jeudi 21 janvier 2010

SCEAUX - Parc et château

Gravure famille des Perelle (XVIIe s.) : Vue perspective du château de Sceaux au temps de Colbert, prise depuis l'avenue d'entrée.
Parc et château de Sceaux - Musée de l'Ile-de-France
(département : Hauts-de-Seine)


En 1670, Jean-Baptiste Colbert, ministre de Louis XIV, qui souhaite disposer d'un domaine près de Paris, et non loin de Versailles, achète la terre de Sceaux à la famille Potier de Gesvres. Il procède à d'importantes acquisitions foncières afin d'agrandir le domaine qu'il porte à une centaine d'hectares. Lorsque le fils de Colbert, le marquis de Seignelay, fera l'acquisition de la seigneurie de Châtenay, le parc atteindra la superficie de 225 hectares (environ 700 arpents). Colbert fait agrandir l'édifice, qui avait été bâti après 1597, au début du 17ème siècle, et dessiner un parc à la française par André Le Nôtre.
Le musée est installé dans le château reconstruit entre 1856 et 1862, dans le style Louis XIII ("brique et pierre"), pour le duc et la duchesse de Trévise, à l'emplacement de l'ancien Château de Colbert (détruit après la Révolution). Créé en 1937, le musée de l'Ile-de-France regroupe des oeuvres d'art : peintures de paysages, arts graphiques, céramiques et mobiliers retraçant l'histoire de la région parisienne du XVIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle.
Donations Fautrier, Millet et Dunoyer de Segonzac.
Les collections du musée comptent 686 peintures, parmi lesquelles de beaux portraits et de remarquables paysages. Environ un quart sont exposées dans le château au rez-de-chaussée et au premier étage.
Fonds d’œuvres d’arts graphiques : 2 500 dessins – 9 500 estampes.
L'orangerie est réservée aux expositions temporaires et à diverses manifestations.

Visite le samedi 12 janvier 2008

Ec. française (17e) : Le roi Louis XIV jeune, en armure à la romaine (en pied).
D’après Claude Lefèvre : J.-Baptiste Colbert, marquis de Seignelay.
François de Troy : Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine, en armure. Portrait du duc du Maine.
Pierre Gobert : La duchesse du Maine.
Pierre Gobert : Portrait de la duchesse d’Orléans.

François de Troy (1645-1730) : Leçon d’Astronomie de la duchesse du Maine. François de Troy, en raison de ses liens avec le duc et la duchesse du Maine et la cour de Sceaux, est un artiste important pour le Musée de l'Ile-de-France.

François de Troy : Portrait de la comtesse de Brionne et de son fils Louis de Lorraine, prince de Lambesc (vers 1697 - acquisition 2008).
Le musée vient de s'enrichir d'un autre tableau du peintre, donné par Monique et Elwin Milgrom à l'occasion de l'exposition de leur collection.

François de Troy : Le Festin de Didon et Enée, 1702. (160 x 230 cm). Sous couleur d'un sujet mythologique, l'artiste représente en réalité la cour de Sceaux du duc et de la duchesse du Maine. Selon Le Mercure de France : « Tous les Personnages y sont dans la ressemblance la plus exacte, disposez & ajustez avec toute la grace, la décence & la convenance qu'exigeoient leurs rangs differens & leurs caracteres. Tableau que l'on peut nommer le dernier effort & le chef-d'œuvre de l'Art. » En observant l'âge des enfants représentés, Dominique Brême a pu dater cette toile, exposée au Salon de 1704, entre avril et octobre 1702. Le couple ducal est figuré sous les traits de Didon et Enée tandis que les autres protagonistes n'ont pu tous être identifiés. Le palais de Didon est imaginaire. La toile fut installée dans les appartements des Maine au palais des Tuileries à Paris puis, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, fut transférée au château de Sceaux. Elle appartenait, en 1997, à une collection particulière américaine. 25/8/08 – Acquisition du tableau pour un montant de 1 450 000 € (société Total).

Jean-Baptiste Charpentier : Portrait de la famille du duc de Penthièvre
Charles-Philippe Larivière : Portrait de Napoléon-César-Edouard Mortier, duc de Trévise. Fils du maréchal d’Empire.
François Girardon : réduction de la statue équestre de Louis XIV (place Vendôme). Bronze (dépôt du Petit-Palais).
James Pradier : Louis-Marie de Belleyne, magistrat français. Petit marbre.

Au premier étage
D’après Coysevox : réduction des deux statues équestres à l’entrée du jardin des Tuileries. Bronze doré.
D’après Bouchardon : Amour se fait un arc de la massue d’Hercule. Petit marbre.
Donation Jean Fautrier (en 1964) : 6 petites toiles.
Foujita : Chevreuse.

Tableaux représentant les résidences royales et princières de l’Ile-de-France :
Adrien Dauzats : Travaux à l’abbatiale de St-Denis en 1833.
Constant Troyon : Le Château de St-Cloud.

Hubert Robert (1733-1808) : Le Décintrement du pont de Neuilly, le 22 septembre 1772. Esquisse du tableau exposé au Salon de 1775.
Hubert Robert : Château et parc de Méréville.
Château de Dampierre – Vincennes – L’Isle-Adam – Choisy – St-Cloud – Versailles – Ecouen – Château de Conflans à Charenton.
Henry Scheffer : Portrait du duc Ferdinand-Philippe d’Orléans.
Anton van Ysendick : Portrait de Louis-Charles-Philippe d’Orléans, duc de Nemours, en colonel des lanciers. Adolescent élégant (1833)

Jean-Baptiste Martin, l'Ancien (1659-1735) : Portrait de Marie Leczinska devant le château de Fontainebleau (Vers 1725)

Paysages d’Ile-de-France :
Nombreuses petites toiles de Paul Huet.
Adolphe Roëhn : Relais de poste à Louveciennes.
Maurice Utrillo : Les Guinguettes (1910)
Maximilien Luce : Bord de la Seine – Baignade.
Constant Troyon – Le Sidaner – Stanislas V. Lépine – André Lhote – Albert Lebourg.


Plusieurs meubles exceptionnels provenant de l’ancien château de Neuilly, et présentés dans l’ancienne chambre de la duchesse de Trévise.
Cet ensemble comprend notamment un lit Empire prestigieux commandé par la princesse Caroline Murat à l’ébéniste Jacob-Desmalter. Très beau.
Une paire de consoles en acajou ayant appartenu à la princesse Clémentine d’Orléans, et plusieurs paires de fauteuils et chaises estampillés des inventaires royaux.
Bernard II Van Risenburgh (B.V.R.B.) : Secrétaire en pente ayant appartenu à la marquise de Pompadour, 1758.
Bernard II van Risenburgh : En déc. 2005, le musée de l'Ile-de-France à Sceaux a préempté une commode de BVRB (Bernard II van Risenburgh), provenant du château de Sceaux. Selon l'avis de la Commission consultative des trésors nationaux : « elle constitue, avec son décor gravé, un des rares exemplaires connus de cet artiste recouverts de laque ancienne de Coromandel ; sa réalisation précoce, autour de 1735, en fait un prototype de meuble du début du style rocaille ; cette commode, revêtue de la marque de Sceaux, a une provenance prestigieuse attestée puisque, livrée par le marchand-mercier Hébert pour le « Cabinet de la Chine » installé au château de Sceaux, elle a appartenu à la duchesse du Maine, personnage important du début du XVIIIe siècle et manifestant un intérêt marqué pour les modes novatrices de son époque ; conservée dans un état remarquable, malgré sa fragilité, elle constitue un témoignage capital de l'essor du style rocaille, particulièrement important pour l'histoire du mobilier français ». (1,27 million d’euros)


Le beau parc mérite une visite, avec l'orangerie, le Pavillon de Hanovre, et le Pavillon de l'Aurore.

Plan du parc

Le Pavillon du Hanovre

Pavillon de l’Aurore

Peinture de la coupole : un chef-d’oeuvre de Charles Le Brun : L’Aurore (1672).


Pour consulter le site du musée de Sceaux

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ah! Très beau musée! N'avez vous pas pu photografier dedans le palais?

Votre blog fait un service aux aimants de l'art, car vous y montrez des peintures at sculptures qu'il n'y à aucune livre ou site.

Vouz n'irez pas à Paris?

Marcelo

Jean-Louis Gautreau a dit…

Bonjour fidèle Marcelo,
J'ai eu de gros problèmes avec mon ordinateur, ce qui a retardé la mise en ligne de ce billet sur le musée de Sceaux.
Comme je l'ai dit dans ma page d'accueil ( home page) je n'ai pas l'intention de parler des musées parisiens. J'ai énormément de notes sur ces musées car je vais souvent à Paris, mais je souhaite, en priorité, signaler les richesses des musées de province, souvent méconnus.
Et j'ai encore des projets sur ce sujet.
Amicalement.