mercredi 31 mars 2010

CHAMBORD - Château

Château de CHAMBORD
(département : Loir-et-Cher)


Le célèbre escalier à double révolution.

De nos jours, les collections du château se composent de plus de 4 500 objets d’art, éléments de mobilier, tapisseries et œuvres graphiques.
Ce vaste monument permet de mettre en scène de façon spectaculaire une collection remarquable de tapisseries, parmi lesquelles la fameuse « Tenture des chasses du roi François Ier », tissée dans les ateliers parisiens vers 1610, d’après des cartons de Laurent Guyot.

On peut aussi y découvrir une partie importante de la collection de portraits royaux réunis par le comte de Chambord, sa collection d’artillerie miniature, ainsi que cinq voitures hippomobiles, dont le carrosse royal, affrétées pour l’entrée triomphale à Paris de celui qui aurait pu devenir Henri V.

À ne pas manquer, le fameux poêle en faïence de Meissen, commandé au XVIIIe siècle par le maréchal de Saxe.


Dernière visite le dimanche 27 septembre 2009.


Rez-de-chaussée

Salle de billard : billard de Charles X.

Nicolas-Henri Jeaurat de Berry : Louis de France, dauphin, fils de Louis XV (1772)
D’après Duplessis : Marie-Antoinette d’Autriche.

D’après Duplessis : Louis XVI (1779)

F. Saurine
: Portrait de Louis XVIII en costume de sacre (1820)

D’après François Gérard : Portrait de Charles X en costume de sacre (après 1824)

Claude-Marie Dubuffe : Naissance du duc de Bordeaux aux Tuileries en 1820 (futur comte de Chambord). Louis XVIII annonce la naissance ; à gauche, le futur Charles X et son fils le duc d’Angoulême.
Série de bustes :


Théophile Bra (1797-1863) : Buste de Charles X. Plâtre.
Varin le jeune : Charles-Ferdinand, duc de Berry. Marbre (1820)
Louis-Alexandre Lefèvre
: Henri, comte de Chambord (1877)

Baron François Gérard : La Reconnaissance du duc d’Anjou comme roi d’Espagne, sous le nom de Philippe V, le 16 novembre 1700.
D’après Philippe de Champaigne : Louis XIII en armure.

-Anne d’Autriche et le Dauphin
(futur Louis XIV)

Ec. française du 17e : Philippe d’Orléans en costume de cérémonie de l’Ordre du Saint-Esprit. Représentation rare.
J.-Baptiste Lemercier : Stanislas Leczinski (1728). En costume de roi de Pologne. Costume turc.
J.-Baptiste Lemercier : Catherine Opalinska, son épouse (1728). En costume de reine de Pologne. Costume turc.

François-Michel Le Tellier : Le marquis de Louvois.


Louis-Godefroy Jadin (1805-82) : ensemble de 4 grandes toiles à thème cynégétique réalisées pour la salle à manger de Ferdinand d’Orléans aux Tuileries (pavillon de Marsan). Grands cadres dorés aux armes d’Henri, comte de Chambord. L’Ebat – La Curée – Le Relancé – L’Hallali. (1840-41) 

Louis-Godefroy Jadin : La Curée.


Louis-Godefroy Jadin : L'Hallali.

Deux beaux groupes en bronze :
J-François Théodore Gechter
: François 1er chassant le sanglier.

-Diane de Poitiers
. Scène de chasse à courre au cerf.


Au premier étage
Chambre du comte de Chambord

Lit d’apparat et « chaire » (fauteuil monumental) du comte de Chambord (1879)

Turpin de Crissé
: Vue du Rialto à Venise. (1840)

D’après le baron François Gérard : Portrait de Charles-Ferdinand, duc de Berry (1820 - original à Versailles).


Anonyme : Mort de Charles X (1836 - à Goritz)

Baron Schwiter : Henri, comte de Chambord (1854). Grand portrait équestre (4,24 x 3,21 m).

Portrait équestre du comte de Chambord


Prosper Raffy : La duchesse de Parme et 3 de ses enfants. (1849)
Bustes en marbre : Louis XVIII – Comte de Chambord.
Trône « royal » en bois doré. Exécuté vers 1873. Ce trône acquis par Arturo Lopez a été offert par lui au musée des Arts Décoratifs qui l'a remis au service des Monuments Historiques pour Chambord. Il appartenait à la princesse Massimo, née Béatrice de Bourbon, propriétaire du château de Frohsdorf. Il fut offert au prétendant par les monarchistes français vers 1873 et se trouvait dans le grand salon de Frohsdorf dit salle du trône. Tous les hôtes du château saluaient ce trône quand ils traversaient la salle. Après la mort du comte de Chambord, le château de Frohsdorf devint la propriété de sa femme (Mme Modène), puis du neveu de celle-ci, Don Jaime, duc de Madrid et de la soeur de Don Jaime, la princesse Béatrice Massimo.
-Uniforme de général français du comte de Chambord. Divers souvenirs.


Toison d'or du comte de Chambord
 
Regalia » du comte de Chambord : couronne, main de justice et sceptre (en bois doré).
-Et Missel du comte de Chambord.
Ces objets servaient lors des messes annuelles dans la chapelle du château.

Le comte de Chambord meurt en exil, le 24 août 1883, au château de Frohsdorf (Autriche).
Il est enterré dans la crypte du couvent de la Castagnavizza à Goritz, où il repose en compagnie de son épouse, de Charles X, et du duc et de la duchesse d’Angoulême. Avec lui s’éteint la branche aînée des bourbons. Le comte de Chambord méconnaît la réalité française, garde la nostalgie du passé et se berce de l'illusion de restaurer une monarchie de droit divin. Il déçoit ses partisans en exigeant dans un manifeste en date du 6 juillet 1871 que la France renonce au drapeau tricolore bleu-blanc-rouge, en préalable à sa restauration sur le trône. Il écrit notamment : «Je ne laisserai pas arracher de mes mains l'étendard d'Henri IV, de François 1er et de Jeanne d'Arc. C'est avec lui que s'est faite l'unité nationale... Il a flotté sur mon berceau, je veux qu'il ombrage ma tombe... Français ! Henri V ne peut abandonner le drapeau blanc d'Henri IV».
Même les plus farouches monarchistes ne peuvent le suivre dans cette voie, considérant que le drapeau tricolore de la Révolution a acquis sa légitimité du sang de tous les Français qui sont morts pour lui jusqu'aux extrémités de l'Europe.

L'affaire est d'autant plus consternante pour les royalistes que le drapeau blanc auquel se réfère le prétendant au trône ne fut le drapeau officiel de la France que pendant les quinze années de la Restauration (1815-1830). Sous l'Ancien Régime, avant 1789, il n'existait pas, en effet, de drapeau officiel de la Nation !


Belle et grande pendule en bronze, par Pierre-François Feuchère : François 1er adoubé par Bayard. (1812)
Deux jolis bronzes équestres sur des socles ornementés : Louis XIV – et le Comte de Chambord
 

Francesco Podesti : Portrait de Henri, comte de Chambord (c. 1840).
Dans une vitrine : Argenterie de table du comte de Chambord (365 pièces).

D’après Drahonnet : Marie-Caroline de Bourbon-Sicile, duchesse de Berry.
Robert Lefèvre : Duc de Berry (1820). Les 2 portraits en buste.

Salle évoquant l’enfance du comte de Chambord.

Pendule aux enfants de France (1820) – mobilier d’enfant (bureau, fauteuil, etc.)

Parc d’artillerie du comte de Chambord : 27 pièces. (collection d'artillerie miniature)Collection de peintures de la duchesse de Berry. Nombreux portraits de souverains peints au XIXe (copies d’œuvres célèbres). Quelques œuvres anciennes intéressantes. La duchesse achetait beaucoup de tableaux, mais sans grand discernement. Quelques erreurs d’attribution.
Une quarantaine de toiles ont été achetées avec le château, d’autres ont été acquises depuis. Portraits de :

Gaston d’Orléans – Marie-Thérèse d’Autriche – Henri IV - Louis XIV – Louis XV – Henri II d’Orléans – Louis de France, dauphin
.


Juste d’Egmont : Christine de Suède en Minerve.


Jean Girardet : Stanislas Leczinski.
François de Troy : La comtesse de La Fayette.
Atel. de Nicolas de Largillierre : Maximilien-Philippe de Ruppelmonde.

Deux plâtres placés en pendants :

Dominique Molchnecht : Le duc de Bordeaux enfant. Inspiré du marbre exposé au Salon de 1827. Avec sabre au côté. (1828)
Henri IV enfant
(exemplaire en plâtre, tiré de l’œuvre de Bosio)


Appartement de parade de Louis XIV.

Antichambre.
Jean Nocret : Louis XIV, en costume royal (1667)
Jean Nocret : La grande Mademoiselle tenant le portrait de son père.
Buste de Louis XIV
, par Antoine Coysevox (plâtre original).

Chambre du roi Louis XIV

Salon de compagnie
.
Nombreux portraits du 17e et 18e s.

Atel. de Carle van Loo : Louis XV en armure.
Louis-Michel van Loo : Louis XV – Stanislas Leczinski..
Atel. de Beaubrun (17e) : Anne d’Autriche en robe de deuil.

Pierre Mignard : Portrait en pied de Philippe d’Orléans en Imperator (1677).
Chambre de parade de Maurice de Saxe
: mobilier Louis XIV, Louis XV.

Petite chambre – Chambre de la reine.
 

Logis de François 1er dans l’aile Est : Oratoire – Chambre de François 1er – 


Ecole de Clouet : François 1er.

Salle du conseil
Buste de François 1er en armure
. Bronze fondu en 1759 par Vassé.


Couloir des trophées de chasse


Une importante collection de tentures et tapisseries :
Tenture de l'Histoire d'Artémise : Le Colosse de Rhodes (début 17e)

Tenture de l'Histoire d'Artémise : Instruction du jeune Roi

Tenture de l'Histoire d'Artémise : Le Triomphe d'Artémise


Un ensemble de 5 véhicules hippomobiles exceptionnels :Dans la salle des carrosses - Somptueuse berline royale prévue pour le couronnement de Henri V en 1871.


Pour plus d'informations sur le château de Chambord

8 commentaires:

Marcelo a dit…

Je n'avais jamais vu cette peinture de Gérard. C'est belle. Je croix qu'il est le mieux peintre historique français après David et Delaroche. J'admire beaucoup sa "Entrée d'Henri IV à Paris", mais je n'ai jamais vu une reproduction assez grande de ce tableau.

Jean-Louis Gautreau a dit…

Hello Marcelo,
je vous signale que le tableau de François Gérard : "Entrée d'Henri IV à Paris", se trouve dans la galerie du château de Versailles (il est visible sur ce blog.
Je préfère les portraits de François Gérard.
En particulier ceux de la famille Bonaparte.

Marcelo a dit…

Oui, j'y ai vu. C'est la plus grande reproduction que j'ai déjà vu de ce tableau, mais on n'arrive pas encore a voir les detailles, comme la tête du roi ou les expressions des chevaliers dont le receçoivent. Avez-vous une photo encore plus grande?

Ses portraits son vraiment très bonnes, mais ses peintures historiques son encore meilleures, à mon avis, parce qu'il arrive à organizer groupes de douzenes de personnages avec tout le control sur la composition. Austerlitz me paraît un bon exemple. N'est-ce pas?

Jean-Louis Gautreau a dit…

Désolé, je ne peux mettre de plus grande reproduction.
Bien sûr, "Austerlitz" est une giganteque et remarquable composition. Il faudra que vous veniez voir l'original : 5,10 m x 9,58 m...

Mais les portraits du baron Gérard sont d'une grande élégance bien que ce soit des commandes officielles. Une certaine simplicité malgré la pompe impériale.

Jean-Louis Gautreau a dit…

Marcelo,
J'ai mis une autre photo pour "Austerlitz". Elle est de meilleure qualité et plus claire. On voit mieux les détails.

Marcelo a dit…

Merci par le photo! Cet une peinture incroyable.

Et, oui, je suis d'accord sur les portraits du Baron Gérard. Je croix qu'ils paraîssent si charmant à cause de que les figures peints par Gérard semble être toujours accessibles et sympa, même s'ils sont habillés avec toute la regalia imperial ou royal.

À mon avis, le Couronnement de Charles X est beaucoup plus intimiste que celle-là de David. Mais il me paraît que Délecluze trouvait ce tableau de Gérard très médiocre.

altesses a dit…

Bonjour! Merci pour ce bel aperçu des collections de portraits royaux de Chambord. Je me permets de suggérer une petite correction : les portraits du roi Stanislas Leczinski et de sa femme Catherine Opalinska ne sont pas en costumes polonais, mais en costumes turcs!

Jean-Louis Gautreau a dit…

Question de style...
Cordialement