vendredi 29 mai 2009

VIC-sur-SEILLE

Musée départemental Georges de La Tour
(département : Moselle)

Visite du musée de Vic-sur-Seille le vendredi 13 avril 2007


A mi-chemin entre Nancy et Metz, ce nouveau musée, inauguré en 2003, mérite largement le détour, ne serait-ce que pour y admirer le Saint Jean-Baptiste de Georges de la Tour.
Les collections peuvent être divisées en quatre parties, inégales tant pour la qualité que pour le nombre d'œuvres.
La première partie est formée des objets du fond ancien, qui sont exposés au sous-sol. De nature essentiellement locale, leur intérêt est réel, même si leur valeur artistique reste dans l'ensemble modeste. Nous remarquerons cependant un beau Saint François en pierre de la fin du XVIIe siècle.
La deuxième partie est constituée d'un seul tableau, celui dont l'acquisition fut à l'origine de la décision de créer le musée, le Saint Jean Baptiste de Georges de la Tour. La réapparition spectaculaire de cette toile dans une vente sans catalogue à l'hôtel Drouot, et son achat par le département de la Moselle, après son interdiction de sortie du territoire, ont été fortement médiatisés. A l'époque, nombreux furent ceux qui s'interrogèrent sur la décision d'exposer ce tableau dans un endroit aussi perdu que Vic-sur-Seille, même s'il s'agissait du lieu de naissance de Georges de la Tour.
La troisième partie de la collection, une donation anonyme de plus de 80 tableaux, justifierait à elle seule la création du musée.
Enfin, quelques acquisitions effectuées depuis 1998 viennent compléter l'ensemble que l'on peut aujourd'hui découvrir à Vic-sur-Seille.


Cesare Dandini (1596-1657) : La Mort de Cléopâtre.


Jacques de Létin (1597-1661) : Ste Praxède soignant les Chrétiens suppliciés.

Bertholet Flémale (1614-75) : Hercule étouffant les Serpents.

Jacques Blanchard (1600-38) : Flore.

Jacques Blanchard : Vierge à l’Enfant.

Jacques Blanchard : L'Annonciation. (acquis en 2009 pour 100 000 €)
Domenico Zampieri, dit Le Dominiquin (1581-1641) : Tête d’Ange.
Charles Le Brun
(1619-90) : Les Principes de la Physique.


Charles Le Brun : Christ en croix. Œuvre de jeunesse.

Ec. française (17e) : Le Christ dans le Désert.
Madeleine Boullogne (17e) : Vanité aux Partitions, Crâne et Sablier.Matthieu Le Nain (1607-77) : Portrait de jeune Fille.
Ec. française (17e) : St Matthieu – St Pierre – L’Annonce faite aux Bergers.

Johann-Heinrich Schönfeld : Madeleine pénitente (1671).

Georges de La Tour (1593-1652) : St Jean-Baptiste dans le Désert.

Georges de La Tour : Tête de Femme.
Juin 2004 - Le musée a préempté (pour 190 000 €, sans les frais), grâce au Conseil général de Moselle, un fragment de tableau de Georges de la Tour. Largement publié et connu depuis longtemps, cette Tête de Femme a pu faire partie, selon une hypothèse avancée par François-Georges Pariset d'une Education de la Vierge (il s'agirait de la tête de sainte Anne). Il est difficile, en réalité, d'identifier avec certitude cette figure, datée généralement entre 1646 et 1650 et qui a appartenu à la collection de Pierre Landry dont provient également Le Tricheur à l'as de carreau du Louvre.
S'il ne s'agit évidemment pas d'une œuvre majeure de l'artiste, elle est reconnue par tous comme autographe et de belle qualité. Elle vient, au côté du Saint-Jean-Baptiste, déjà conservé à Vic-sur-Seille, renforcer la représentation du peintre qui donne son nom au musée.


Jacques Stella : Autoportrait avec sa mère.
Sebastiano Ricci : Buste de Saint Jean l’Evangéliste.
Henri-Pierre de Valenciennes : A la villa Borghese, nuages.


Jan Frans Bloemen (1662-1749) : Paysage classique.
Paul Delaroche : Défilé en Italie (1834)
Eugène Isabey (1803-86) : Les Falaises de Varengeville. Plein soleil.

Nombreux paysages :
Jules Dupré – François-Nicolas Chifflart – Prosper Marilhat – Camille Corot – Jules BonheurLéon Bonnat - etc.

Ec. française (18e) : Femme à la Mante noire.


Jean-Bernard Restout fils (1732-97) : Le Sacrifice d’Iphigénie (1760)
Joseph-Marie Vien (1716-1809) : Allégorie de la Musique avec Putti.
Paul Baudry (1828-86) : plusieurs œuvres.
Sujet antique. Esquisse.
Deux belles petites toiles ovales :
La Musique française.

La Musique allemande.

Esquisses pour le foyer de l’Opéra de Paris :
J.-Paul Laurens : plusieurs œuvres.
Héraut d’Armes (esquisse proche de celle d’Orléans).

Léon Bonnat : plusieurs portraits. Portrait du Dr Blanchard.


Jean Lecomte de Noüy : Autoportrait.
Auguste comte de Forbin : Le Rachat des Captifs.
Jules Vignon : Néron et Locuste.
Auguste Couder : Le Départ de Caius Gracchus.


Jérôme Martin Langlois : Diane et Endymion. Esquisse.


Récentes acquisitions :
François Bonvin (1817-87) : Religieuse tricotant. (acquis en 2004).

Alexandre Hesse (1806-79) : Jeune Pâtre romain (acquis en 2004).

-->Meiffren Comte (vers 1630-1705) : Vanité aux partitions. (acquis en 2006 pour 21 000 € hors frais)

Jacques Blanchard (1600-1638) : L'Annonciation. Huile sur panneau - 151,5 x 120 cm
16/7/09 – Le musée de Vic-sur-Seille achète régulièrement des tableaux français du XVIIe siècle. Son acquisition la plus récente, une Annonciation inédite de Jacques Blanchard était passée en vente le 19 juin 2007 chez Sotheby's Paris où elle avait été adjugée, à l'estimation plancher (40 000 €), à une galerie étrangère. L'œuvre a été vendue à ce musée par l'intermédiaire de la galerie René Millet à Paris au prix de 100 000 €.


Deux acquisitions en 2010 :

François-Edouard Picot (1786-1868) : Ravin dans la région de Civita Castellana

Charles Guilloux (1866-1946) : Clair de Lune (1895)

Attribué à Simon Vouet (1590-1649) : Portrait présumé de Virginia Vezzi (vers 1625/26). H/toile : 75 x 61,5 cm
17/1/12 – Le tableau attribué à Simon Vouet, un portrait de femme représentant peut-être son épouse Virginia Vezzi, que le Musée Georges de La Tour souhaitait faire entrer dans ses collections grâce à une souscription, a pu finalement être acheté et est désormais accroché dans les salles. Si la paternité de l’œuvre ne fait pas l’unanimité, sa qualité est grande, et il est évident qu’elle se situe dans le milieu romain des années 1620, autour de Vouet.
Proposée initialement pour la somme de 500 000 €, abaissée ensuite à 400 000 €, l’œuvre a été en définitive acquise pour 150 000 €, certainement en raison de l’incertitude sur l’attribution.



Une oeuvre récemment présentée :
Emile Friant (1863-1932) : En pleine Nature (environ 3 x 5 m)


A consulter : deux sites très documentés.
La tribune de l'art
Archéographe




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