspard Dinet pour éduquer des jeunes filles de la noblesse et de la bourgeoisie. Un nouveau couvent est construit vers 1675 sur le plateau de la Baille. Dans le bâtiment réquisitionné par les pouvoirs publics à la Révolution, devenu maison d’arrêt en 1793, le père de Lamartine est incarcéré. Le couvent est ensuite remis à l’armée en 1796 et devient caserne ; utilisée jusqu’en 1929, elle sera désaffectée puis rétrocédée à la ville.
Installé depuis 1968 dans l'ancien couvent des Ursulines, le musée conserve, sur trois niveaux, des collections dans les 3 domaines suivants: l'archéologie, l'ethnographie et les Beaux-arts.

Le deuxième étage retrace chronologiquement l'histoire de la peinture et de la sculpture depuis la peinture française et flamande du 16ème siècle - on admirera une Vénus au miroir de l'école de Fontainebleau - jusqu'à l'art contemporain.
La peinture hollandaise du 17ème siècle est représentée notamment par des scènes de genre et des paysages, thèmes chers aux écoles du Nord avec Codde, Horemans.
La salle consacrée au 17ème siècle français montre, avec des artistes fondateurs de l'Académie de peinture et de sculpture, toute la richesse de la notion de genre. Citons Le Brun, de Troy, Blain de Fontenay, et à l'aube du 18ème, Largillierre. Deux ensembles intéressants ponctuent la salle suivante, un groupe de peintres ayant fait le voyage d'Italie avec en contrepoint un beau portrait attribué à Titien, et des oeuvres d'artistes du courant néo-classique travaillant sous l'Empire, tels Vestier, Gagneraux et Desoria .
Sont regroupés ensuite plusieurs tableaux donnant un éclairage sur l'école du paysage à la fin du 19ème avec notamment Appian, Monet, Corot ou Ziem, et le mouvement symboliste avec Henri Fantin-Latour, Pierre Puvis de Chavannes, Gaston Bussière, ainsi qu'un artiste post-impressionniste ou pointilliste né à Mâcon, Hippolyte Petitjean.
Témoignant de la révolution picturale du début du 20ème siècle et de l'art post-cubiste, les peintures de Jacques Villon , membre fondateur de la Section d'or, d' Albert Gleizes, de Jean Metzinger, tous deux auteurs du manifeste du Cubisme écrit en 1911, de Marcelle Cahn et de Le Corbusier précèdent, dans ce parcours chronologique, des peintures d'artistes du courant abstrait-géométrique. Aux pionniers de ce mouvement radical opposé à l'abstraction lyrique - Josef Albers avec son " Hommage au Carré ", Max Bill ou encore François Morellet, et Gottfried Honegger - succèdent les artistes de l'association Repères (art concret) tels Aurélie Nemours, avec " Au commencement, le rythme du millimètre ", Günter Fruhtrunk, Hans Steinbrenner, ou encore Carlos Cruz-Diez, artiste engagé dans la voie de l'Op'art.

Visite le vendredi 16 avril 2010

Premier étage - Ethnographie régionale
Emile Jacque (1848-1912) : Chevaux à la Herse.
Honoré Hugrel (1880-1944) : Labour dans le Mâconnais.

Philibert Léon Couturier (1823-1901) : Un Piège

Philibert Léon Couturier : La Basse-cour.

Jean Laronze (1852-1937) : Le Chant de l’Alouette.

Jean Laronze : Le Calme, en Charolais.
Jean Laronze : L’Angélus - Le Soir.
Eugène Chambellan – Jean Plumet
Antoine Villard (1867-1934) : Neige à Hurigny.
Philippe Jolyet : La Vente mobilière.

Deuxième étage.
Anonyme (16e) : Suzanne et les Vieillards.
Ec. des Beaubrun (17e) : Portrait de Femme tenant un Agneau.

Louis de Caullery (1582-1622) : Concert galant.

Ec. de Fontainebleau (16e) : Vénus au Miroir.
Ec. française, anonyme (16e) : Portrait présumé de la duchesse de Montpensier.
Anonyme (16e) : Les Vertus théologales.

Pieter van Mol (1599-1650) : Déploration du Christ.

Jean de La Borde (17e) : L'Ensevelissement du Christ.

Charles Le Brun (1619-90) : Mucius Scaevola devant Porsenna. Le jeune Romain Caius Mucius a pénétré dans le camp adverse pour assassiner le roi étrusque Porsenna. Il tue par méprise un proche du roi, puis est amené prisonnier devant lui. Afin de punir sa min droite d'avoir failli, il la pose dans un brasier allumé pour un sacrifice et la laisse brûler (d'où son nom de Scaevola : gaucher). Impressionné par le courage du jeune héros, Porsenna lui laisse la liberté. Dans la composition, les différentes étapes du drame se juxtaposent et s'enchaînent.
Guillaume Perrier (1600-56) : La Remise du Rosaire.

Attr. à Philippe de Champaigne : Le Bon Pasteur. Réplique de l'original qui est au musée de Tours.
François de Troy (1645-1730) : Portrait de Nicolas de Malézieux.

Nicolas de Largillierre (1656-1746) : Portrait d’un échevin.

Attr. à Nicolas Mignard : Portrait présumé de Mme de Montespan et de ses enfants.
J.-Baptiste Blain de Fontenay (1653-1715) : Nature morte, Vase et Fruits.
Anthonis van Blockland (1532-83) : La Visitation – La Présentation au Temple. R
ecto et verso d’un grand panneau.
Anonyme (18e), d’après Le Brun : Les Reines de Perse aux pieds d’Alexandre.
Gérard de Lairesse (1640-1711) : Danse d’Enfants.
Mathieu van Hellemont (1623-79) : Le Marché aux poissons d’Anvers.

Cornelis Troost (1697-1750) : Portrait satirique.
Pieter Boel (1626-74) : Etudes de Chauve-souris.

Jan Albertsz Rootius (1615-74) : L’Artiste et sa famille.
Jan Olis (1610-76) : Scène de Jeu.
Joost-Cornelisz Droogsloot (1586-1666) : Autoportrait dans l’Atelier.
Nicolas Knupfer (1603-60) : Scène galante.
Jan Joseph Horemans le Vieux (1682-1759) : 2 pendants. Intérieur d’Auberge.
Pieter Codde (1599-1678) : Paysage hivernal.
Lambert Doomer (1623-1700) : Paysage aux ruines.
Storck (17e) : Vue imaginaire du Port de Rhodes. Le Colosse à l’entrée du port.
J.-Baptiste Lallemand (1710-1803) : Paysage marin imaginaire.
Isaaac de Moucheron : Paysage antique.

Sculptures
Claude Michel, dit Clodion (1738-1814) : Flore. Terre cuite.
Louis Simon Boizot (1743-1809) : Scène antique. Deux versions différentes en terre cuite.

Louis Roubaud (1828-1906) : La Vocation. Jeune sculpteur. Bronze.

Alexandre Anglade (19e) : Pro fide (Salon de 1895). Marbre.
Joseph Chinard (1756-1813) : Buste de femme. Bronze.
Francisque Joseph Duret (1804-65) : L’Improvisateur napolitain. Bronze, taille moyenne.
Paul Dubois (1859-1938) : Le Courage militaire. Bronze, taille moyenne.
François Etienne Captier (1840-1902) : Vénus anadyomène – 2 bustes de Femmes voilées.
Maxime Descombin (1909-2003) : Tête de Louis Thibaudet.

Georges Mathey (1887-1915) : La Communiante (1912). Marbre.

J.-Baptiste Greuze (1725-1805) : Portrait de Mgr de Valras, Evêque de Mâcon. Beau portrait.
Vincent de Montpetit (1713-1800) : Portrait de jeune Femme en Diane.

Bénigne Gagneraux (1756-95) : Le Génie de la Paix arrêtant les Chevaux de Mars (1791).
-Phaéton effrayé par le Signe du Lion (1795).
Joseph Benoît Suvée : L’Ange Raphaël disparaissant au milieu de la famille de Tobie.
Antoine Vestier (1740-1824) : Portrait de Mlle Roland, fille du sculpteur.
J.-Baptiste François Désoria (1758-1832) : Portrait de femme – Portrait d’Homme (1805).

Etienne Barthélémy Garnier (1759-1849) : Affliction de la famille de Priam. Cette très belle gouache vernie (59 x 74 cm), très achevée, est une étude qui correspond à la grande toile d’Angoulême.

Pierre-Victor Olagnon (1786-1845) : Scène d’intérieur (1813).
Paul Huet – Camille Corot.

Claude Monet (1840-1926) : Passerelle à Zaandam.
Gustave Courbet : Paysage à Emeringes.
Antoine Chintreuil (1814-73) : Les Ruines.
Adolphe Appian (1818-98) : Les marais de Rossillon.

Attr. à Tiziano Vecellio, dit Titien : Portrait d’un Doge.
Elisabetta Marchioni (18e) : Fleurs. 2 pendants.
Livio Mehus (1630-91) : Annonce aux Bergers.

Giacomo Francesco Cipper, dit Todeschini (1670-1738) : La Marchande de Gibier.
Jacob-Philippe Hackert (1737-1807) : Vue des Champs Phlégréens près de Naples.

Corrado Giaquinto (1690-1765) : Judith et Holopherne.
Claude Lebault (1665-1726) : La sainte Famille.
J.-Laurent Mosnier (1745-1808) : Mère allaitant son Enfant. Joli.

Pierre Dupuis (Orléans, 1833-1915) : L’Orage. Un jeune garçon serre contre lui une fillette effrayée.
Edouard-Louis Dubufe (1820-83) : Portrait de la comtesse de Beaussier.
Henri Lehmann (1814-82) : Portrait de Mme Emile Galichon.
Henri Fantin-Latour (1836-1904) : Le Poète et les Nymphes.
J.-Jacques Henner (1829-1905) : Nymphes à la Source. Petit format.

Auguste Rousselin : Les Pèlerins d'Emmaüs (1889)

Gaston Bussière
(1862-1928) : Fonds de l’Atelier du peintre.
Gaston Bussière (1862-1928) : La Gloire (Orphée). Symboliste.

Gaston Bussière : La Coupe, Iseut (1911)
Salammbô (1920) - La Danse de Salomé.

Gaston Bussière : La Mort des Preux

Gaston Bussière : La Mort de Roland (grisaille)

Gaston Bussière : La Meute

Gaston Bussière : La Charge des Eléphants.

Hugues Martin
(19e) : La Prise d’une Casbah algérienne.
Félix Ziem (1821-1911) : Le Bosphore – Venise, Quai des Esclavons – Venise – Le Nil.
Hippolyte Petitjean (Mâcon, 1854-1929) : Danse du Printemps – Portrait de Mlle Marthe (toile pointilliste).
Pierre Puvis de Chavannes (1824-98) : La Gardeuse de Chèvres.

Salle d’art moderne et contemporain.
Nombreux tableaux d’abstraction géométrique.
Jacques Villon – Emmanuel Gondouin – Georges Valmier – Albert Gleizes – Jean Metzinger – Roger Desserprit (1923-85) – Marie-Hélène Martin – Marcel Gromaire – Josef Albers – Gottfried Honegger – Francisca Clausen – Le Corbusier.
François Morellet – Paul Roche-Ponthus – Carlos Cruz-Diez – J.-Michel Gasquet – Eve Gramatzki.

Sculptures de : Magda Franck – Emile Gilioli – Hermann Brühl – etc.

Le musée conserve également une collection des dessins.
Georges Mathey (1887-1915) : Académie d'homme.

Le musée conserve d'intéressantes collections archéologiques :
Trésor de Mâcon : ensemble de statuettes gallo-romaines en argent. (au centre, un Apollon)


2 commentaires:

Marcelo a dit…

Très belle peinture de Couturier.

Jean-Louis Gautreau a dit…

Le musée de Macon est intéressant et agréable à parcourir.
Gaston Bussière, peintre symboliste influencé par Gustave Moreau, a été pour moi une vraie découverte.