mercredi 2 juillet 2008

MELUN

Musée municipal de Melun
Maison de la Vicomté.
(département : Seine-et-Marne)

Visite le dimanche 30 juin 2008.

Installé dans un hôtel particulier du XVIe (édifié dans une île de la Seine), ce petit musée est l'exemple type de ce que j'ai évoqué dans ma page d'accueil. Le plaisir de découvrir un musée présentant un nombre d'oeuvres très limité, mais réservant quelques belles surprises.
Expo montrant quelques toiles d’un peintre de l’école de Barbizon :
Armand Cassagne (1823-1907) : 9 toiles.
Coucher de soleil. L’Abreuvoir. Forêt de Fontainebleau (1904)
Le Roland et le Charlemagne (1904). Deux arbres géants (chênes ?)
La Chaise-Marie. Forêt de Fontainebleau.
Vallon du Pic-Vert au Nid d’Aigle.


Armand Cotelle-Herbert : Vue de Melun (c. 1868)
Alexandre-René Véron (1826-97) : Forêt (1873). Fontainebleau.
Eugène-Antoine Lavieille (1820-89) : La Nuit à La Celle-sous-Moret (1878).
Albert Boué : Bouquet de Fleurs, Chrysanthèmes blancs.
Hippolyte-Camille Delpy : Soir sur la Seine. (1933)
Joseph Bail : Le Déjeuner.
J.-Baptiste Oudry : Fleurs et Fruits

Premier étage
Battista Zelotti (1525-78) : Le Christ mort descendu de la croix pour être mis au tombeau.
Giovanni Francesco Bezzi, dit Nosadella (1510-71) : La Nuit. Sur bois.
Philipp Wouvermans (1619-68) : 2 pendants.
Départ pour la Chasse – Retour de la Chasse.



Willem van Aelst (1626-83) : Vase de Fleurs.
Frans Ykens (1601-93) : Nature morte au jambon.


Pieter Gerritsz Van Roestraeten (vers 1627-1700) : Fruit et vaisselle sur une table de marbre.

Jacob van Hulsdonck (Anvers, 1582-1647) : 2 pendants superbes, en excellent état.
Nature morte à la Céramique Wan Li et au bouquet d’œillets - Nature morte à la Corbeille de raisins.
Il existe seulement 2 autres œuvres en France de cet artiste : à Orléans et au musée Calvet d’Avignon (achat en 1993). Manifestement un bel investissement.
Evariste-Vital Luminais (1821-96) : Pirates normands du 9e s. Esquisse. Enlèvement d’une jeune femme dénudée. La scène est décrite plus brutalement que dans la toile finale qui est à Moulins.

Pascal-Adolphe-Jean Dagnan-Bouveret (1852-1929) : Atalante victorieuse (1874). A la fin de la course, Atalante brandit une branche de laurier après avoir tué le jeune concurrent vaincu.
Eugène Delacroix : Etude d’Actéon (1825). Petite toile.
Ernest-Ange Duez (1843-96) : La vieille Pêcheuse de moules. Grand format.


J.-Baptiste Mauzaisse (1784-1844) : L’Arioste respecté par les Brigands. L’Arioste en somptueux costume blanc, en pleine lumière, est entouré de brigands. Il symbolise l’Art respecté de tous. (1,55 x 1,90 m)
Ludovico Ariosto dit L'Arioste (1474-1533 à Ferrare) était un poète italien de la Renaissance. Il ne cessa de travailler à son chef-d'oeuvre, le "Roland furieux" (Orlando furioso – 46 chants). Il passa au service d'Alphonse d'Este, duc de Ferrare. Ce dernier lui confia comme ultime charge le gouvernement de la Garfagnana, une province rude et infestée par le brigandage. Il s'en tira avec honneur.



 Pierre-Claude Gautherot (1769-1825) : Pyrame et Thisbé.
C'est un peu l'histoire de Roméo et Juliette de l'antiquité. Ce sont deux amoureux dont les parents, brouillés, refusent le mariage. Pyrame (le garçon) et Thisbé communiquent par une fente dans le mur mitoyen de leurs maisons. Ils décident de s'enfuir et se donnent rendez-vous près d'une source à l'ombre d'un mûrier. Arrivée la première, Thisbée aperçoit une lionne à la gueule barbouillée de sang. Effrayée, elle s'enfuit et va se réfugier dans une grotte, en abandonnant son voile que la bête renifle. Pyrame découvre le voile taché de sang, croit que Thisbé a été dévorée, et se perce de son épée. Thisbé, revenue vers le mûrier, trouve Pyrame agonisant, et elle se tue à son tour. Le mûrier, qui portait des fruits blancs, se gorge de leur sang, et ses fruits deviennent noirs.
La toile représente le moment où Thisbé se suicide avec l’épée de Pyrame en découvrant le corps ensanglanté de son amant. Superbe et grande toile néoclassique. Salon de 1799. (2,25 x 2,91 m)



Barthélemy Prieur : Neptune. Bronze.
Henri Chapu : 2 petites terres cuites, copies d’après des biscuits de Sèvres de Boizot.
L’Amour caressant la Jeunesse – L’Amour piqué par une Abeille.
Emmanuel Frémiet : Faune et Ourson. Petit bronze. Le marbre grandeur nature est au musée d'Orsay.
Pierre-Alphonse Fessard (1798-1844) : Buste du peintre Le Valentin. Marbre (1822)

Petite collection archéologique gallo-romaine.

Expo temporaire sur les céramiques en Seine-et-Marne. 




Frédéric Jager (né en 1957) : Homme apprenant à son fils à monter à cheval. Bronze.
(auparavant, cette œuvre était exposée dans les jardins de l’Hôtel de ville).



 

2 commentaires:

Richard Lejeune a dit…

Déambulant, grâce à vous, dans ces musées de France qui me sont, pour la plupart, totalement inconnus, je reste très souvent respectueux du silence admiratif que ces chefs-d'oeuvre méritent.
Et puis un jour, il me prend l'envie de vous remercier : vous ne pouvez probablement même pas imaginer combien j'apprécie votre initiative.
Et ce jour, c'est aujourd'hui.
Voilà. Tout simplement ...

Jean-Louis Gautreau a dit…

Merci pour vos encouragements. L'un de mes objectifs est atteint si vous éprouvez du plaisir ou de l'intérêt à parcourir mes notes.
J'espère surtout qu'elles vous donneront l'envie d'aller voir ces musées, aux richesses parfois méconnues, car rien ne remplace le contact direct : chaque musée possède une atmosphère qui lui est propre, et on ne peut vraiment apprécier un tableau que lorsqu'on a l'original sous les yeux. Une petite photo, aussi fidèle soit-elle, ne peut rendre, ni les couleurs exactes, ni la matière, ni le format... Et l'émotion est parfois liée à la surprise devant une oeuvre particulièrement bien éclairée ou bien mise en valeur.